Gestion à distance et flexibilité: pourquoi ça marche?

Quelle est la structure organisationnelle de Sept24?

marie-claude trudeau

sept24

Chez Sept24, nous sommes une quarantaine de salariés, et tout le monde est sous la responsabilité du président de la structure. Il n’y a personne sous l’autorité d’une autre personne. Au niveau des équipes de travail, chacun a son rôle et ses responsabilités. Nous sommes tous responsables et autonomes. La responsabilité partagée est une notion très importante.

Notre structure est très organique. On se connaît bien entre nous, on n’a pas de grosses procédures.

Les gens passionnés sont plus performants. C’est pourquoi toutes nos équipes sont passionnées et impliquées dans leurs missions. Le recrutement aide beaucoup. Nous nous assurons de recruter des gens qui sont bien dans cette organisation. Ce modèle ne plait pas à tout le monde, il faut donc s’assurer que les employés soient d’accord avec cette façon de fonctionner. C’est la clé du succès.

Au quotidien, comment restez-vous au fait du travail effectué par l’entreprise?

«Nous faisons en sorte de fluidifier au maximum les processus.»

Une fois par année, le président rencontre chaque personne individuellement. On discute de l’avenir de l’entreprise et de notre rôle et nos envies au sein de la structure.

Une fois par mois, on se connecte tous pour partager les résultats du mois, parler de nos besoins. Les communications internes se passent par courriel et Slack. Nous faisons en sorte de fluidifier au maximum les processus. Enfin, on organise des offsite trois fois par an.

Il peut arriver que deux équipes ou deux personnes travaillent sur la même chose. Le fonctionnement n’est pas centralisé, donc parfois les tâches peuvent être dupliquées.

Pour les juniors, c’est également un défi car il ne sont pas accompagnés en permanence. L’adaptabilité joue un rôle très important. Dans une équipe de travail, l’employé va jouer tel rôle, mais dans une autre il aura un rôle un peu différent.

Existe-t-il des règles précises?

«Ce n’est pas le présentiel qui compte, mais le volume que nous sommes capables de gérer.»

Nous avons trois bureaux: à Sherbrooke, à Bromont et à Montréal. Personnellement, je travaille à 90% chez moi ou chez mes clients. D’autres vont au bureau de 9 à 5. Ça dépend des envies, des ambiances. Ce système est variable et adapté aux besoins de chacun. Chacun sait quel est l’équilibre personnel de l’autre. On s’encourage et on s’aide plutôt que de juger.

Quand une nouvelle personne arrive dans l’équipe, on la décrit selon son profil pour qu’on puisse l’adapter et s’adapter. Le courriel de présentation d’une nouvelle personne indique qui elle est, ses talents, ce qu’elle aime. On parle des gens avant de parler des compétences, on est sur l’humain avant d’être sur l’employé.

Nous devons rentrer nos heures dans le système, mais ça reste basé sur la confiance. Le temps n’est pas la seule métrique pour juger d’un travail. Ce n’est pas le présentiel qui compte, mais le volume que nous sommes capables de gérer. Ce n’est pas parce qu’une personne reste jusqu’à 19h au bureau qu’elle est performante.

Analyse de Mathilde Einhorn, présidente de MEImpact et experte Infopresse.

Quand on parle de flexibilité en milieu professionnel, le télétravail fait souvent partie des premières demandes de la part des employés. Pourtant, nombreux sont les employeurs qui restent sceptiques vis-à-vis de cette mesure? Pourquoi? Leurs craintes sont-elles légitimes? 

Mathilde Einhorn

meimpact

Elles ont des craintes car, pendant longtemps, on a mis en place des gestionnaires qui étaient plutôt des experts. Chez Sept24, ce sont des leaders, des gens qui ont des aptitudes à gérer des groupe. La confiance se crée quand on donne de l’autonomie, quand on recrute les bonnes personnes. Ce sont les missions d’un gestionnaire, pas d’un expert.

Les employeurs voient encore trop souvent le télétravail comme un avantage. Or, ils devraient plutôt s’interroger sur ce que ça leur apporte.

Avec le télétravail, il n’y a pas de modèle fixe. Certains travaillent une fois par semaine de la maison, d’autres tous les jours. La direction d’une entreprise doit prendre en compte cela. On ne t’offre pas du télétravail, mais nous on fonctionne comme cela. À l’employé de s’adapter pour trouver son rythme de façon à être le plus efficace.

Infopresse propose la formation Gérer efficacement le télétravail et ses employés à distance, animée par Mathilde Einhorn. Pour plus d'informations, cliquez ici

Le partenariat entre Flow et InfopresseJobs permet le partage des offres d’emplois flexibles via les canaux de communication des deux plateformes, en plus de la création d’un profil d’entreprise et la diffusion de témoignages d’employés qui bénéficient de mesures flexibles au quotidien dans leur travail. «Il s’agit d’un réel enjeu d’affaires. Pour une entreprise, la manière de se présenter aux employés potentiels est aujourd’hui aussi importante que la façon dont elle s’adresse à sa clientèle. Le recrutement et la fidélisation du personnel ne peut plus se limiter à afficher un poste et à attendre les CV», note Anaïse Camillien, responsable ventes et marketing d’InfopresseJobs.

Cette collaboration, effective à compter de mars 2020, permet également la mise sur pied d’ateliers-cliniques et de webinaires informatifs sur les mesures flexibles, dans le but d’accompagner les entreprises dans leur implantation. Enfin, un livre blanc sur l’état de la flexibilité au Québec sera diffusé conjointement à l’automne 2020.

Qu'est-ce qu'une mesure flexible selon Flow? 

Une mesure flexible s’inscrit en opposition au travail conventionnel de 9 à 5, du lundi au vendredi, où chacun a son bureau au siège social de l’entreprise. La flexibilité est une façon de travailler dans le but de ne pas briser l'équilibre entre sa vie personnelle et professionnelle.

Il existe plusieurs mesures offertes par les employeurs flexibles, comme le bureau flexible, le sans bureau, les heures flexibles, l’horaire variable, l’horaire agile et les vacances…

La flexibilité, un incontournable

En matière d’emploi, la flexibilité est largement plébiscitée par les Québécois, en témoigne l’étude menée par Ad hoc et Infopresse en novembre 2019. À la question «Quels sont les cinq critères les plus importants en matière d’emploi?», ce point est cité par 36% des sondés, au même niveau que les vacances. Pour les professionnels des communications et du marketing, 42% recherchent avant tout un emploi permettant de bien concilier travail et vie personnelle.

Pour consulter la plateforme InfopresseJobs, cliquez ici.

En couverture : l'équipe de Flow et d'InfopresseJobs