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Le bon coup médiatique de la semaine: le Parti québécois

Pierre Gince ARP, président, Mesure Média et Direction Communications stratégiques

Qui a dit que, désormais, les médias sociaux allaient dicter le ton des campagnes électorales? 

Depuis trois semaines, une coalition syndicale prend d’assaut les poteaux de téléphone de plusieurs villes-clés du Québec; c’était le sujet de notre billet de la semaine dernière. Et aux États-Unis, c’est grâce à la bonne vieille télévision que les campagnes de dénigrement d’adversaires monopolisent, ces jours-ci, des budgets considérables.

Mais revenons au Québec, où une campagne d’autodérision du Parti québécois (PQ) constitue notre bon coup médiatique de la semaine.

SOURCE: RADIO-CANADA

Combien?

claude blanchard

SOURCE: FR.CANOE.CA

À l’époque où le comédien Claude Blanchard commençait ses blagues de stand-up par «C’est l’histoire d’un gars, comprends-tu…», les Québécois disaient: «Parlez-en en mal ou en bien, mais parlez-en!» On était encore bien loin de l’analyse des données quantitatives et qualitatives…

Incidemment, c’est avec des blagues du style de Claude Blanchard qu’Upperkut – l’agence qui a grandement contribué à la notoriété de la future mairesse de Montréal, Valérie Plante – a permis à son client, le Parti québécois, de faire la manchette ces derniers jours.

EN SEULEMENT QUATRE JOURS, LES MÉDIAS TRADITIONNELS ONT PARLÉ DE CETTE
CAMPAGNE D’AFFICHAGE AU MOINS 291 FOIS 

L’OBJECTIF DU PQ EST ÉVIDENT: S’INSÉRER DANS L’ACTUALITÉ, ALORS QUE LES MÉDIAS SEMBLENT CROIRE
QUE LA PROCHAINE ÉLECTION SERA DISPUTÉE ENTRE LE
PLQ ET LA CAQ.

C’est d’ailleurs cet humour qui a inspiré le chroniqueur Mario Girard. Dans La Presse+, mardi, sa chronique intitulée Claude Blanchard à la rescousse du PQ a généré à elle seule un gain de réputation de plus de 70 000$ au Parti québécois!

La veille, au 98,5 FM, le chroniqueur politique et ex-ministre péquiste Yves-François Blanchet et l’animateur Louis Lacroix avaient eu des commentaires favorables envers cette campagne – ce qui a valu au PQ, un gain additionnel de plus de 23 000$ en heure de grande écoute.

IL S’AGIT D’UNE CAMPAGNE QUI VISE UNE CLIENTÈLE JEUNE ET BRANCHÉE –
CONTRAIREMENT AU «PQ GRISONNANT» QUE VEUT TRANSFORMER PAUL ST-PIERRE
PLAMONDON. LE TOUT PREMIER MESSAGE A PROVOQUÉ PLUS DE 1200 «J’AIME», et TOUJOURS PLUS DE 300 pour les suivants.

AVEC PRÈS DE 25 000 TWEETS, LE PQ A DOMINÉ, cES DERNIERS JOURS, PARMI
LES PARTIS POLITIQUES AU QUÉBEC.

 

LES CARICATURISTES S’EN DONNENT À CŒUR JOIE AVEC CETTE FORMULE D’HUMOUR
QUESTIONS ET RÉPONSEs.

source: le devoir

… ET LES ÉLECTEURS AUSSI!

La campagne de… la campagne!

Ce qu’Upperkut vient de réussir une fois de plus – et c’est rare – c’est de créer «la campagne de la campagne».

Qu’ils l’avouent ou non, tous les créatifs et toutes les agences publicitaires rêvent que leurs campagnes aillent au-delà des médias où ils ont acheté de l’espace et du temps d’antenne afin qu’elles deviennent «the talk of the town», ce dont on parlera à la machine à café au travail ou dans les épluchettes, cet été.

Avec cette campagne du PQ, c’est réussi!

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.