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Le bon coup médiatique de la semaine: Maxi

Pierre Gince ARP, président, Mesure Média et Direction Communications stratégiques

Les «fausses nouvelles» si chères à l’actuel occupant de la Maison-Blanche s’infiltrent de plus en plus dans l’actualité québécoise, au grand dam des gestionnaires des marques. Ainsi, ces derniers jours, une farce plate d’un internaute a causé un immense tort à la réputation de la bannière Maxi.
 

source: Rdi

Rappel des faits

  • Il y a deux ans, des images tournées dans un supermarché en Pologne montraient une employée balayant des haricots tombés par terre et… remis comme si de rien n’était parmi les légumes frais. Cette employée portait un sarrau bleu et jaune, ce qui pouvait faire croire que les images avaient été tournées dans un Maxi;
  • Récemment, un internaute a repris cet extrait et l’a identifié à la bannière Maxi. Aussitôt, le clip est devenu viral, récoltant environ un million de visionnements!;
  • Mardi dernier, la journaliste Maxime Bertrand a présenté un reportage à RDI, qui a permis à une porte-parole de Loblaw – propriétaire de la bannière Maxi – de déplorer cette attaque vicieuse à la marque;
  • À la suite des demandes de Loblaw et de la pression médiatique, l’internaute a retiré son contenu;
  • L’équipe de Loblaw a tourné la situation à son avantage en s’en moquant sur Facebook avec un brillant jeu de mots dans une vidéo – ce qui lui a valu quelques dizaines de milliers de visionnements et plusieurs réactions positives;
  • Depuis le 1er octobre, il a été question de cette attaque envers Maxi à 48 occasions dans les médias traditionnels québécois. Dans 94 % des cas, ce fut à la radio et à la télévision.

MAXI A TRANSFORMÉ LES «FAKES NEWS» EN… «FÈVES NEWS»!

Une réaction appropriée

Maxi a vite retourné la situation à son avantage après la publication de la vidéo de l’internaute. Mais cela n’efface pas pour autant le déficit de réputation essuyé par la marque…

Cette fois-ci, le sort est tombé sur Maxi. Mais tout gestionnaire sait bien que, tôt ou tard, la marque dont il est responsable pourrait être à son tour victime d’une telle attaque gratuite et d’un goût douteux.

Pendant ce temps, que font les gardiens de Facebook?

De loin le réseau social le plus populaire au monde avec ses 2,2 milliards d’utilisateurs, le géant Facebook a annoncé, en juin dernier, qu’il étendait son programme de vérification des faits au Canada.

L’entreprise affirme compter sur un réseau international d’agences de vérification de faits pour contrer les fausses nouvelles. Ce réseau compterait à l’heure actuelle 51 partenaires installés dans 29 pays, dont huit aux États-Unis, quatre en Indonésie et trois en France.

Or, le bureau d’enquête de QMI a découvert ces derniers jours qu’au Canada, une seule personne est mandatée pour débusquer les faussaires... Il s’agit de Louis Baudoin-Laarman, journaliste de l’AFP et membre du programme de vérification des faits de Facebook Canada.

source: tva

Savez-vous combien de fois par jour les Canadiens attirent l’attention de Facebook vers ce qu’ils considèrent comme des fausses nouvelles? De 300 à 1500 fois!

au canada, facebook reçoit de 300 à 1500 alertes vers des fausses nouvelles... tous les jours!

Évidemment, les véritables fausses nouvelles sont rares parmi toutes sortes d’allégations… mais imaginez ce pauvre gardien qui doit trier le bon grain de l’ivraie. Cette situation laisse la place toute grande aux attaques des marques, des organisations, des entreprises et des personnalités…



Chaque semaine, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.