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Régler l'iniquité fiscale du CDAE

Dominique Villeneuve Présidente-directrice générale, Association des agences de communication créative

L’environnement fiscal destiné au commerce électronique pose de sérieux problèmes d’application pour l’industrie de la communication-marketing. Il provoque une concurrence indue avec d’autres entreprises œuvrant dans le développement de solutions informatiques en plus d’avoir un impact considérable sur le recrutement alors qu’on embauche les mêmes talents en programmation ou développement web.
 

Pourquoi les agences sont-elles exclues des activités admissibles? Il est grand temps que notre secteur soit reconnu à sa juste valeur, alors que nous œuvrons aujourd’hui plus que jamais dans le domaine des TI, du numérique et de l’innovation. Il faut arrêter la bureaucratie et la lourdeur administrative qui obligent les agences de toutes tailles à se créer des filiales afin de contrer ces freins majeurs au développement.

Il faut investir davantage en commercialisation pour aider les entreprises d’ici à mettre en place de réelles stratégies de commerce électronique et de marketing numérique. Selon une étude du CEFRIO, seulement 14% des entreprises du secteur du commerce de détail interrogées au Québec réalisaient des affaires en ligne*. Il y a une réelle opportunité pour les détaillants d’ici, et les agences sont des alliées naturelles pouvant allier la technologie et la créativité pour solutionner les enjeux d’affaires. La modification de certains critères au CDAE permettra d’appuyer cet essor, d’augmenter l’accessibilité et la diversité des joueurs, de réduire la bureaucratie et d’ajuster cette situation actuellement inéquitable.

C’est pourquoi l’A2C a déposé ces demandes lors des consultations prébudgétaires 2019-2020 et continue de travailler avec le gouvernement du Québec pour trouver des solutions rapidement à cet enjeu. Le CDAE vise à consolider le développement des TI dans l’ensemble du Québec pour encourager les entreprises qui exercent des activités innovantes à forte valeur ajoutée et il n’y a aucune raison de ne pas tenir compte de l’évolution de notre industrie pour le bénéfice économique de l’ensemble du Québec.

 

*Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO), NETendances 2017, Édition 2017, volume 8, numéro 7

 

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.