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Dossier
30/30 Infopresse 2020: qui sont-ils?

Sophie Roy, vice-présidente marketing, Oatbox

Sophie Roy, 30 ans, est vice-présidente marketing d'Oatbox. À ce poste, elle a participé à bâtir la marque en ligne et à développer des stratégies innovantes pour vendre des abonnements de déjeuner en ligne. 

Après un passage en tant que conseillère en communication de Cohn & Wolfe (maintenant National) puis en tant que conseillère senior à EY, Sophie Roy a rejoint Oatbox. Elle a alors participé à bâtir la marque en ligne et à développer des stratégies innovantes pour vendre un abonnement déjeuner en ligne. En moins de 5 ans, Oatbox a vendu plus de 350 000 boîtes partout au Canada et aux États-Unis, et a bâti une communauté de clients forts.

En plus de ses activités professionnelles, elle est impliquée auprès de sa
communauté. Elle siège sur le conseil d’administration de la
Fondation du YWCA, un organisme qui vient en aide aux femmes par des
programmes de soutien et de l’hébergement.

Sophie Roy est l’une des gagnantes du concours d’entrepreneurs émergents 2017 organisé par la Fondation Claudien et Stephen Bronfman. Par ailleurs, elle a été sélectionnée par le consulat du Canada à New York dans son programme d’accélérateur de startups. Oatbox a fait partie d’une cohorte de 8 entreprises qui ont reçu l’aide de mentors et du consulat pour développer le marché américain.

Quel enjeu va marquer votre secteur et vous pousser à vous surpasser au cours des prochaines années?

Oatbox a de grandes ambitions avec un budget restreint. C’est pourquoi nous allons devoir, au cours des prochaines années, continuer à innover et être au-devant des nouvelles tendances pour assurer notre croissance nationale, et ainsi poursuivre notre vision de devenir une marque de produits pour le déjeuner sains et nutritifs reconnue par tous les Canadiens.

Quel est le principal défi pour un professionnel de moins de 30 ans en 2020, et pourquoi?

«Les jeunes professionnels veulent un travail où ils sont valorisés.»

Nous avons tous des défis différents. Par contre, les jeunes professionnels veulent un travail où ils sont valorisés et où ils y trouvent leur purpose (le WHY de Simon Sinek). Dans un contexte où les cheminements de carrières sont moins linéaires qu’avant, il me semble plus difficile pour les moins de 30 ans de naviguer le monde professionnel.

Quelle est votre définition du bonheur au travail?

Chez Oatbox, nous avons plusieurs valeurs d’entreprise, dont celle de la famille. Pour nous, la famille veut dire que nous traitons nos collègues et les clients comme notre famille élargie. On célèbre les anniversaires et les moments importants ensemble. Ce faisant, nous tentons de créer un sentiment d’appartenance envers l’organisation. Le bonheur au travail c’est de pouvoir me retrouver parmi mes collègues autant autour d’une table de réunion qu’autour d'une bière pour discuter d’un projet ou des plans de weekend.

Oatbox, qui a toujours beaucoup misé sur le numérique pour acquérir de nouveaux abonnés, a fait son entrée en épicerie. Quels ont été les principaux défis d'un tel changement?

«Le plus grand changement est d'être passé d'un modèle B2C à hybride.»

En juin 2019, Oatbox a fait son entrée dans toutes les épiceries Metro du Québec (soit plus de 200 magasins). Nous nous sommes appuyés sur nos données et les commentaires passés de nos clients pour développer huit saveurs de granola et gruau. En plus d’avoir eu à adapter nos recettes, nous avons dû développer et changer nos emballages. Un premier défi était en effet de créer un emballage qui est à l’image d’Oatbox (c’est-à-dire le “look kraft” et les couleurs désaturées) dans un monde où les boîtes de céréales utilisent des couleurs vives pour attirer l’oeil du consommateur.

Ensuite, bien que nous sommes connus par une certaine partie de la population en ligne, nous ne l'étions pas dans les allées d'épicerie. Nous avons mis beaucoup d’efforts dans le lancement et le déploiement de notre ligne de produits. Entre autres, nous avons retenu les services d’un courtier afin d’assurer une bonne distribution du produit et d’éduquer les gérants d’épicerie sur nos produits.

Le plus grand changement reste pour nous d’être passé d’un modèle B2C à un hybride, où nous contrôlons moins la communication, la relation avec le client et son expérience avec le produit. À ce jour, nous sommes très contents de la réponse de notre produit en épicerie, et continuons en 2020 notre entrée dans toutes les chaînes et épiceries du Québec, en plus du reste du Canada.