DÉVELOPPEZ VOTRE
POTENTIEL PROFESSIONNEL
Dossier
30/30 Infopresse 2020: qui sont-ils?

Juliette Gosselin, actrice, réalisatrice, scénariste

Juliette Gosselin, 28 ans, est réalisatrice chez Alt. Également actrice, on l’a notamment vue en 2019 dans Les fleurs oubliées d’André Forcier et dans Fabuleuses de Mélanie Charbonneau. Jeune artiste influente auprès de la jeune génération - avec quelque 30 000 abonnés sur Instagram -, elle travaille actuellement à l’écriture d’un long métrage mettant en vedette des femmes modernes, ambitieuses et irrévérencieuses.

Après une première apparition dans une publicité pour Air Transat à l’âge de 15 mois, sa carrière décolle lorsqu’elle obtient, à 12 ans, son premier grand rôle aux côtés de Gérard Depardieu dans le long-métrage Nouvelle-France de Jean Beaudin. Elle est d’ailleurs nommée pour un Prix Génie pour sa performance.

Depuis 2003, Juliette Gosselin partage le grand écran avec de grosses pointures du cinéma québécois dans les films Délivrez-moi (Denis Chouinard), Martyrs (Pascal Laugier), Tu dors Nicole (Stéphane Lafleur), Embrasse-moi comme tu m’aimes (André Forcier), Tadoussac (Martin Laroche) et 1991 (Ricardo Trogi). En 2019, elle joue dans le film d’André Forcier, Les fleurs oubliées, et dans Fabuleuses, premier long-métrage de Mélanie Charbonneau.

Également scénariste et réalisatrice, elle cosigne notamment les trois saisons de la websérie de Tou.tv, Switch & Bitch. Elle est aussi récipiendaire du «2016 Horizon Award» du Festival du film de Sundance pour son court-métrage Mes anges à tête noire, un prix qui récompense les réalisatrices de la relève pour leur première œuvre.

Réalisatrice chez Alt, Juliette Gosselin a assuré la réalisation de publicités pour Yuzu, l’Association des producteurs de patates du Québec, l’Association des stations des ski du Québec et Boulangerie St-Méthode. En 2019, elle signe trois publicités pour Zantac.

Quel enjeu va marquer votre secteur et vous pousser à vous surpasser au cours des prochaines années?

Le rôle du réalisateur se transforme avec la venue d’une nouvelle génération où les hiérarchies sont abolies. De plus en plus de réalisatrices et de réalisateurs portent plusieurs chapeaux et ça devient leur force et leur signature. En ce sens, je pense que pour faire sa marque et se surpasser, il faut s’intéresser et comprendre tous les départements de fond en comble. Étant déjà réalisatrice, scénariste et comédienne, je travaille maintenant à développer ma curiosité pour la direction de la photographie et le montage. 

Quel est le principal défi pour un professionnel de moins de 30 ans en 2020, et pourquoi?

«Pour gagner en expérience, ça prend … de l’expérience!»

Quand on a moins de trente ans, on a forcément moins d’expérience que nos pairs plus âgés. Bien que notre fraîcheur soit souvent attrayante, notre manque d’expérience joue parfois contre nous. Paradoxalement, pour gagner en expérience, ça prend … de l’expérience! Le défi est donc de gagner la confiance des  gens avec qui on travaille et de les convaincre de nos aptitudes même si on en est à nos débuts. Au-delà de nos capacités de persuasion, le défi est aussi de se créer sa propre expérience en parallèle, à travers des projets plus créatifs et plus indépendants.  

Quelle est votre définition du bonheur au travail?

«La complicité avec mes pairs est essentielle dans tous mes projets.» 

Ayant débuté très jeune sur des plateaux de tournage, j’ai l’habitude de voir le travail comme un jeu d’équipe. Pour moi, être heureuse au travail, c’est vraiment une question de gang. Ça signifie m’entourer de gens qui me challengent, qui m’inspirent et qui me poussent à atteindre le meilleur de moi. La complicité avec mes pairs est essentielle dans tous mes projets. 

En publicité, comment marquer l'imaginaire du public à travers l'image et le son?

Quand je travaille sur un brief publicitaire, avant même de penser à l’image et au son, je pense à l’histoire qu’on veut raconter, au feeling qu’on veut transmettre au consommateur. Dans cette optique, l’image et le son doivent toujours travailler au service du message. Faire des belles shots pour faire des belles shots, ça m’intéresse plus ou moins. Il faut d’abord et avant tout que nos décisions quant à l’image et au son participent au storytelling. C’est comme ça qu’on réussit à marquer l’imaginaire.