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Dossier
30/30 Infopresse: l'avenir de l'industrie

Félix Renaud: photographier l'humain, sans compromis

Félix Renaud est passionné de photographie et il s'investit dans tout ce qu'il entreprend, ça saute littéralement aux yeux. D'ailleurs, il se donne comme défi de «partager sa passion, une image à la fois». 

Même s'il a amorcé sa carrière sur le tard, et un peu par hasard, Félix Renaud est un véritable talent naturel. En seulement quelques années, il s'est positionné comme un des jeunes photographes les plus en demande au Québec. 

Représenté par Zetä Production, il a mis des projets en image pour Éduc'alcool, Uni, Jean Coutu et Orage. Pour «Les 50 extraordinaires de 2017» du magazine Urbania, il a photographié la championne du monde du saut en haut vol Lysanne Richard, et les images qui en ont résulté sont carrément à couper le souffle.  

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier? 

Ma fille Luna, mon garçon Pablo et mon amoureuse Manu.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?

C’est encourageant de recevoir la reconnaissance du milieu. Ça confirme que je pratique le bon métier dans la vie et non seulement celui que j’aime.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?

Très jeune, je dessinais beaucoup. Alors que mon frère plus vieux s’amusait à tester combien de crayons Crayola il était capable d’empiler, je dessinais des personnages. Le travail de mon oncle peintre André Bellemare m’inspirait énormément. À ce moment, il n’y avait aucun doute que je dessinerais toute ma vie. Du dessin à la photographie, je suis resté dans les arts visuels.

Qu'est-ce qui vous a incité à faire ce que vous faites aujourd'hui?

Après mes études en cinéma, j’ai travaillé comme apprenti deuxième assistant caméra pour quelques longs-métrages québécois avant de vite me rendre compte que ce n’est pas ce qui me passionnait réellement. Je désirais devenir directeur photo, car je suis un amoureux de la lumière. En parallèle, je faisais de la photo pour le plaisir. Sur un plateau, j’ai rencontré le photographe de plateau Philippe Bossé. Je lui ai demandé s’il avait besoin d’un adjoint lors de ses séances de photos en studio. Il savait que je travaillais avec ma tête et que j’avais des bons bras pour transporter de l’équipement. Philippe m’a demandé si je pouvais lui envoyer quelques images de mon «portfolio». Le lendemain, quand nous nous sommes croisés sur le plateau, il m’a demandé de venir le voir, plus loin des autres techniciens, puis m’a dit tout bas: «Félix, qu’est-ce que tu fais en cinéma? Ta place n’est pas ici, tu es un photographe!» À ce moment-là, je n’avais jamais même considéré le métier de photographe. J’ai donc quitté pour de bon le monde du cinéma, puis investi tout mon temps dans la photographie. C'est une de mes meilleures décisions à vie!

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?

Faire beaucoup avec peu et le fait que tout le monde veuille que tout soit prêt pour le lendemain.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?

Ce serait prétentieux de prétendre que je veux changer l’industrie. J’ai envie de continuer de faire de la photo en participant aux projets que j’ai envie de faire, et que les gens viennent me voir pour mon style.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?

Sans projets, ni passions.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?

Le directeur photo François Protat, pour m’avoir initié à la lumière et au cinéma, et le photographe Philippe Bossé, pour mon introduction au monde de la photographie.

Quelle est votre devise?

S’il n’y a pas de fun, je ne suis pas là!

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui? 

Normand Rockwell.

Quel projet vous rend vert de jalousie?

Quelle est votre plus grande déception?

J’aurai aimé découvrir la photographie plus tôt dans ma vie.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?

Je photographie des gens, dans différents contextes, en restant fidèle à mon style.

 

Photo: Stephany Hildebrand, de Zetä Production

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