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    Gestion: "Des préoccupations non entendues se transforment en résistance"

    Pour plusieurs entreprises, évoluer est une question de survie. Pour d’autres, le changement est nécessaire pour qu'elles demeurent pertinentes. Mais selon la formatrice Anne Sérode, il n’est pas occasionnel. Il est constant et ne s’improvise pas, car il exige beaucoup de la part des gestionnaires. Alors, pourquoi (et comment) changer ?

    Formations Infopresse - Qu’est-ce que la dernière année a changé dans les organisations ?

    Qu’est-ce qu’on fait quand trop de changements s’accumulent, qu’on ne sait trop par quel bout les prendre et qu’on constate que les équipes sont épuisées ? 

    Anne Sérode - L’accélération des changements. Ils se bousculent et sont de plus en plus nombreux. On voit apparaître un phénomène de saturation, et c’est préoccupant. Qu’est-ce qu’on fait quand trop de changements s’accumulent, qu’on ne sait trop par quel bout les prendre et qu’on constate que les équipes sont épuisées ? Il faut structurer sa démarche plutôt que d’improviser des actions au fur et à mesure. De plus, il faut bien lire le contexte dans lequel se fait cette évolution. Enfin, il y a toute la gestion des préoccupations des gens avant que ça devienne de la résistance. La réussite d’une transformation repose sur la capacité du leader de bien comprendre le contexte dans lequel elle se fait. Il n’y a pas une recette magique et unique qu’on peut appliquer à toutes les situations. 

    ANNE SÉRODE

    FORMATRICE INFOPRESSE

    FI -Lorsque vous parlez de structure, voulez-vous dire qu’il faut tracer un chemin pour une transformation réussie au sein d’une organisation ?

    AS - Souvent, les leaders se contentent d’informer leurs équipes des changements à venir, donc de se concentrer sur le « quoi », alors que la première chose que les gens ont besoin de comprendre, c’est le « pourquoi ». Si ce « pourquoi » est clairement communiqué et bien construit, que les parties prenantes sont toutes identifiées, chaque employé sera motivé et aura envie de participer lui-même au changement. En d’autres mots, chacun doit savoir s’il sera affecté, et comment. Il faut tous les mettre dans le coup.

    La réussite d’une transformation repose sur la capacité du leader de bien comprendre le contexte dans lequel elle se fait.

    FI - Quelle devrait être la priorité des gestionnaires ces prochains mois ?

    AS - Les leaders doivent être à l’écoute des préoccupations de leurs équipes et mettre l’humain dans le processus de changement. Des préoccupations non entendues se transforment en résistance. Tout changement recèle une bonne part d’inconnue, de perte, et c’est ça qui insécurise les gens. On n’aime pas perdre quelque chose sans savoir ce qu’on va gagner en retour.

    FI - Comment vos formations se sont-elles adaptées aux différents enjeux, et comment y répondent-elles ?

    AS - Chaque formation que je donne est un peu différente de la précédente parce que je m’imprègne beaucoup de ce que vivent et me racontent les participants. Je vois alors poindre des éléments plus forts qui enrichissent les suivantes. La saturation du changement en est un exemple. J’ai aussi ajouté un certain nombre de sujets devenus prioritaires dans le contexte actuel. Par exemple : le leadership inclusif ainsi que la transformation dans un contexte de différences culturelles au sein d’une même équipe.

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