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    Technologie et travail — Quelles devront être vos compétences?

    L’avenir du travail sera hautement technologique, certes. Mais n’en
    déplaise aux C3P0 de ce monde, il sera également très humain et fortement axé sur la créativité. Retour sur la conférence « Comprendre le monde du travail de demain », donnée par Jean-François Bertholet lors notre Sommet Formation en mars dernier.

    L’avenir du travail sera hautement technologique, certes. Mais n’en
    déplaise aux C3P0 de ce monde, il sera également très humain et fortement axé sur la créativité. Retour sur la conférence « Comprendre le monde du travail de demain », donnée par Jean-François Bertholet lors notre Sommet Formation en mars dernier.

    La technologie occupera une place prépondérante dans nos occupations professionnelles. Devrait-on pour autant tous se ruer vers des formations accélérées en ordinateurs quantiques et autres machine learning ? Rassurez-vous! Jean-François Bertholet ne le croit pas.

    Au contraire, côté boulot, le consultant en développement organisationnel, chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur à la revue Gestion voit plutôt l’avenir d’un très bon œil. Et il n’est pas le seul.

    En quinze minutes, il nous a présenté les points de vue d’experts du travail qui abondent dans le même sens.

    Du muscle pour la créativité

    Le monde de demain sera hyper technologique. Et il nous permettra d’être encore plus imaginatifs. Car comme l’explique Andrew McAfee du MIT, autant la machine à vapeur nous a permis de multiplier à l’infini le pouvoir de nos muscles, autant la révolution numérique augmentera le pouvoir de nos cerveaux, et donc de notre créativité. L’intelligence artificielle sera l’exosquelette mental qui nous permettra de penser plus loin. Plus vite.

    Oui, les robots seront appelés à remplacer l’humain dans certaines tâches. L’avancement technologique appelle ce genre de mouvance. Pensons seulement à l’impact sur le travail qu’eurent l’invention de la roue, l’utilisation des bêtes de somme en agriculture, la mécanisation de la révolution industrielle.  Une fois encore, « ça nous laissera du temps pour faire des choses plus importantes », résume Jean-François.

    Les 10 compétences du travail 2.0

    « On ne peut pas prédire l’avenir, mais on peut déjà entrevoir le mouvement des plaques tectoniques des compétences. »
    – Jean-François Bertholet

    Dans son Future of Jobs report, le Forum économique mondial a établi les dix principales compétences qui seront la base du travail à l’ère de la haute technologie. Elles sont :

    La résolution de problèmes complexes

    L’esprit critique

    La créativité

    La gestion humaine

    La collaboration

    L’intelligence émotionnelle

    Le jugement et prise de décision

    L’excellence du service

    Le sens de la négociation

    La flexibilité mentale.

    Les plus fins observateurs parmi vous auront noté qu’aucune de ces compétences n’est directement reliée à la technologie. Au contraire, elles mettent toutes de l’avant des traits caractéristiques de notre humanité, de ce qui fait notre véritable force et nous distingue des outils, aussi intelligents soient-ils.

    Mais ce sont ces derniers qui nous permettront de sublimer ces compétences et de mettre de l’avant nos formidables capacités humaines.

    Les capacités humaines mises de l’avant

    La firme Deloitte abonde dans le même sens et va même un peu plus loin. Notre futur professionnel ne sera pas autant tributaire de compétences spécifiques, mais bien des capacités profondes intrinsèques à la nature humaine.

    Dans le Deloitte Insights 2019, les futurologues de la firme-conseil identifient la numératie et la littératie comme la base d’un terreau fertile qui favorisera l’essor de ces capacités.

    En favorisant une culture générale, au-delà de l’acquisition de compétences pointues, cet appel au retour à la terre d’un nouveau genre vise à nous donner à la fois assez de recul et de vision latérale pour attiser notre curiosité, et nous permettre ainsi d’aller plus loin en matière d’exploration. « Einstein aimait à dire qu’il n’était pas forcément brillant, mais immensément curieux », nous rappelle Jean-François Bertholet.

    En favorisant l’imagination, on se permet d’ouvrir des potentiels inexplorés. En privilégiant la créativité, on se permet d’entrevoir de nouvelles approches. En soutenant l’empathie, on s’ouvre aux autres et au partage de connaissances.

    Des choses très ennuyantes pour un robot. Surtout qu’ils ne peuvent pas les faire. « Il y a des choses que les robots ne sont pas capables de savoir. Comme le bon timing pour faire une blague », explique Jean-François.

    Des compétences en long ET en large

    Selon le Workforce skills mode du McKinsey Global Institute, les compétences les plus en croissance sont les « social and emotional skills » d’un côté et les « technological skills » de l’autre. Le Yin et le Yan.  L’être et le savoir. Les deux facettes de notre humanité.

    Dans cette perspective, pas étonnant que l’on parle de plus en plus de compétences en T. Alors que jusqu’à récemment, on prônait l’apprentissage vertical, soit l’acquisition d’expertises très pointues, on reconnaît maintenant l’importance d’y ajouter à l'horizontale une expertise interdisciplinaire, axée sur les connaissances générales, la culture.

    « Oui, je suis imbattable en quelque chose. Mais je ne suis plus dans un silo. Je maîtrise des univers différents .»
    – Jean-François Bertholet

    Plutôt que d’assister passivement à la sempiternelle confrontation entre la science et la culture, on va chercher le meilleur des deux. On leur permet de s’influencer mutuellement. On ajoute de la créativité à la gestion traditionnelle, cartésienne.

    Du savoir-faire au savoir-être

    Sommes-nous prêts dans nos cadres de travail respectifs à développer la curiosité ? À encourager la créativité ? À considérer l’imagination comme une matière de base d'une très grande valeur ?

    Nos modèles de gestion actuels sont-ils bien équipés pour le permettre?  Les dirigeants sont-ils prêts à considérer la culture latérale comme un puissant accélérateur de croissance ? Une fois que l’intelligence des machines aura été au bout de son artifice, quelle place réserve-t-on à la femme et l’homme au travail ?

    L’évolution technologique amènera son lot d’emplois hautement spécialisés. Mais au même titre où l’on n’a pas besoin de savoir comment est fabriquée la culasse d’un moteur hybride japonais pour se rendre de Montréal à Québec, les entreprises continueront d’avoir besoin d’êtres humains compétents pour les faire grandir. C’est à leur service que seront ces nouveaux outils technologiques. Pas le contraire.

    Jean-François Bertholet croit même que les entreprises auraient tout à gagner à parler à des scénaristes. Des gens du cirque. Des philosophes. Des gens habitués à se nourrir du doute pour créer de la magie, du nouveau, du beau, de la valeur. Humaine.

    La formation continue agit en ce sens. Elle permet à la fois au dirigeant et à l’employé de se tenir à l’affût de nouvelles tendances, de s’en inspirer, et au besoin de s’ajuster, voire de se réinventer.

    jean-françois bertholet

    Consultant en développement organisationnel et chargé de cours, hec Montréal

    Un monde hyper technologique, soit. Mais avec l’humain bien assis aux commandes. Désolé, HAL. I can—and I will—do that!

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