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    L'emballage durable, une opportunité aux multiples facettes

    En juin dernier, Les Aliments Jardi ont gagné le prix «Emballage durable» au concours Leadership 2019 de l’Association canadienne de l’emballage (ACE). Pour Maxime Busseau, directeur général de l’entreprise, le défi du «zéro déchet» ne limite pas, mais invite à innover.

    maxime busseau

    les aliments jardi

    Le Sherbrookois composte depuis 10 ans et s’efforce de réduire au maximum ses déchets en tant que citoyen. Il a donc décidé de faire ses devoirs comme gestionnaire, en trouvant la solution d’emballage la plus verte pour Les Aliments Jardi. Voici le fruit de ses recherches.

    Compostage versus plastique recyclé

    Maxime Busseau envisageait depuis longtemps un contenant biodégradable comme les sacs qu’il avait vus dans deux stades de baseball aux États-Unis. «Toutefois, chez Transcontinental, où l’on fabrique nos emballages, on m’a vite déconseillé ce procédé», souligne-t-il.

    «C'est une bonne chose lorsqu’on composte sur place dans un environnement contrôlé comme un stade, mais si nous reléguons la tâche aux villes, c’est plus polluant qu’autre chose, car certaines ne sont pas équipées pour cela.»

    «Les acheteurs se soucient de plus en plus de l’impact de leur consommation sur la planète.»

    Le directeur général et son équipe ont donc misé sur le Stand Up Pouch, un plastique entièrement recyclé et recyclable: «Nous sommes les premiers au Canada à avoir utilisé cette technologie des plus écologiques. Il a fallu repenser 100 % de notre marque pour ce faire, mais pour nous montrer plus responsables, ça en valait la peine.» 

    «Notre sac n’est pas parfait, il a des défauts, il s’avère plus rigide, moins transparent et plus cher, mais nous croyons à notre investissement, car les acheteurs se soucient de plus en plus de l’impact de leur consommation sur la planète», souligne Maxime Busseau.

    Une ère de changement

    Avec la nouvelle loi que le gouvernement Trudeau compte mettre en vigueur en 2021 pour contrer le plastique jetable, les entreprises n’auront plus le choix d’emboîter le pas.

    «L’État devra de surcroît trouver preneur pour son plastique recyclé, puisque la Chine n’achète plus celui en provenance du Canada. Il devra peut-être imposer d’en injecter un plus haut pourcentage dans la confection de certains produits, comme les jouets», analyse le directeur général de Jardi. 

    Malheureusement, l’industrie alimentaire hésite encore à utiliser le Stand Up Pouch. «Ce secteur pourchasse la fibre parfaite, la plus claire, pour mieux présenter la nourriture»,  explique Maxime Busseau. Pourtant, les consommateurs comme lui boycottent les contenants jetables. Certains souhaitent même amener leurs propres plats au marché. Sur ce point, Maxime Busseau émet des réserves: «Ce n’est pas hygiénique selon le MAPAQ. De toute façon, l’emballage démontre des vertus pour favoriser la fraîcheur et la conservation, sans compter qu’il évite des problèmes liés aux allergies.»

    Les solutions d’avenir

    Vers le développement d’un système mieux adapté à la consignation?

    Pour lui, la meilleure avenue à envisager demeure le développement d’un système mieux adapté à la consignation. Il permettrait de contrôler adéquatement le nettoyage des contenants. 

    Il conclut: «Nous devrions aller vers la consignation d’un point de vue plus large, pas seulement pour les bouteilles de bière et les canettes. L’emballage prendrait alors tout son sens. Dans un deuxième temps, nous axerions sur le recyclage. Puis, en dernier recours uniquement, nous considérerions le jetable.»