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    Travail et bonheur: joindre le nécessaire à l’agréable

    Collaboration spéciale — Sept heures par jour, cinq jours par semaine, cinquante semaines par année et quarante années dans une vie. C’est le temps que le travailleur moyen passera au travail. Si ces heures sont forcées, obligées et passées dans un environnement négatif, elles affecteront à coup sûr la vie personnelle des individus. C’est pour cette raison que le travail est un facteur si important au bonheur.

    La corrélation entre le travail et le bonheur n’est plus à faire. 30 549 Canadien.ne.s ont été interrogé.e.s du 20 novembre 2018 au 20 mai 2019 via le site indicedebonheur.com. À la question «Par rapport à votre travail, diriez-vous que vous êtes…», on constate vingt-deux points d’écart entre les répondants qui se déclarent très satisfaits de leur travail de ceux pas du tout satisfaits. 

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    ibl en fontion de la satisfaction par rapport à son travail

     

    Le bonheur au travail et les six facteurs qui le définissent

    Depuis 2006, l’Indice de bonheur Léger (IBL) cherche à comprendre le bonheur. Le bonheur personnel des individus, mais aussi celui que nous retrouvons au travail. 

    Quels sont les facteurs qui l’influencent? Quelle importance ces facteurs ont-ils? Comment peut-on les mesurer statistiquement parlant?  Nos recherches nous ont permis d’identifier six facteurs clés et de les pondérer selon leur ordre d’influence sur le bonheur au travail:

    • La réalisation de soi;
    • Les relations de travail (le climat);
    • La reconnaissance;
    • La responsabilisation;
    • La rémunération;
    • Le sentiment d’appartenance.

    COMME LA SATISFACTION DE SON TRAVAIL, LE CLIMAT DANS LEQUEL CHAQUE TRAVAILLEUR ÉVOLUE EST CAPITAL

    L’impact du climat de travail sur le bonheur

    Comme la satisfaction de son travail, le climat dans lequel chaque travailleur évolue est d’une importance capitale. D’ailleurs, l’une des principales raisons pour laquelle un individu quitte son emploi est bien souvent liée au climat ou aux relations de travail déficientes.

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    L'indice de bonheur au travail en fonction de l'évaluation que l'ont fait du climat de travail

     

    Il n’est pas surprenant de constater que 40% des travailleurs avouent caller malade lorsqu’ils considèrent leur employeur comme «mauvais», comparativement à 11% pour ceux qui le qualifient de «très bon».

    La reconnaissance

    En revanche, c’est sans contredit le facteur de la reconnaissance qui est le plus faiblement évalué par les travailleurs. Pourtant, c’est le plus facile et le moins coûteux à améliorer. 

    Avoir peu de reconnaissance va souvent impacter le sentiment d’appartenance

    Questionné.e.s à savoir quels étaient les éléments pouvant améliorer le niveau de reconnaissance, les Canadien.ne.s interrogé.e.s ont fait ressortir des éléments élémentaires tels que: se faire saluer, se faire aider, se faire remercier, se faire féliciter, se faire écouter. La reconnaissance demande de prendre un peu de temps pour les autres, ce qui n’est pas toujours évident ou instinctif. 

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    évaluation des 6facteurs de bonheur au travail

     

    La conséquence directe d’avoir peu de reconnaissance va souvent impacter le sentiment d’appartenance des travailleurs. Pourquoi donner de son appartenance si l’employeur ne reconnaît pas l’apport de son personnel?

    La rémunération

    Cinquième facteur en importance, la rémunération demeure relative dans l’évaluation du bonheur au travail. En fait, plus les autres facteurs sont ancrés dans une organisation, moins les demandes relatives à la rémunération sont présentes. 

    L’inverse est aussi vrai. Lorsque notre emploi ne tient qu’à la rémunération qu’il nous procure, peu de choses nous empêchent de traverser la rue pour un emploi similaire, mais mieux rémunéré.

    Il y a une quinzaine d’années, le bonheur au travail semblait un sujet presque tabou. Maintenant, les employeurs font face à de nouveaux défis : la rareté et la rétention de la main-d’œuvre et l’arrivée des milléniaux sur le marché du travail. Ils doivent dorénavant s’intéresser au bien-être et au bonheur de leurs employés. Leur survie en dépend.

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    Pierre Côté

    léger

    Un texte de Pierre Côté, président et fondateur de l’Indice relatif de bonheur (IRB) maintenant devenu l’IBL (Indice de bonheur Léger). Visionnaire audacieux et très sensible à la réalité sociale, Pierre Côté a créé cet indice en 2006.

    Diplômé en communication de l’Université Laval et consultant d’expérience, Pierre Côté travaille depuis plus de 30 ans dans le domaine du marketing et des communications. C’est en 1980, avec le Groupe Cossette communication qu’il débute sa carrière pour ensuite fonder en 1984 sa propre agence de publicité, Olive communication. Il y cumule les fonctions de président et directeur général jusqu’en 1994, année où il décide de délaisser le milieu des agences pour se consacrer essentiellement à la consultation marketing et communication. Il fonde à ce moment sa propre boîte de consultation, Côté communication conseil. Depuis 2018, Pierre Côté est directeur de recherche de Léger.