La référence en communication,
marketing, numérique et leadership

Lavery mobilise ses troupes dans une industrie qui se transforme

En lien direct avec son positionnement stratégique d’agent de changement des services juridiques, le cabinet d’avocats Lavery a placé la mobilisation de son effectif au cœur de sa transformation organisationnelle.

Au fil des ans, le rôle des cabinets d’avocats a fortement évolué en fonction des besoins nouveaux exprimés par leurs clients. Ainsi, au volet juridique, s’ajoute maintenant un rôle de conseillers d’affaires dans le cadre de fusions ou d’acquisitions d’entreprise, par exemple. En parallèle, les bureaux d’avocats ont commencé à accueillir les premiers travailleurs provenant de la génération des milléniaux, avec les caractéristiques nouvelles qu’on attribue à ce groupe en milieu professionnel.

Lavery souhaitait se démarquer dans une industrie plutôt conservatrice.

Un tel contexte a incité la direction de Lavery à adopter une vision différente pour l’organisation, question de se démarquer dans une industrie plutôt conservatrice. Le premier geste concret afin de faire vivre cette vision a été l’embauche d’Anik Trudel comme chef de la direction durant le printemps 2017. Bien qu’ayant œuvré pendant une vingtaine d’années comme avocate en litige, celle-ci travaillait en communications stratégiques et en relations publiques depuis le milieu de la décennie 2000. Elle a notamment été directrice générale d’Edelman Montréal ainsi que vice-présidente et directrice générale de Citoyen Optimum.

Projets porteurs et mobilisateurs

amélie journet

lavery

Une autre mesure a été de mettre le volet de ressources humaines au cœur du rôle stratégique de l’entreprise en confiant la direction du service à Amélie Journet en décembre 2017. Celle-ci avait notamment piloté d’importantes transformations auprès de Keurig et du Cirque du Soleil.

«Mon premier mandat a été de sonder nos gens à l’interne afin d’identifier des piliers de mobilisation, raconte la chef, ressources humaines et transformation organisationnelle. Cela nous a ensuite permis de concevoir des projets porteurs et mobilisateurs.»

Parmi eux, le Campus Lavery compose le cursus de formations dans lequel on compte notamment sur l’expérience des associés dans diverses initiatives (comme des bootcamps et des talk-shows), mais aussi des autres professionnels du cabinet. Ces formations mettent à contribution leur expertise et leur expérience, faisant d’eux des coaches pour les participants. «Il nous est apparu évident que nous devions tabler sur leur expérience comme source d’inspiration», indique Jean-François Lemieux, conseiller principal, communications stratégiques et développement des affaires, de Lavery.

jean-françois lemieux

lavery

Par exemple, dans la formule talk-show, ils sont périodiquement invités à présenter aux jeunes avocats des techniques de développement des affaires.

Accompagnement dans les parcours professionnels

Le cabinet a également mis sur pied un programme de gestion de la carrière destiné autant à ses professionnels du droit qu’à son personnel administratif ou à celui de soutien. «Contrairement à une certaine époque, les parcours professionnels ne sont plus identiques au sein d’un cabinet de droit, explique Amélie Journet. Par conséquent, nous avons conçu une structure d’accompagnement en regardant ce qui existe à ce chapitre dans des industries très différentes de la nôtre.»

«Nous avons conçu une structure d’accompagnement en regardant ce qui existe à ce chapitre dans des industries très différentes de la nôtre.»

Toujours sur le plan du développement des compétences, des formations nommées Choco-café sont dispensées à raison d’une aux six semaines. D’une durée de 45 minutes, elles livrent information et trucs pratiques sur des facettes de domaines non juridiques aux 507 employés.

On y traite ainsi de réussir des présentations efficaces, de maximiser les capacités de recherche de Google ou encore de découvrir des fonctions de son téléphone intelligent. «Un commentaire fréquent à l’issue de ces rencontres est "Je croyais tout savoir sur tel sujet, mais j’ai appris des choses".»

Perception positive

S’il est difficile de quantifier l’efficacité des multiples mesures de Lavery, Jean-François Lemieux évoque un élément qualificatif comme indicateur de performance. «Déjà, nous sommes reconnus comme innovateurs par de jeunes avocats et par des étudiants en droit, confie-t-il. De plus, dans notre industrie, l’on commence à nous trouver dérangeants.»

De tels commentaires confirment la pertinence des initiatives prises auprès d’une génération possédant ses propres critères quant aux destinations professionnelles. «Le pouvoir d’attraction d’un cabinet ne se résume plus à la rémunération qu’il offre. Dans les divers événements de recrutement auxquels nous participons, l’on sent que notre vision et notre façon de faire correspondent à ce que les jeunes attendent.»

--

En couverture: une photo de Nik Macmillan, Unsplash