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The Image Salon ou comment doubler son effectif en moins d’un an

The Image Salon, jeune entreprise montréalaise se spécialisant dans la postproduction photo, a connu un essor pour le moins fulgurant. Quelque 80 nouveaux professionnels ont joint les rangs de la compagnie en 2018, portant l’effectif à 150 employés. Et les efforts de recrutement se poursuivent.

Depuis près de cinq ans, les fondateurs Davina et Daniel Kudish ont travaillé d'arrache-pied pour monter leur entreprise. D’une maigre équipe de 5 retoucheurs, la famille s’est élargie rapidement. The Image Salon compte aujourd’hui plus de 2000 clients dans 40 pays. Dans ses efforts de recrutement, la jeune pousse a bénéficié d’une subvention gouvernementale destinée à étendre ses services aux marchés du tourisme, de la vente au détail et de toute industrie. Elle gère aujourd’hui la majorité du volume de travail d’un géant de l’industrie du tourisme. Entre 1750 et 9000 photos par jour doivent être traitées pour ce seul client.

Davina et Daniel Kudish

the image salon

«Savoir gérer dans le chaos»

Au milieu de cette importante vague d’embauche en 2018, la chargée des ressources humaines a dû s’absenter pour des raisons médicales. «Ça nous a lancé une petite angoisse», dit Daniel Kudish. À l’aide de consultants en RH, la première étape a été de trouver une nouvelle responsable du recrutement, qui répond désormais au titre de «responsable du bonheur de l’équipe».

Davina Kudish croit que Montréal est une bonne ville pour dénicher de jeunes artistes de la photographie et du design graphique. «Plusieurs écoles forment bien la main-d’oeuvre», dit-elle. Ainsi, sans publicité ou presque, avec les recommandations d’employés actifs, les intéressés ont appliqué «en masse» sur Facebook.

Pour gérer cet important flux de recrutement, l’idée, selon Davina et Daniel Kudish, est de s’appuyer sur un système solide. «Nous faisons des tests techniques lors des entrevues et nous nous assurons que les nouveaux employés soient très bien formés lors des premières semaines.» Si la formation était d’abord sous l’égide des entrepreneurs, elle est désormais entre les mains de la directrice des opérations, qui s’assure que les gestionnaires offrent les bons outils aux nouvelles recrues. 

Étant donné les essais pratiques et la formation soutenue donc, le niveau d’expérience des aspirants n’a pas concrètement changé la donne lors de l’embauche. «La majorité des nouveaux employés venaient tout juste de terminer leurs études», fait valoir Daniel Kudish.

«On avait un bon plan et un horaire précis, ajoute-t-il. On connaissait le volume de travail qui s’en venait.» 

«On avait un bon plan et un horaire précis, ajoute-t-il. On connaissait le volume de travail qui s’en venait.» Les arrivées en poste ont ainsi été déployées en plusieurs vagues de 10 ou 15 personnes par deux semaines. Et une fois les employés familiarisés avec les processus, leurs taches, outils de travail et horaires bien définis, l’autonomie s’avère un facteur essentiel au bon roulement. La responsable du bonheur, chargée des relations humaines donc, joue également un rôle crucial dans l’exercice. «Nous faisons des suivis serrés. Aux trois semaines au début, aux quatre mois ensuite, puis à chaque année pour tous les employés.»

L’espace physique a été doublé, de nouveaux bureaux ont été installés, le système de ventilation n’était pas assez puissant… Le défi le plus important dans une pareille vague de recrutement? «Savoir gérer les choses dans le chaos», lance Daniel Kudish.

L’avenir

La priorité de l’entreprise pour les prochains mois: diversifier la clientèle. The Image Salon souhaite ainsi créer différents départements spécialisés, comme dans le domaine de la mode. «On essaie de développer les compétences de nos retoucheurs pour garder le travail intéressant», explique Daniel Kudish. 

Cinq personnes débutaient leur mandat à The Image Salon cette semaine, et huit autres se joindront à l’équipe prochainement. «Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux projets, indique Davina Kudish. Ce n’est jamais vraiment fini.»