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Yelvy s'inspire du web

Difficile de se distinguer dans un domaine aussi saturé que celui du vêtement, désormais en concurrence avec une offre en ligne sans frontières et sans limites. Dans une véritable réflexion tant au niveau de l'interface que de l'expérience, Yelvy a fait sa marque par une plateforme qui s'amuse avec l'utilisateur. 

Il y a un peu plus d’un an, le trio formé de Deven Caron, Dillan Choinière et Sami Lavigne lançait Yelvy, une marque de prêt-à-porter pensée et fabriquée à Montréal dont le site plonge l’utilisateur dans l’univers de ses créateurs, tous issus du design, mais surtout du web. Entre les transitions fluides, les micro-interactions sympathiques et la navigation facile, la marque «utilise la technologie à son avantage», laisse tomber Louis Paquet, directeur de création chez Locomotive, qui a travaillé sur le site avec Deven Caron et les développeurs créatifs Pier-Luc Cossette et Jérémy Minié. 

«Il était évident que le site internet allait être expérimental.»

L’idée est de mettre l’offre de produits au premier plan en proposant une «expérience attrayante» qui pousse à naviguer plus loin, plus longtemps. La direction artistique du site est en cohérence avec celle des vêtements: un design épuré, de menus détails réfléchis, avec playful comme mot d’ordre. «Notre morceau le plus populaire est un manteau réversible. C’est un peu selon cette idée de récréation que le site a été élaboré», explique Deven Caron, qui conçoit les vêtements de Yelvy, en plus d’œuvrer comme développeur web front end. Il était évident que le site internet allait être expérimental, selon lui. 

Un bonhomme sourire toujours plus heureux à mesure que le panier d’achats grossit, des photos qui se dupliquent quand l’utilisateur fait défiler la page: l’équipe souhaitait présenter les produits de manière «non traditionnelle». «On voulait que le site reflète le plaisir qu’on a à créer la marque», fait valoir Louis Paquet. La plateforme a d’ailleurs récolté un Grand Prix dans la catégorie Site web/Design numérique au plus récent concours Grafika, en plus d’être récompensée au concours international Awwwards.

Impliquer les nouvelles technologies

Le web aura inévitablement influencé la stratégie de marque de Yelvy, donc, les fondateurs travaillant dans le giron de Locomotive. «Ce ne sont pas toutes les entreprises en démarrage qui ont les moyens de lancer un site comme ça. Notre travail en agence a certainement simplifié la création et les coûts de la vidéo, du design et du développement», précise Louis Paquet.

«Ce ne sont pas toutes les entreprises en démarrage qui ont les moyens de lancer un site comme ça.»

Yelvy a également présenté sa collection dans une expérience de réalité virtuelle réalisée avec Nicolas Daniel et l'artiste Fvckrender, dans le cadre du festival Mural, où chaque morceau possédait son propre environnement. «Peu de marques utilisent le VR dans le milieu de la mode, rappelle Deven Caron. On l’a utilisée à l’extérieur des environnements hyper contrôlés dans lesquelles elles se trouvent généralement.»

Alors qu’une importante partie de ses ventes se concluent dans le milieu des agences, la prochaine étape sera de rejoindre le reste du public. «On aimerait éventuellement être distribué en boutique. Mais en faisant nos vêtements à Montréal, nos marges demeurent très basses», indique Deven Caron. Si le web est la stratégie que Yelvy a choisi d’employer, les créateurs de la marque sont d’avis qu’il ne s’agit que d’«un morceau du casse-tête». «On peut bien présenter un produit sur le web, mais il n’y a rien comme le toucher ou l’essayer.»