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    «Pour se renouveler, il faut avant tout bien s'entourer»

    À l'occasion du 25e anniversaire de l'agence Rinaldi, Maurice Rinaldi, président et chef de la direction, fait le point sur les évolutions qui ont marqué l'industrie des communications et du marketing et se confie sur ses réussites et ses plus beaux échecs. 

    Vous avez créé l’agence Rinaldi en 1994. Quels étaient vos objectifs?

    Entre 1990 et 1994, j’étais vice-président de l’agence de Toronto Marin Communication-Marketing, depuis Montréal. À la suite de cette expérience, je n’ai pas pu résister à l’idée de fonder ma propre agence. J’ai toujours adoré le contact, et suis très maniaque lorsqu’il s’agit de service à la clientèle. La création de l’agence Rinaldi était l’occasion pour moi d’appliquer et d’insuffler ces valeurs de proximité qui me tiennent à cœur depuis le début de ma carrière professionnelle. 

    Au regard de ces 25 années passées, quelle est votre plus belle réussite?

    «Ma force, c’est de bâtir des relations d’affaires honnêtes et transparentes.»

    Dans  la vie, il faut du talent mais aussi de la chance. Ma bonne étoile, je la dois à Subaru qui, il y a 23 ans, m’a fait confiance. Avec ce client, l’agence a travaillé à l’élaboration du réseau des concessionnaires Subaru, d’abord à Montréal, puis dans tout le Québec. Cette relation vit quasiment depuis la création de Rinaldi, et nous avons récemment signé une nouvelle entente de cinq ans. Ma force, c’est de bâtir des relations d’affaires honnêtes et transparentes avec les clients. Je ne suis pas un prestataire de service, mais bel et bien un partenaire. C’est grâce à cet état d’esprit que l’agence se développe depuis ses débuts.

    Ces 25 années ont aussi été marquées par quelques échecs. Je ne les oublie pas, bien au contraire. J’apprends de ces expériences. Elles nous renforcent, au niveau personnel comme collectif.

    Quel est justement votre plus bel échec?

    De ne pas avoir écouté mon instinct concernant le client «Le Bifthèque» sur la Côte-de-Liesse. Le propriétaire de cette chaîne de trois restaurants m’a appelé pour que nous nous occupions de sa publicité. J’avais un goût amer car, à cette période, il faisait affaire avec un de mes amis, pour qui j’ai beaucoup de respect. Après quelques hésitations, et l’accord de cet ami, j’ai tout de même décidé de collaborer avec lui. Au bout de quelques mois, je ne reçois pas de paiement. Le litige finit à la Cour des petites créances et, le jour suivant, je reçois une lettre de l’huissier comme quoi le propriétaire est en faillite et je ne serai jamais payé.

    J’ai appris de cet échec et, désormais, je me fie toujours à mon premier instinct.

    Depuis les débuts de l’agence, les modèles d’affaires de la publicité ont évolué. Quelle analyse en faites-vous?

    «Le digital a transformé notre industrie.»

    Je constate en effet de grandes transformations. L’arrivée du digital a entraîné la naissance de gros joueurs internationaux comme les GAFA. Ces évolutions changent l’industrie, mais plus largement le monde professionnel. Nos stratégies évoluent, les besoins des clients également. À nous d’être vigilants et surtout très proactifs afin de comprendre notre écosystème pour mieux cibler.

    Comment l’agence Rinaldi a-t-elle su prendre ce virage numérique et se renouveler pour continuer d’exister?

    En nous renforçant à l’interne avec des gens compétents dans leur domaine. Nous avons aujourd’hui un stratège numérique, une spécialiste web, des experts en SEO/SEM et un programmeur à temps plein. Aujourd’hui, nous devons nous entourer de spécialistes pour bien servir nos clients.

    Comment voyez-vous les 25 prochaines années, que ce soit pour Rinaldi que pour votre carrière?

    «Mettre en place un plan de succession dans les 5 prochaines années.»

    Tout d’abord, j’espère que cette industrie ne va pas cesser d’exister! De plus en plus d’entreprises québécoises voient leurs modèles d’affaires évoluer et ont du mal à s’adapter. Il faut tout repenser, à l’interne comme à l’externe. Cette démarche nécessite des réflexions, des négociations, mais aussi des connaissances et de fines analyses. En outre, l’arrivée des nouvelles générations doit nous inciter à revoir réviser notre discours. Avant, les publics étaient délimités par des zones géographiques. Désormais, ils le sont par les générations.

    Enfin, à titre personnel, je souhaite mettre en place un plan de succession dans les cinq prochaines années. J'ai 60 ans, et il est temps de passer la main.