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    Entreprises en transformation: les trois clés d'une stratégie réussie

    Transformation numérique ardue, croissance d’entreprise qui plafonne, embauche des bonnes personnes aux bons postes… l’évolution d’une entreprise vient avec son lot de défis variés que seule une bonne stratégie peut résoudre. Francis Gosselin, associé du Groupe Sage Consulting, présente les meilleures pratiques pour établir une stratégie efficace face aux changements.

    L’importance d’un diagnostic interne et externe

    Avoir une entreprise sans stratégie, c’est possible? «Beaucoup d’organisations ne survivent pas plus de trois ans, car elles ne formalisent pas leur intention commune», souligne Francis Gosselin, qui a créé la firme FG8 en 2015 avant de fusionner avec Sage Consulting, menée par Claude Desjardins et Daniel Lacombe. Ensemble, ils ont créé Groupe Sage Consulting, qui consolide leurs expertises respectives, soit la consultation stratégique, le développement organisationnel et l’intelligence d’affaires.

    de gauche à droite:

    daniel lacombe, claude desjardins et francis gosselin, du groupe sage consulting

    «Qu’on décide de la définir soi-même ou de passer par une firme de consultation, l’important, c’est d’adopter une stratégie, ajoute-t-il. Ce n’est pas juste d’en avoir une à l’esprit, mais bien de formaliser et de communiquer son ambition stratégique et les moyens pour l'atteindre.»

    L'un des signes que l’exercice stratégique n’a pas été réalisé, c’est lorsqu’une entreprise est lancée et que les entrepreneurs s’éparpillent au fil du temps, en saisissant les mandats de façon opportuniste ici et là au lieu de se concentrer dans ce qu'ils font le mieux. Dans d’autres cas, les entrepreneurs eux-mêmes finissent par passer plus d’entrevues à la télé ou à la radio au lieu de diriger l’organisation.

    «Un bon diagnostic à l’interne est donc essentiel, mais aussi une bonne connaissance du marché, précise Francis Gosselin. Il ne faut pas être aveuglé par son produit ni oublier de regarder ce qui se fait autour et les changements de la dynamique concurrentielle.»

    Des entreprises comme Kodak, Nokia et BlackBerry l’ont appris à leurs dépens et se sont fait avaler par la concurrence avec le temps.

    Parfois, cette connaissance du marché ou d’autres aspects plus techniques comme la comptabilité n’est pas détenue par les dirigeants ou les entrepreneurs, et c’est à ce moment que la consultation d’une firme externe peut se révéler nécessaire pour assurer son succès comme entreprise.

    Il ne faut pas être aveuglé par son produit ni oublier de regarder ce qui se fait autour.

    C’est d’autant plus vrai dans des secteurs en transformation, notamment les services financiers, les médias, la publicité et la mobilité, tous touchés par les changements technologiques. Les transformations viennent parfois aussi de l’interne, lorsque les hauts dirigeants approchent la retraite ou que la croissance d’une entreprise stagne et qu’il faut alors déterminer si l'on veut aller plus loin ou rester à une certaine taille.

    Tous ces aspects doivent être analysés pour établir une stratégie qui permettra à l’organisation d’aller là où elle le veut.

    Une intention nécessairement commune

    La stratégie d’intention d’une entreprise doit être partagée par tous. Cela passe par la transparence et par la capacité à entendre les remises en question d’une idée par les autres. «Dans les comités de direction de cinq à 10 personnes, on observe parfois le phénomène d’un leader très fort que personne n’ose contredire, explique-t-il. Pourtant, la déclaration d’intention doit être partagée par tous pour assurer ensuite son exécution.»

    Une telle situation peut se présenter dans les plus petites organisations ou encore les entreprises familiales.

    Une volonté de déploiement

    Si l'on adopte une stratégie, son déploiement est implicite. «Or, si tu n’as pas la bonne ressource en place pour la mettre en œuvre, c’est un peu un vœu pieux.» C'est d’autant plus vrai dans une situation de pénurie de main-d’œuvre.

    La difficulté à recruter un spécialiste en apprentissage profond à l’heure où l’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres illustre bien son propos. «C’est bien beau de mentionner qu’on veut se lancer dans le marketing intelligent, mais il faut être conscient que le recrutement d’une telle expertise est très difficile puisque tout le monde s'arrache les experts et c'est donc également très coûteux.»

    Francis Gosselin rappelle aussi que la stratégie d’une entreprise n’est que la pointe de l’iceberg. «La mise en œuvre, c’est tous les jours que ça se fait. Il faut donc d’abord établir une stratégie solide pour réussir ensuite à atteindre ses objectifs. L’un ne va ainsi pas sans l’autre.»