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Légère baisse de la confiance des consommateurs d'ici envers l'économie

L’Indice de confiance des consommateurs, établi par le Groupe Altus pour le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), démontre que le Québec compte légèrement plus d’optimistes que de pessimistes. Toutefois, tous semblent un peu moins confiants devant la situation économique à court terme du Québec.

Baissant de 104,9 points en mars dernier, à 102,3 durant l’automne de cette année, l’Indice de confiance chute pour la première fois depuis l’hiver 2015, alors qu’il avait touché les 78,7 points. Rappelons qu’un indice à 100 points indique qu’il y a autant de pessimistes que d’optimistes.

Les Québécois sont ainsi un peu moins optimistes quant à l’avenir économique à court terme du Québec. Quelque 16% croient que la situation s’améliorera au cours des six prochains mois, comparativement à 18%, en 2017. Et près du quart (22%) des participants estiment qu’elle se détériorera.

Selon Léopold Turgeon, président-directeur général du CQCD, une augmentation des taux d’intérêt pourrait expliquer cette légère baisse d’espoir comparativement à l’automne dernier. Il cite également la hausse du prix du litre d’essence, «un élément plus insidieux», selon lui. «Une augmentation du prix à la pompe fait régresser les intentions d’achat des produits dans le budget discrétionnaire des consommateurs, par exemple les produits de santé.»

Le bilan interannuel des intentions d’achat est ainsi négatif pour sept des 13 catégories de produits et services, comparativement à l’an dernier, où aucune ne présentait des intentions d’achat négatives. Près des deux tiers (63%) des Québécois croient d'ailleurs que les revenus de leur ménage augmenteront moins vite que les prix en général.

Un ménage plus stable

Leur perception de la situation financière de leur ménage est cependant légèrement moins pessimiste que l’an dernier, passant de 13% en 2017, à 12% cette année. «Historiquement, les Québécois sont plus pessimistes par rapport au gouvernement et plus optimistes envers leur ménage», précise Léopold Turgeon.

Une majorité des participants (69%) estime que la situation financière de leur ménage est demeurée la même au cours des six derniers mois, alors que les deux tiers (66%) croient qu’elle demeurera la même pour les six prochains. 

Près d’un Québécois sur cinq (19%) affirme toutefois que sa situation s’est détériorée au cours des six derniers mois. Parmi les raisons citées, la hausse du coût de la vie (57%) est la plus importante, une proportion plus élevée qu’en 2017 (45%). Un peu plus d’un Québécois sur 10 prévoit que sa situation se dégradera au cours des six prochains mois. Une hausse du coût de la vie (51%) et une baisse du niveau de salaire ou des heures de travail (22%) y sont attribuables.

À noter que l’échantillon aléatoire simple de l’étude de l’automne 2018 se composait de la moitié moins de participants que l’année précédente. Léopold Turgeon attribue cette baisse radicale à la difficulté toujours plus importante à atteindre les gens par téléphone. «502 participants, c'est acceptable, mais la marge d’erreur demeure un peu plus grande.» 

Une enquête téléphonique a été réalisée entre le 4 et le 19 septembre 2018, auprès de répondants majeurs, responsables des achats du ménage. La marge d’erreur est de plus ou moins 4,5%, 19 fois sur 20.