La référence en communication,
marketing, numérique et leadership

Vers un Facebook plus crédible?

À la chronique Bêtes de pub cette semaine, Arnaud Granata, éditeur d’Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Montréal, discutent de la nouvelle cote de crédibilité qu'accorde Facebook à ses utilisateurs.

Facebook a récemment instauré un nouveau système pour évaluer la pertinence de ses utilisateurs. Ceux qui partagent une fausse information ou qui signalent une publication comme fausse alors qu'elle est vraie verront leur cote de crédibilité diminuée, réduisant ainsi la portée future de leurs publications.

Plus concrètement, les utilisateurs seront jugés plus ou moins dignes de confiance, sur une échelle de 0 à 1, selon leur comportement numérique, explique le quotidien Washington PostBien que la méthode derrière cette notation reste très floue, Facebook semble s’appuyer notamment sur le fait que certains internautes signalent abusivement des messages comme mensongers.

Comme l'expliquent Arnaud Granata et Stéphane Mailhiot, c'est un changement important dans les pratiques de Facebook, puisqu'il s'agit d'axer désormais ses algorithmes sur un facteur de crédibilité plutôt que de popularité. Et comme le 5 septembre prochain, Facebook sera sommé devant le Sénat américain pour prouver qu'il réalise des efforts concrets afin d'assurer la santé démocratique, cette initiative de notation tombe à point nommé.

«Ce que Facebook veut enrayer, c'est le phénomène des trolls, ces gens qui signalent à tout bout de champ les publications, indique Arnaud Granata. Dans les faits, Facebook ne notera pas tout le monde, mais il a maintenant la possibilité d'évaluer la pertinence de chaque utilisateur. Et surtout, de le faire à l'insu de tous», précise Arnaud Granta.

«Ce que Facebook est en train de faire, c'est remplacer le facteur de popularité, que l'algorithme de la plateforme privilégie, par un facteur de crédibilité. Il sera toujours possible de publier des fausses nouvelles sur le réseau social, mais ceux qui le font seront pénalisés quant à la portée de leurs publications», ajoute Stéphane Mailhiot.

Aussi au programme cette semaine: une campagne de Nordstrom destinée au marché canadien, discussion sur la gestion d’image d’entreprise d’Amazon, regard sur les collants sexistes de l’entreprise aérienne belge Tui, et de la publicité dans les biscuits chinois.

Retrouvez l’intégralité de la chronique Bêtes de pub, diffusée le jeudi à l’émission Médium large de Radio-Canada Première.