La référence des professionnels
des communications et du design

Facebook Watch s'étend au monde entier et promet l'intégration publicitaire

Offert aux États-Unis depuis un peu plus d'un an, le service Facebook Watch s'étend maintenant au monde entier. Pour les annonceurs comme les éditeurs, la nouvelle devrait être accueillie avec enthousiasme, car la plateforme de vidéos sur demande promet l'intégration de nombreux outils favorisant la monétisation.

Facebook Watch permet aux utilisateurs du réseau social le plus populaire au monde de retrouver en un même endroit les nouvelles vidéos des pages qu'ils suivent, mais aussi de consulter des vidéos classées en thèmes – cuisine, sport, humour, etc. –, de conserver certaines vidéos à regarder plus tard et aussi d'échanger et d'interagir directement avec les créateurs des vidéos.

Facebook indique d'ailleurs avoir «passé énormément de temps avec les éditeurs» de contenus afin de «laisser à chacun la possibilité de monétiser ses créations» avec l'aide d'outils permettant d'intégrer de la publicité aux vidéos, explique Fidji Simo, vice-présidente, produits vidéo et publicité, de Facebook.

«Notre objectif n'est pas seulement une consommation massive de vidéos.»

«Nous avons créé ce produit [Facebook Watch] de manière à ce que les utilisateurs ne soient pas dans une logique de consommation passive des vidéos, mais qu'ils puissent y participer, précise-t-elle. Notre objectif n'est pas seulement une consommation massive de vidéos. Nous voulons rapprocher les gens grâce à des contenus interactifs. Vous pouvez regarder Watch avec vos amis ou d'autres fans de l'émission. Les gens peuvent commenter, voter, influer sur le dénouement.»

De la monétisation pour les éditeurs

Cette capacité à générer de l'engagement semble même la clé de voûte de la monétisation pour Facebook Watch. Avec un auditoire plus captif, le réseau social espère donc que les utilisateurs resteront au rendez-vous, malgré l'apparition prochaine de pauses publicitaires en plein cœur des vidéos offertes sur le service.

Dès septembre, les éditeurs canadiens pourront profiter des pauses publicitaires.

Dès septembre, les éditeurs canadiens pourront d'ailleurs profiter de ce nouveau service de pauses publicitaires.

Selon la chaîne télé BBC, un éditeur sera admissibles aux pauses publicitaires s'il publie des vidéos d'au moins trois minutes, visionnées pendant au moins une minute par au moins 30 000 personnes dans les deux derniers mois, en plus de compter sur une page suivie par un minimum de 10 000 abonnés. Notons aussi que 45% des revenus publicitaires ainsi générés seront accaparés par Facebook, le reste allant dans les poches de l'éditeur.

Un catalogue d'envergure

Si les conditions pour bénéficier de la monétisation sont élevées, Facebook mise aussi sur un catalogue d'envergure afin d'attirer les utilisateurs vers Watch et ainsi favoriser, par ricochet, le visionnement des vidéos des éditeurs.

«Nous avons confiance dans le fait que la monétisation permettra de voir apparaître beaucoup de créations originales.»

Alors que Watch propose déjà la production de contenus originaux, dont certains développés avec des réseaux de télévision partenaires, plusieurs acquisitions majeures viendront garnir le portfolio de Watch, notamment en sport.

Aux États-Unis, des matchs de baseball majeur et de football américain sont diffusés sur Watch; en Asie, les droits de diffusion de la ligue Premier League anglaise (soccer) appartiennent à Facebook; et le réseau social a aussi mis la main sur les droits en Amérique latine de la prestigieuse ligue Champion's League, compétition européenne de soccer, tout comme celle du circuit Europa League. Toutes ces rencontres seront présentées en direct et gratuitement sur Watch, selon les régions.

«Les contenus que nous achetons ne sont qu'une part très faible des contenus offerts sur Watch, conclut Fidji Simo. Et nous avons confiance dans le fait que la monétisation permettra de voir apparaître beaucoup de créations originales des éditeurs.»