La référence des professionnels
des communications et du design

L'Aca s'attaque à la fraude en matière de publicité numérique

L'Association canadienne des annonceurs (Aca) recommande à ses membres d’effectuer leurs achats médias exclusivement auprès d’éditeurs utilisant le protocole Ads.txt, un moyen de contrer les transactions frauduleuses et de protéger les éditeurs des achalandages non valides.

C'est à la suite d'une rencontre de son comité consultatif des technologies, jumelée à l'approbation de son comité du marketing numérique et de son conseil d'administration, que l'Aca a décidé de promouvoir auprès de ses membres l'intégration du protocole Ads.txt dans leur processus d'achats médias.

«Ce protocole permet de lutter contre les cas où quelqu’un présente de manière trompeuse un domaine dont l’espace publicitaire est mis en vente, explique Chris Williams, vice-président, marketing numérique, de l'Aca. L’acronyme Ads.txt signifie «Authorized Digital Seller», autrement dit «revendeur numérique autorisé». Un éditeur peut ainsi déclarer qui sont ses revendeurs accrédités afin que les acheteurs puissent savoir qui dispose véritablement de ses espaces publicitaires.»

Pour l’Aca, Ads.txt représente donc un rempart qui protège de façon substantielle les investissements des annonceurs en publicité numérique contre la fraude et l'achalandage qualifié de «non valide».

«D’une manière générale, Ads.txt protège de l’achalandage généré par des robots et non par des humains, ou visant à tromper les annonceurs sur sa nature», précise Chris Williams.

À partir du 1er octobre, l'Aca recommandera donc à ses membres de n’effectuer leurs achats médias numériques qu’auprès d’éditeurs ayant publié un fichier Ads.txt actif et correct.

«Publier un fichier Ads.txt est dans l’intérêt des éditeurs, assure Chris Williams. Certains domaines sont vendus par des réseaux ou des échanges publicitaires, même s’il est de notoriété publique qu’ils ne sont pas accessibles par ce genre de canaux. Cette situation entraîne un manque à gagner pour les éditeurs. Les annonceurs croient acheter de tels domaines en toute bonne foi, mais l’argent de leurs achats médias ne se rend jamais aux éditeurs légitimes, allant plutôt à un imposteur qui a accepté la transaction de façon frauduleuse. En fin de compte, cela nuit aux éditeurs comme aux annonceurs.»

Finalement, notons que, pour l'heure, cet endossement se limite à la publicité statique et vidéo diffusée sur ordinateurs de bureau, en attendant le perfectionnement et les tests d’une solution semblable pour les plateformes mobiles. Les perfectionnements futurs à partir du format Ads.txt dans le protocole Open RTB 3.0, comme Ads.cert, sont également les bienvenus, précise l'Aca.

«Nous encourageons les acheteurs médias à recourir à des solutions provenant de l’industrie pour la vérification de l’espace média obtenu des éditeurs par leurs revendeurs autorisés. De plus, nous encourageons les annonceurs à utiliser leurs ententes contractuelles avec leurs agences d’achats médias pour traiter des achats non conformes ou des inventaires trompeurs», conclut Chris Williams.