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Une campagne contre le Parti démocrate américain à saveur Shutterstock

À la chronique Bêtes de pub cette semaine, Arnaud Granata, éditeur d’Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Montréal, se penchent sur une campagne opposée au Parti démocrate américain utilisant des banques de photos libres de droits d’auteur.

Stéphane Mailhiot

havas Montréal

«J’ai quitté les démocrates parce qu’il est devenu acceptable d'encourager l'assassinat du président», proclame une publicité du groupe d’intérêt The Citizens Mandate à côté d'une photographie d'une femme avec une expression perplexe sur son visage. «On nage dans la démagogie», indique Stéphane Mailhiot.

Alors que l’image laisse présager qu’il s’agit d’une ancienne démocrate qui a abandonné le parti, le journaliste Mark Joseph Stern du magazine en ligne américain Slate soutient plutôt qu’elle semble provenir tout droit d’une banque d’images libres de droits d’auteur.

Depuis quelques semaines, le Parti démocrate américain fait face à un mouvement de défiance de ses électeurs avec la campagne #WalkAway, par laquelle des démocrates expliquent quitter un parti emprisonné dans le «politiquement correct cultivant l'idée d'une oppression systémique des minorités à des fins électoralistes».

L’offensive a véritablement décollé à la suite de la diffusion vers la fin de mai d'une vidéo dans laquelle le New-Yorkais Brandon Straka énumérait les raisons l’ayant poussé à quitter ce parti auquel il a pourtant toujours appartenu.

Des adversaires politiques des démocrates ont ainsi profité du mouvement en piratant la campagne de ceux qui semblaient quitter le parti «pour de bonnes raisons».  

Pour Stéphane Mailhiot, l'avènement de l'intelligence artificielle soulève aussi la question de l’authenticité des vidéos. «La machine est capable de créer des images de synthèse, mais également des vidéos et les voix qui les accompagnent.»

arnaud granata

infopresse

Cette technologie, désormais connue sous le terme Deepfake, provenant du nom du Redditer ayant fait découvrir la technique, permet de plaquer en temps réel le visage d’une personne sur celui d’une autre présente dans une vidéo. Si le procédé permet d'intégrer des visages dans un film, une publicité ou une émission, il peut également modifier les propos de n'importe quel individu y figurant. 

Aussi au programme cette semaine: Marie Kondo, essayiste japonaise spécialisée dans le rangement, le développement personnel et la résistance à la consommation facile, lance une gamme de boîtes, la fin de la marque de vêtements d’Ivanka Trump et une publicité de savon à lessive qui vante les bienfaits de la saleté. 

Retrouvez l’intégralité de la chronique Bêtes de pub, diffusée le jeudi à l’émission Médium large de Radio-Canada Première.