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Regain d'intérêt pour les ventes de l'Après-Noël

Si les ventes de l'Après-Noël étaient moins populaires chez les Québécois ces dernières années en comparaison avec le Vendredi fou et le Cyberlundi, elles regagnent du terrain pour atteindre un sommet depuis 2015 avec près de deux Québécois sur cinq qui prévoient y participer.

Donc, 38% des Québécois souhaitent profiter des ventes de l'Après-Noël, une hausse de 11% par rapport à l'année précédente, selon un récent sondage réalisé par L'Observateur pour le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). 

«Dans le cadre de sondages sur les grandes ventes, tels que celui du Vendredi fou ou de l’Après-Noël, il est intéressant de constater l’évolution de l’engouement des consommateurs année après année, note Jacques Pelletier, président du conseil et chef de la direction de L’Observateur. Alors qu’on observait une perte d’intérêt pour les ventes de l’Après-Noël ces dernières années, le regain de 2018 confirme qu'elles ont toujours une pertinence aux yeux des consommateurs.» 

La dépense moyenne se situe à 279$ par personne, une diminution de 17$ par rapport à 2017.

Si les consommateurs québécois prévoient davantage y participer, ils dépenseront toutefois moins. La dépense moyenne se situe en effet à 279$ par personne, une diminution de 17$ par rapport à 2017. Cet écart n'est pas si significatif et pourrait s'expliquer par les coûts moins élevés des produits électroniques, notamment, mentionne Léopold Turgeon, président-directeur général du CQCD. 

Par ailleurs, les vêtements et les accessoires de mode trônent en tête des articles les plus courus lors de ces soldes de l'Après-Noël.

 


«En analysant les données de l’Après-Noël en comparaison au Vendredi fou et au Cyberlundi, l'on constate que les ventes de novembre demeurent les plus populaires. Toutefois, cette année, la différence n’est que de 5%.»

Une telle tendance s'explique selon l'expert par un comportement d’achat réfléchi des consommateurs, qui se prévalent des ventes qui précèdent les Fêtes pour effectuer leurs achats consacrés à cette période. D'ailleurs, de la grande majorité de Québécois (72%) à adopter un comportement d'achat mesuré à l'approche des fêtes, 32% recherchent le meilleur prix, 27% se limitent aux articles sur leur liste et 13% recherchent les ventes en magasin, révélait un récent sondage réalisé par le Groupe Altus pour le CQCD.

Achats en ligne: la tendance se maintient

Même si le Cefrio a révélé récemment dans une étude que les fabricants, grossistes et détaillants québécois prévoyaient tous une croissance du commerce électronique pour leur entreprise dans la prochaine année, les intentions d'achats en ligne pendant les ventes de l'Après-Noël, elles, n'ont pas trop changé. Ainsi, 28% des consommateurs d'ici prévoient faire leurs emplettes en ligne à l’occasion de ces ventes, une baisse de 3% par rapport à 2017.

«Cette similarité s'explique selon nous par le fait qu'il s'agit du même bassin de personnes qui se procurent leurs articles en ligne, bien qu'ils en achètent plus», précise Léopold Turgeon.

Par ailleurs, même si Amazon demeure le site internet le plus populaire pour ces achats, le géant a connu une diminution de près de 10% par rapport à 2017, toujours selon l'enquête réalisée par Altus. 

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Au total, 1092 personnes ont rempli le questionnaire de L’Observateur du 3 au 10 décembre 2018. Les données ont été pondérées selon le genre pour refléter la démographie. La marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.