La référence en communication,
marketing, numérique et leadership

Les sujets de nos collaborateurs qui ont fait réagir l'industrie

Entre la campagne AniMAL de la SPCA censurée par la STM, la SQDC, le logo de Desjardins et les changements majeurs dans l’algorithme Facebook, 2018 aura été une autre année stimulée par les débats et enjeux de l'industrie. Voici les sept sujets des collaborateurs d'Infopresse qui ont le plus attiré l'attention. 

élise desaulniers

spca

L'inconfort de la STM

La campagne AniMAL de la SPCA censurée par la STM: La décision est tombée et sans appel. La campagne AniMAL de la SPCA de Montréal a été refusée par la Société de transport de Montréal (STM). Celle-ci n’est «pas confortable» avec le message et le visuel véhiculés. Pendant que le bacon d’une chaîne de déjeuners tapisse les murs du métro, il n’y a pas de place pour la photo d’un cochon vivant ou d’un outil qui sert à castrer les veaux. Élise Desaulniers, directrice générale de la SPCA de Montréal, croit pourtant que les Québécois sont prêts à être confrontés à ces images de cochons dans leur cage. 

 

olivier Bruel

Le cannabis et sa Société 

Le stupéfiant logo de la SQDC: La Société québécoise du cannabis (SQDC) a dévoilé son image de marque à la fin de juin, répondant ainsi à la sempiternelle question: comment vendre du pot? Ainsi, «Sans tambour ni fumette», a noté Olivier Bruel, un site web ainsi que des comptes Facebook, Twitter et LinkedIn, tous ornés d’un logo vert qui combine une feuille de cannabis et le «Q» de Québec, ont été discrètement lancés, dans un processus de légalisation qui a pourtant fait couler beaucoup d’encre.

pierre gince

Le coup médiatique de la semaine: la SQDC: Cannabis par ci, guerre au crime organisé par-là, accessibilité accrue près des écoles, création de la SQDC, réduction de la vente au détail à quatre jours par semaine… et quoi encore? Si, selon Pierre Gince, les médias québécois et canadiens parlaient peu du cannabis jusqu'à la promesse de Justin Trudeau en 2013, la population aura assisté à la naissance et à l’essor d’une nouvelle industrie et à l’enracinement d’un enjeu de société très complexe. 

 

Sonya Bacon

kbs

Le logo de Desjardins 

Et puis, le logo de Desjardins?«Une marque est "vivante" elle naît, mûrit, se développe, a une personnalité et, si elle n'évolue pas, sa survie peut être menacée», citait la vice-présidente, stratégies de marque et développement des affaires, de KBS Montréal, désormais Forsman & Bodenfors, Sonya Bacon. Comme toute révision d’un logo qui touche de près ou de loin sept millions de membres et de clients, il ne fait pas l’unanimité. Et si le lancement n’était pas un lancement, selon elle, un des enjeux de cette refonte identitaire demeure que son dévoilement public a tout simplement été raté. 

Desjardins et le péril ruche: «Sentez-vous trembler le patrimoine graphique québécois? C’est le Mouvement Desjardins qui se débarrasse de son abeille pour mieux faire son miel», signifiait Olivier Bruel. Rappelant ironiquement une réalité écologique bien actuelle, l’abeille est pourtant la première victime collatérale du changement d’image. Le repositionnement de la marque proposé par l’agence Lg2 et entériné par la haute direction incarne une réponse très classique aux enjeux de modernisation et d’intégration sur les plateformes numériques.

benoît giguère

Brandbourg, sdgq

Desjardins: élevons le débat: Tout a été dit ou presque depuis l’apparition dans les médias et réseaux sociaux du logotype faisant partie du nouveau programme d’identité de Desjardins, selon le président de la Société des designers graphiques du Québec (SDGQ), Benoît Giguère. «Aberration inexplicable», «truc de sans-génie», «solutions simplistes», «logo minable»: que des chroniqueurs et des leaders d’opinion de tous les horizons se soient prononcés de la sorte n’auraient pas surpris, la communauté design étant malheureusement habituée aux jugements à l’emporte-pièce à propos des changements d’identité visuelle et surtout des coûts liés à ces projets.

Jimmy Berthelet

stand montréal

Nouveau logo de Desjardins: une fenêtre sur la culture d’entreprise?: À la suite de la mini-polémique entourant le nouveau logo de Desjardins, Jimmy Berthelet, fondateur de Stand Montréal, a exprimé un certain malaise en tant que consommateur et comme spécialiste en identité. «Dans un souci d’élévation du débat», dit-il, répondant à l'opinion de Benoit Giguère, il jette une lumière différente sur le cas de Desjardins: celui des liens entre une marque, son agence, son identité et sa culture d’entreprise. 

 

jean-philippe shoiry

republik

Facebook encore et toujours dans l'eau chaude

Les changements majeurs dans l’algorithme Facebook:ce que ça signifie pour les marques: Le 11 janvier, Facebook annonçait pour la énième fois que le réseau social allait implanter progressivement des mesures visant à prioriser davantage le contenu d’amis, au détriment de celui publié par des pages d’entreprises. «Dans un écosystème où la demande publicitaire ne fait que croître, lançait alors Jean-Philippe Shoiry, stratège, nouveaux médias, et associé de Republik, cette annonce peut aussi être perçue comme une mesure permettant de diminuer l’offre publicitaire pour, ultimement, en augmenter la valeur. Suivant ce simple principe d’offre et de demande, les actionnaires du réseau social ne devraient pas trop s’inquiéter.» 

 

Laisser les données de côté pour écrire à Anick Lemay

Lettre à Anick Lemay: Dans ce billet «inhabituel», dit-il, Pierre Gince a choisi de mettre presque toutes les données de côté afin d’écrire à Anick Lemay par le biais d'Infopresse. La comédienne a décidé, instinctivement, de contrôler le premier message sur son cancer du sein qui allait être diffusé. Sa première chronique, présentée dans Urbania, est «beaucoup plus originale et percutante que ce qu’auraient été portés à faire, dans ta situation, probablement 98% des agents et personnalités: diffuser un communiqué», rappelle Pierre Gince. 

 

andréa viens

havas montréal

La croissance «exponentielle» du marketing d’influence

Marques et influenceurs: la fin de la lune de miel?: Le contenu est roi. Et les influenceurs sont ses sujets. Avec les tensions croissantes dans l’industrie, l'on remet de plus en plus en question la capacité des influenceurs à bien communiquer les messages des annonceurs. Comment faire face à la croissance exponentielle du marketing d’influence? Andréa Viens, stratège en médias sociaux de Havas Montréal, dresse quelques insights retenus lors de l'événement Social Media Week, à Los Angeles.

 

Pascale St-Onge

FNC-SCN

Les publicitaires et la crise des médias

Crise de la presse écrite: la responsabilité des agences de pub: Les médias écrits connaissent une crise sans précédent. Plusieurs journaux, électroniques ou sous format de papier, sont en danger, pas en raison d’une baisse du lectorat, mais surtout à cause de la décroissance marquée des revenus publicitaires. Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-SCN), croit que la survie d’une information rigoureuse, nuancée et crédible passe aussi par les professionnels et artisans de la publicité.