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L'industrie automobile en trois enjeux

À l’occasion de la tenue du Salon international de l’auto de Montréal, Luc Arbour, vice-président, service-conseil, de Bleublancrouge, expose trois défis de cette industrie.

Difficile de penser à une industrie plus plongée dans une reconfiguration radicale que celle de l’automobile. À l’heure où l’intelligence artificielle s’installe au volant, où des bornes de recharge électrique sont placées ici et là sur le réseau routier et où les attitudes des consommateurs face à la voiture évoluent vite, comment se dessine l’avenir de l’industrie automobile?

Des options à la propriété

De Car2Go à Communauto, de Lyft à Uber jusqu’à Zipcar et aux transports en commun et actifs, les options à la possession d’une automobile n’ont jamais été aussi nombreuses, surtout en milieu urbain. Mais il suffit de gratter un peu la surface pour trouver un autre phénomène à l’œuvre ici, selon Luc Arbour. «Un détachement, un désintérêt des plus jeunes générations se produit face à l’automobile, explique-t-il. De plus en plus d’entre eux se questionnent, à savoir s’ils ont vraiment besoin d’une voiture; de moins en moins possèdent même un permis de conduire. Ultimement, ça aura un impact sur les ventes.»

Le défi de l’électrification

«Au Salon de l’auto, à peu près tous les grands fabricants proposent des modèles hybrides, rechargeables et entièrement électriques», explique Luc Arbour. Assisterons-nous à une surenchère de ce côté ? «C’est là que la course à la batterie ayant le plus d’autonomie, qui se recharge le plus vite, la moins lourde et la moins coûteuse commence. Ça va devenir un élément très important.»

Des véhicules autonomes

L’autonomisation des véhicules représente une tendance lourde pour l’avenir. «Beaucoup de constructeurs investissent des ressources importantes dans le développement de voitures autonomes, indique Luc Arbour. Dans cette optique, tout l’aspect sécurité prendra une grande importance. Ce sera la course à qui aura les systèmes augmentant le plus la sécurité dans une voiture. »

Au-delà de tout ça, c’est le rapport même qu’on entretient avec l’automobile qui se trouve en plein changement. La possession d’un véhicule a longtemps été synonyme de liberté chez les jeunes. Aujourd’hui, le téléphone intelligent a peut-être déclassé la voiture à ce chapitre. «Les téléphones intelligents ont joué un très grand rôle dans l’érosion du besoin d’une auto, surtout chez les jeunes. On peut magasiner, socialiser, faire plein de choses à partir de chez soi. Dans ce contexte, la voiture devient plus utilitaire, un achat plus rationnel.»

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