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Prix Média: Émilie McAllister, présidente du jury 2018

Émilie McAllister, directrice, groupe stratégie, d'OMD Montréal, a déjà remporté le Prix de la relève, en plus d'avoir participé au jury du concours Prix Média lors des deux dernières années. Infopresse a voulu en savoir plus sur ses aspirations et attentes pour l'édition 2018.

Quelle est votre vision et qu'est-ce que vous avez envie de voir lors de la prochaine édition du concours?

Chaque année, le concours nous aide à faire valoir l'innovation et l'audace des campagnes d'ici. Cette année, j'espère découvrir des campagnes fortes, réunies autour de grandes idées, qui exploitent tout l'écosystème média et qui réfléchissent aux propriétés du paid et de l'earned. 

«J'ai l'impression que le numérique et la technologie nous tirent vers le haut et nous obligent à rester allumés.»

Lors des dernières éditions, les opérations qui se démarquaient alliaient parfaitement la stratégie de communication, les médias et le message. Leurs grandes qualités donnaient envie aux annonceurs d'embarquer à pieds joints dans les projets. 

S'il faut sentir que les médias sont au coeur de l'innovation et du produit final, je souhaite aussi voir de belles synergies entre tous les intervenants participant à une offensive. 

Cela dit, même si nous saluons l'audace et l'innovation, nous ne sommes pas là pour récompenser l'innovation à tout prix. L'important, c'est de souligner des initiatives qui innovent, mais jamais au détriment des objectifs de l'annonceur.

Comment les membres du jury sont-ils choisis? 

Ce qui fait la beauté d'un jury, c'est assurément sa diversité. J'ai voulu représenter adéquatement différentes industries en choisissant des personnes avec des parcours riches en médias, mais également variés. De plus, j'ai bien pris soin de renouveler la composition du jury. 

Faut-il s'attendre à des changements? 

Ces dernières années, beaucoup d'énergie a été mise à créer et à revoir certaines catégories. Encore une fois, l'exercice a été réalisé avec le même sérieux et la même rigueur. Cela dit, cette année, nous n'avons pas senti le besoin de créer de nouvelles catégories, mais plutôt de raffiner quelques règlements et de changer la structure de certains cas écrits pour qu'ils ressemblent davantage à ce que nous avons l'habitude de présenter pour un cas vidéo, par exemple. 

En plus de réitérer notre souhait de simplifier la façon dont les cas sont présentés, nous nous sommes aussi assurés que les règlements incluaient toutes les plateformes, que ce soit la tablette ou les versions numériques des quotidiens. 

D'après vous, comment les médias ont-ils évolué durant la dernière année?

Afin de rester vif et pertinent, il faut constamment être à l'affût des nouvelles technologies. Heureusement, nous commençons de plus en plus à maîtriser et à nous poser les bonnes questions au chapitre des technologies programmatiques. 

J'ai l'impression que le numérique et la technologie nous tirent vers le haut et nous obligent à rester allumés. Nous devenons plus à l'aise à naviguer dans les nouveautés et à distinguer les vraies des gizmos. 

L'écosystème est maintenant réfléchi au complet, et, selon moi, les années où l'on ne réfléchissait pas une création pour l'appareil mobile et le web sont révolues. 

«Même si l'on salue l'audace et l'innovation, l'on n'est pas là pour récompenser l'innovation à tout prix.»

Au Québec, plus spécifiquement, l'on sent que les partenaires ont envie d'accompagner les idées folles, qui font rayonner le talent et évoluer l'industrie. Je suis contente qu'on mette de l'avant notre volonté de repousser nos frontières communes. 

Vous voulez donner davantage de place à la relève dans le concours. Comment comptez-vous procéder?

Je suis chanceuse parce qu'il n'y a pas très longtemps, c'était moi, la relève! C'est la 10e édition du volet du Prix de la relève, et, cette année encore, nous souhaitons réitérer notre engagement à faire briller les jeunes talents d'ici. 

Depuis 2017, les critères ont été revus pour rendre possible la participation à toute personne avec moins de cinq années d'expérience en agence média, sans égard à l'âge. Nous reconnaissons maintenant qu'un expert média a très souvent un parcours qu'il n'avait pas avant. Ce sont des gens qui ont peut-être étudié en actuariat, en économie, ou même qui ont travaillé du côté annonceur. 

 

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La date limite d'inscription des pièces est le 16 février prochain. Pour tous les détails, consultez la page du concours