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hold - Seulement 4% des ventes au Canada se font en ligne

Dans un monde en constante évolution, les entreprises (canadiennes) du commerce de détail se doivent d'adopter le modèle d'affaires du commerce électronique pour survivre à la compétition, mais jusqu'à ce jour, très peu d'entre elles l'effectue.

Lors de l'événement eCOMMtl jeudi dernier, Nectarios Economakis, directeur de comptes chez Google, affirme que les entreprises sont également contraintes de s'adapter aux changements dictés par le consommateur. (Des changements quant à des aspects décisifs de l'avenir du commerce en ligne doivent s'opérer, soit par rapport aux coûts et au délai de livraison et aux frais d'importation élevés.) Il exige aujourd'hui un délai de livraison rapide et des frais peu élevés. L'immédiateté est devenue la nouvelle norme.

Malgré ce faible taux du commerce en ligne, les opportunités sont pourtant bien présentes. On estime une augmentation de 17,4% du commerce électronique en 2014 chez les Canadiens et une hausse du volume de recherche pour les termes Black Friday, Cyber Monday et Boxing Day. Les Québécois sont parmi les plus grands utilisateurs d'Internet au monde, mais plus lents à s'adapter aux nouvelles réalités que le reste du Canada.

Le géant Amazon accapare 40% des ventes total en ligne au Canada, on parle donc de véritables fuites de capitaux vers les États-Unis. En lançant 14 nouvelles catégories de produits, ce dernier a augmenté de manière étourdissante ses parts de marché au Canada, tout en trouvant une solution aux problèmes de livraison en lançant premièrement Amazon Prime dans les grands centres urbains canadiens, un facteur clé de succès. Une livraison rapide et à faible coût mène à la satisfaction du consommateur.

On estime que d'ici 2020, le commerce électronique occupera une place de plus en plus importante et que 130 milliards de dollars seront générés par le commerce électronique. Comparativement au Royaume-Uni, qui demeure largement le leader en matière de commerce électronique (STAT!), le Canada est à la traîne, car de nombreux investissements en technologie, (organizational and incentival?) sont nécessaires pour tirer son épingle du jeu.

Afin que les entreprises du commerce de détail adopte le canal du commerce électronique, l'enjeu réside dans la collecte de données du consommateur sur son expérience de magasinage en ligne, sur mobile et sur ordinateur afin de le comprendre et de développer une stratégie.

À l'ère numérique, la mobilité demeure un facteur incontournable pour le commerce électronique. On estime qu'environ 50% des Québécois utilisent leur téléphone en magasinant dans les commerces physiques et ce chiffre ne fera qu'augmenter d'année en année. Pourtant, 25% des commerces de détail n'ont pas de site optimisé pour le mobile et 80% d'entre eux n'ont pas de site optimisé pour tablette, alors qu'un Canadien sur trois en possède une. L'expérience de magasinage sur mobile a un effet significatif sur les ventes, comme le démontre Wal-Mart qui a vu son taux de conversion (?) augmenté de 28% à la suite de l'optimisation de son site.

Bref, un contenu engageant et dynamique orienté vers le client, ?