WWF-Canada choisit la (vraie) nature

18 Déc 2019 La Sélection du mois

WWF-Canada choisit la (vraie) nature

Le mandat

Les experts le répètent depuis plusieurs années déjà: si rien n’est fait pour réduire la pollution dans les océans, leur concentration en plastique sera plus importante qu’en poissons d’ici 2050. Parallèlement, le plastique et le polyester sont les principaux matériaux utilisés dans la fabrication des imitations de plantes.

Taxi souhaite consacrer une partie de son agenda à des mandats «proactifs et bénévoles», fait valoir George Giampuranis, directeur de création principal de Taxi Montréal. «Nous voulions concevoir une campagne pour mettre de l’avant l’ironie derrière l’idée d’acheter de fausses plantes en plastique puis leur effet néfaste sur l’environnement», poursuit-il. 

L’agence a approché le WWF, qui a aussitôt embarqué dans la proposition.

«L’importance de la nature en ville n’est plus à démontrer : purification et rafraîchissement de l’air, habitats pour la biodiversité, gestion des eaux de pluie et de ruissèlement, maintien de la qualité et de la structure des sols, santé physique et bien-être psychologique», énumère Sophie Paradis, directrice de WWF-Canada pour le Québec.

L'insight

Les plantes artificielles sont esthétiques, faciles à entretenir et sont presque éternelles. Les données sur l’effet du plastique sont probantes, selon George Giampuranis, et rendent ces arguments inadmissibles.

«Le plastique est omniprésent dans nos vies, et il est facile de se laisser séduire par les apparences et le côté pratique des fleurs artificielles. La popularité croissante des plantes en plastique en est la preuve.» L’idée donc, était de remettre en question cette habitude de consommation paradoxale, alors que le plastique aboutira inévitablement dans l’environnement.

George Giampuranis et la directrice artistique Marie Cermakova ont fabriqué à la main la pièce centrale de la campagne, un herbier de plastique installé dans un jardin botanique montréalais.

«Nous avons conçu une belle campagne léchée qui expose un problème très laid, lance George Giampuranis, afin de créer une tension entre le faux et le naturel.»

Le déploiement

En plus de l’installation de l’herbier, Flore fatale propose un site Internet, une portion sur les médias sociaux, ainsi qu’une campagne d’affichage, toujours afin de démontrer qu’il est impératif de repenser la relation avec le plastique. 

Lancée le 22 novembre, l’offensive se poursuit jusqu’au 16 décembre. 

Agence : TAXI Montréal
Directrice générale : Emma Toth
Directeur de la création : George Giampuranis
Vice-président, Stratégie : Rafik Belmesk
Directeur de compte : Vlad Omazic
Réalisateur/Photographe : Jean Malek
Directrice artistique : Marie Cermakova
Directeur Artistique : Nicolas Baillargeon
Concepteur-rédacteur : Christian Bélanger
Concepteur-rédacteur : André Mantha
Stratège : Julia Bélouis
Productrice : Chantal Wakil
Production : Cinélande 
Studio de production : Please don’t tell inc.
Productrice photo & video : Natacha Nicol
Producteur Numérique : Maxime Boivin
Direction Photo : Roland Cody Larocque
1er Assistant : Frederic Bedard
Post-Production : Sud-Ouest & Logic 4 (Marie-Ève Dugas)
Musique : Arthur Gaumont
Directeur de studio/Producteur imprimé : Laurent Trudel
Infographiste : Gregory Fleurantin
Traductrice-Réviseure : Cristina Marziale
Agence Média : Wavemaker
Stratège média : Jade Laflamme

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