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Est-ce le temps que les entreprises du Québec s'attardent au «growth hacking»?

Thoma Daneau Stratège numérique, www.thomadaneau.com/

Le growth hacking est un terme qui se définit mal en français: c'est la discipline qui dit allier créativité et ingénierie pour atteindre une croissance. C'est surtout une façon de penser qui aide les entreprises émergentes à atteindre de nouveaux sommets. Est-ce que c'est le temps que les sociétés québécoises s'en inspirent?

J'ai décidé de parler de growth hacking, car je me suis rendu compte, grâce à une petite recherche sur le site d'Infopresse, qu'aucun article ne portait encore sur cette discipline, pourtant très populaire dans le milieu des entreprises émergentes. J'ai donc décidé de défricher ça. Certains diront que ce n'est qu'un buzzword de plus, mais disons que ça simplifie la discussion de parler de «growth hacking» plutôt que de «marketing».

Growth hacker: personne apte à bien comprendre le fonctionnement d'internet et de ses utilisateurs de manière à les faire converger vers sa plateforme. 

Plateforme est un mot employé pour combiner site web, application ou site de commerce électronique dans un même terme.

Pourquoi le growth hacking devrait être important pour votre entreprise?

Parce que c'est une discipline qui a pour but d'acquérir des utilisateurs de façon ingénieuse en s'orientant autour des résultats des tactiques. Le seul résultat recherché par le growth hacking, c'est la croissance. Voilà la raison pour laquelle les entreprises devraient s'y attarder.

le growth hacking En résumé: trouver des moyens ingénieux d'attirer la croissance.

Dans des cas connus comme celui de Hotmail, il suffisait d'ajouter un lien dans le bas des courriels envoyés pour permettre d'obtenir un compte gratuit. Dans des cas comme Dropbox, c'était de mettre en place un parfait système de référence pour que les utilisateurs invitent d'autres personnes. Il existe des tonnes d'exemples comme ceux-ci qui vous permettraient de comprendre pourquoi cette discipline intéresse tant les sociétés en démarrage. Et c'est simple: ces dernières ayant souvent moins d'argent cherchent des méthodes ingénieuses d'attirer la croissance. Tandis que des entreprises bien établies vont simplement continuer de recourir aux méthodes ayant toujours fonctionné.

Et pourtant.

Pourtant, je n'aime que toi: résultats.

Tout le monde aime ça, les résultats, même les grandes organisations. Le problème, c'est que ça demande souvent de sortir du cadre habituel du marketing auquel elles sont habituées. Ça demande de penser en dehors de la boîte et de faire preuve de créativité.

Ça ne marchera pas à tous les coups, c'est sûr. C'est comme n'importe quoi, le growth hacking, ça peut marcher ou non. D'ailleurs, la majorité des cas à succès l'ont été aussi grâce à un facteur chance pas à négliger.

Là, n'allez pas penser que je dis que vous devez arrêter vos campagnes de communication pour essayer d'être viraux sur internet, puis acquérir plein de clients. Ce ne veut pas non plus dire que la viralité elle-même vous apportera des clients. C'est la raison pour laquelle le growth hacking mise sur les résultats, pas sur le nombre d'impressions ou de partages d'un contenu.

En mettant l'accent sur les résultats, l'on peut trouver la méthode qui permet d'acquérir le plus d'utilisateurs au moins coût possible. C'est pour cela que la feuille Excel constitue souvent le meilleur ami du growth hacker.

Cette discipline ne met pas de côté des méthodes traditionnelles comme les achats médias ou les médias sociaux, mais celles-ci seront comparées à leur juste titre contre d'autres méthodes.

Pour commencer à explorer cette discipline, voici quelques liens qui pourraient vous intéresser:

  • https://growthhackers.com/
  • http://www.quicksprout.com/the-definitive-guide-to-growth-hacking/
     

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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