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Citoyen numérique et fausses nouvelles: notre rôle en relations publiques

Serge Vallières Directeur conseil, Citoyen Optimum

Le 7 mars dernier, j’ai assisté à la cinquième édition du forum Les Tablettistes, une initiative organisée par notre client Groupe Média TFO. Le citoyen numérique était la thématique centrale, et les multiples panels et conférences m’ont inspiré à plusieurs égards.

Premièrement, traitons de la question entourant l’identité numérique (on peut penser notamment aux futures générations qui vont probablement être appelées à occuper un poste qui, pour l’instant, n’existe peut-être même pas). À titre de professionnels en relations publiques, nous avons la responsabilité de communiquer avec le bon message, avec le bon public et sur le bon réseau social pour faire parler d’un projet, d’un produit ou d’une cause, de façon interactive.

S’il-vous-plaît, pouvons-nous faire en sorte d’éduquer nos clients (oui, c’est possible) et de les faire sortir de leur zone de confort, pour tester de nouvelles idées qui vont sortir du cadre tel qu’on le connaît.

La citoyenneté numérique m’a certes inspiré, mais que dire du panel sur les fausses nouvelles, un sujet qui fait couler de l’encre ces temps-ci. À l’ère de l’information à la vitesse grand «V», tout va trop vite et les publics à qui l’on s’adresse s’abreuvent, pas tous mais plusieurs, à partir des médias sociaux. Jusque-là, ça va. En fait, ça ne va pas.

Je pense qu’on doit saluer le fait que les médias sont plus numériques que dans le passé. Toutefois, il faut quand même privilégier les institutions médiatiques comme source principale d’information. Petit bémol ici, je ne m’oppose pas au fait de lire un texte de La Presse+ ou d’un autre média crédible sur Facebook, Twitter ou LinkedIn. Ce qui me dérange ici, c’est plus le phénomène des gens qui lisent des nouvelles sur des grands réseaux sociaux (insérer le nom du réseau social qui vous inspire ICI) qui ne proviennent pas de l’univers des médias, donc des fausses nouvelles.

En tant que professionnel des relations publiques, pouvons-nous au moins ne pas encourager ce courant qui, à mon avis, est plus grand qu’un phénomène, c’est un problème qui impacte les médias, mais qui a aussi le potentiel de menacer les relations publiques, plus précisément celles avec les médias, comme on les connaît.

En fait, pouvons-nous nous promettre de ne pas tomber dans le panneau, car notre responsabilité est aussi de contribuer à façonner l’actualité à notre manière, c’est-à-dire, en positionnant des sujets pertinents, avec un élément de nouvelle, pour informer la population ou le public que vous ciblez, avec une histoire qui découle d’une campagne, d’un programme ou d’une offensive de communication.

En terminant, je n’ai pas la prétention d’avoir la solution pour remédier aux fausses nouvelles, mais je peux au moins vous promettre que ceci n’est pas une nouvelle, mais plutôt mon humble opinion.

 

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.