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Le coup médiatique de la semaine: le pont Jacques-Cartier

Pierre Gince ARP, président, Mesure Média et Direction Communications stratégiques

Depuis le temps qu’il en est question dans les médias… Enfin, les célébrations du 375e anniversaire de Montréal ont débuté!

Le 17 mai, différentes activités ont contribué à donner le coup d’envoi: les clochers des églises de Montréal ont retenti à l’unisson, les premiers ministres Trudeau et Couillard entouraient le très souriant maire Coderre, le Centre Bell a donné lieu à un spectacle unique et le pont Jacques-Cartier a été officiellement illuminé. 

Qu’est-ce qu’un pont?

Sauf exception, l’analyse du contenu des médias traditionnels et sociaux porte sur le rayonnement des organisations, des marques et des porte-parole, ou sur l’impact d’une décision ou d’un enjeu de société. Dans ce cas-ci, nous sommes dans l’exception puisqu’il est question… d’un pont.

MALGRÉ LA SYNERGIE QUE LES DIFFÉRENTS «PARENTS» ONT MISE AU POINT POUR OBTENIR UNE COUVERTURE DE PRESSE, LE PONT JACQUES-CARTIER A DÉJÀ ET CONTINUERA DE FAIRE L’OBJET DE TRÈS NOMBREUSES RETOMBÉES SOLLICITÉES ET NON SOLLICITÉES.

Depuis plusieurs décennies, le pont Jacques-Cartier est bien plus qu’un tronçon de route reliant Montréal à Longueuil: il s’agit d’une icône de Montréal, icône qui sera éclairée durant 10 ans, et dont les différentes étapes (de la présentation du concept à l’éclairage officiel, mercredi soir, en passant par celles de l’installation et des tests) ont fait l’objet d’une couverture de presse soutenue.

Un pont, ça n’entre dans aucune catégorie d’analyse! Pourtant, le pont Jacques-Cartier est dominant dans la couverture de presse portant, depuis environ deux ans, sur le 375e anniversaire de Montréal.

À qui revient le bénéfice des retombées?

Ce qui est également particulier dans ce cas-ci, c’est la «paternité» du sujet.

Même s’il appartient officiellement à l’organisme fédéral Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain, le pont Jacques-Cartier s’est fait adopter par plusieurs parents ces derniers mois: il est en effet devenu «le pont de Moment Factory» – et des autres partenaires qui ont mis leurs expertises complémentaires à profit –, «le pont du maire Coderre», «le pont des Montréalais», «le pont du 375e», etc.

Malgré la synergie que les différents «parents» ont mise au point pour obtenir une couverture de presse, le pont Jacques-Cartier a déjà et continuera de faire l’objet de très nombreuses retombées sollicitées ou non sollicitées, tant à Montréal qu’au Québec, que dans le reste du Canada et à l’étranger.

Au Québec, la moitié de la couverture sur cette illumination provient des médias de Montréal, l’autre moitié provient des médias de différentes régions, incluant les villes de Québec, de Gatineau et de Sherbrooke.

Dans un tel cas, au bénéfice de qui les retombées de presse sont-elles analysées?

La réponse est simple: au bénéfice du pont Jacques-Cartier. Tout comme les retombées portant sur le spectacle piloté par Guy A. Lepage constituent un sujet en soi. L’inauguration officielle, c’est la même chose. Chaque fête prévue dans les arrondissements, également, etc.

Ainsi, les retombées sur le pont Jacques-Cartier pourraient être analysées, en bloc, au bénéfice de celui-ci. Dans le contexte actuel, tant la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal que Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain pourraient s’enorgueillir du gigantesque gain de réputation obtenu.

L’illumination du pont étant un événement diffusé en direct à la télévision mercredi soir, il n’est pas surprenant de constater que la télévision et la radio composent plus de 85% de la couverture médiatique.  

 

Parallèlement, les retombées portant sur ce pont et qui mentionnent Moment Factory pourraient être isolées et analysées au bénéfice de cette entreprise. Celles qui mentionnent les créateurs pourraient aussi avoir des gains de réputation différents.

D’ailleurs, Moment Factory est présente dans 14% de la visibilité médiatique accordée à l’illumination du pont Jacques-Cartier.

La somme du gain de réputation de chaque activité pourrait être isolée dans un rapport d’analyse, à la suite duquel de multiples croisements de données et de totaux partiels et totaux permettent d’améliorer l’efficacité des gestionnaires des communications.  

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine, grâce à une ou à plusieurs retombées de presse.

N.B. Lheure de tombée de cette chronique ne nous permettait pas de diffuser des données significatives sur la couverture à linternational.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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