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Le bon coup médiatique de la semaine: Patrice Bernier

Pierre Gince ARP, président, Mesure Média et Direction Communications stratégiques

Articulé, affable et toujours disponible selon ce qu’en disaient les journalistes, et grandement engagé dans la communauté, Patrice Bernier aura été le Jean Béliveau de l’Impact de Montréal.

 

Comme M. Béliveau l’avait fait au moment de saluer ses partisans une dernière fois, le numéro 8 a affirmé, à l’issue d’une saison en queue de poisson, dimanche dernier au stade Saputo, qu’il n’allait pas disparaître de la sphère publique. «On va se revoir!», a-t-il dit, sous les cris des partisans.

Toute la saison 2017, Patrice Bernier a été l'un des joueurs les plus médiatisés de l'Impact. Cependant, ces derniers jours, son nom a été beaucoup plus souvent mentionné. 

Nous avons analysé deux retombées:

98,5 FM, 20 octobre 2017, chronique sportive de l’émission Le Québec maintenant. Toutes les variables sont positives, dont celles-ci: introduction, ton, traitement journalistique. Gain de 34 463$ pour Patrice Bernier.

Toute la saison 2017, Patrice Bernier a été l'un des joueurs les plus médiatisés de l'Impact. cependant, ces derniers jours, son nom a été beaucoup plus souvent mentionné. 

 

Journal de Montréal, 22 octobre 2017: la une et les pages 76 à 79. Toutes les variables sont positives, dont celles-ci: titres, photos, bas de vignettes, traitement journalistique, position dans la page et dans le média, etc. Gain de 228 664$ pour Patrice Bernier.

Patrice Bernier: une vedette et, pourtant…

Cette saison, Patrice Bernier a été l’un des sujets traités le plus positivement par les médias montréalais, tout comme Nacho Piatti et le nouveau-venu Samuel Piette.

Au cours des derniers jours en particulier, Patrice Bernier a été relativement médiatisé pour un joueur de soccer professionnel. Mais, la couverture accordée aux joueurs du «bleu, blanc, noir» est bien différente de celle qu’obtient le «bleu, blanc, rouge»…

Comparons la couverture accordée aux capitaines de deux équipes montréalaises:

L’Impact n’a pas aidé sa cause…

De façon générale, la couverture de l’Impact a été passablement neutre – souvent factuelle, ce qui n’est jamais bon signe pour une équipe qui souhaite créer un engouement – ou même négative. Pourquoi? Parce qu’il a été beaucoup question d’une place dans les séries éliminatoires devenue difficile à obtenir, de l’absence de «joueurs de concession» et de la possibilité du congédiement de l'entraîneur Mauro Biello.

Lors du bilan de la saison 2017, l’équipe elle-même n’a pas aidé sa cause, alors que le président Joey Saputo a affirmé, après avoir congédié Mauro Biello – né dans l’organisation – qu’il lui cherchait un successeur depuis… juillet dernier.

En seulement deux jours, pas moins de 181 mentions ont fait état de cette déclaration. Voici le déficit de réputation généré par l’une d’elles:

Journal de Montréal, 25 octobre 2017, page 92. On note de nombreuses variables négatives, dont le titre, le sous-titre, l’amorce et le traitement journalistique. Déficit de – 15 485$ pour l’Impact.

Go, Habs, Go!

Gagne ou perd, ça ne change rien: la Sainte-Flanelle domine nettement la couverture médiatique à Montréal. Voici des données sans équivoque:

Et maintenant…

Toujours préoccupée par un engouement à créer dans la communauté montréalaise – particulièrement dans les médias traditionnels et sociaux –, la direction de l’Impact de Montréal ne manquera pas de défis la saison prochaine.

Trois décisions, qui devront être prises au cours des prochains mois, seront intimement liées à ce «buzz»… ou non: le choix du prochain capitaine, la signature d’une véritable vedette de renommée internationale et, surtout, celle d’un nouvel entraîneur pouvant s’exprimer en français.

 

Chaque vendredi, Mesure Média présente le gain de réputation (ou le déficit) enregistré par une marque, une organisation ou une personnalité au cours de la semaine.

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, nous évaluons différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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