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Canadiens à Sotchi: des occasions de commandites manquées?

Pascale Chassé vice-présidente, leader client, Cossette

À l'issue des Jeux olympiques, les marques n'auront pas toutes le réflexe d'en profiter pour s'associer à un athlète; Pascale Chassé, vice-présidente, leader client et spécialiste en commandite de Cossette, fait le point.

Jamais la fierté canadienne n'a atteint un tel sommet, et nous sommes seulement à la première semaine des Jeux de Sotchi.

Nos athlètes, Bilodeau, les soeurs Dufour-Lapointe, Hamelin et Kingsbury, offrent aux marques canadiennes et québécoises une chance inouïe de s'associer à des personnalités qui représentent merveilleusement bien les plus grandes valeurs de notre société: persévérance, rigueur, performance, santé et saines habitudes de vie. Les marques se bousculent-elles pour saisir cette occasion? Malheureusement, je n'en suis pas certaine.

Au Canada, je note que les marques se gardent une grande gêne face à la commandite d'athlètes.

Bien sûr, des exemples comme Alexandre Despatie, commandité pendant plus de 15 ans par McDonald's, nous porte à croire que tous les médaillés olympiques canadiens obtiennent des grandes commandites. Mais la réalité n'est pas aussi reluisante.

Les grandes marques comme Bell, Visa, P&G, Saputo et bien d'autres privilégient davantage la commandite d'un groupe d'athlètes, parce que cela les positionne comme commanditaires des Jeux, augmente leur chance d'être associés à un gagnant et, surtout, élimine les risques de crise, comme celle qu'a connue Rona, il y a plusieurs années avec Geneviève Jeanson.

Malgré cela, nos athlètes qui performent aujourd'hui à Sotchi ne recevront pas autant de propositions à leur retour au pays qu'on le laisse croire. Souvent, ils devront se résoudre à multiplier plusieurs petites commandites pour obtenir des revenus à la hauteur de leur accomplissement. Oui, ils auront des contrats pour de la publicité, des conférences et des apparitions en public, mais peu de marques offriront leur engagement total à un athlète, comme l'a fait McDonald's avec Alexandre Despatie.

En 2014, je crois que les marques canadiennes et québécoises se privent de partenaires exceptionnels pour faire rayonner leur marque et profiter de la cote d'amour de ses athlètes qui n'a jamais été aussi concrète que par le développement foudroyant de leurs réseaux sociaux respectifs. Ils sont performants, la population les aime et les admire, ils sont resplendissants, intelligents et déterminés.

Nos athlètes méritent la confiance des marques! Allez-y c'est le moment de faire un grand coup!

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