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À vos causes, relationnistes!

Meriem Idrissi Kaitouni Chargée de projets, Citoyen Optimum

Le 29 mars dernier, à l’occasion de la conférence Infopresse sur les nouveaux défis de l’industrie des relations publiques, plusieurs figures montantes et passionnées de relations publiques y ont partagé campagnes, paradigmes et stratégies mettant en lumière les nouveaux défis de notre métier. 

À mon sens, un fil conducteur s’est dessiné durant cette journée: l’engagement. Pas une intervention sans les mots conscience, cause, intégrité, authenticité ou confiance. Une toile de fond résultante d’un climat international délétère.

S’engager pour mieux répondre aux défis de l’industrie des relations publiques paraît d’autant plus parlant lorsque l’engagement dépasse la marque. 

Aujourd’hui, il semble que les relations publiques ne se dérobent plus à cette conscientisation des professions, ce qui donne à la célèbre formule de Rabelais un sens retentissant: science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

Les études le démontrent, la confiance envers les institutions, les médias et les entreprises décline. La majorité des employés demandent aujourd’hui à leur entreprise de faire une différence dans la société, qu’elle contribue au bien commun. Voici une touche d’optimisme que les experts en relations publiques semblent avoir adopté pour raviver la confiance envers les organisations.

Injecter la marque dans une conversation culturelle

S’engager pour mieux répondre aux défis de l’industrie des relations publiques paraît d’autant plus parlant lorsque l’engagement dépasse la marque. C’est le cas, par exemple, de Reebok, pour qui la marque est toujours deuxième derrière la cause qu’elle cherche à défendre. Des campagnes comme #perfectnever ou #seeyasoda, prônant l’acceptation de soi ou l’appréciation de son imperfection, témoignent de l’empathie de la marque et de son engagement proactif à répondre aux maux de la société.

On peut aussi présenter cet engagement comme de l’agilité en distinguant notamment les marques qui reconnaîtront ce qui se passe dans la société et qui s’y adapteront judicieusement. En ce sens, l'avenir d’une marque résiderait dans la manière de vite saisir des occasions afin de susciter le lien émotionnel et l'engagement.

L’engagement serait donc une arme fatale pour le monde cynique dans lequel nous semblons vivre. Attention toutefois au «slaktivisme», concept illustré par le célèbre «liking isn’t helping», qui en met en garde sur l’engagement passif, qui ne mène pas aux actions concrètes.

L’engagement serait donc une arme fatale pour le monde cynique dans lequel nous semblons vivre. 

S’allier en fonction de ses valeurs

Enfin, n’oublions pas de souligner que l’entreprise pour laquelle on évolue, que ce soit en agence ou du côté annonceur, doit choisir une cause, l’habiter et la faire grandir. Pour cela, la marque doit travailler sur son aura en s’alliant intelligemment et avec authenticité; que ce soit avec ses employés, caractérisés comme l’extension de la marque employeur ou avec les influenceurs avec lesquels elle entretient une collaboration. La marque doit miser sur des porte-parole qui auront le potentiel de s’allier aux consommateurs à la recherche constante d'authenticité, d’inspiration et de crédibilité. On générera ainsi de la passion, au bénéfice de tous!

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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