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Les beaux malaises

Kerlande Mibel Présidente, Zwart

Marketing multiculturel, marketing interculturel, marketing ethnique, marketing transculturel, marketing de diversité, ces différents noms témoignent d’une prise de conscience sur l’importance de segmenter par origine et héritage ethnoculturel. 

Puisqu’on parle de diversité ethnoculturelle, on retrouve toutes sortes d’appréhensions. En voici cinq!

Mais, c’est de la discrimination! En général, c’est le propre de la segmentation en marketing. Il s’agit de mieux définir un public afin de mieux l'atteindre. Car, comme le dit le vieil adage, «qui trop embrasse mal étreint». Par exemple, plusieurs annonceurs et agences ne ciblent que les femmes. Ainsi, le marketing multiculturel constitue une approche permettant de prendre en compte les transformations, en cours, sur le plan démographique et celui de la consommation.

Tu sais, les accommodements raisonnables... Adapter son produit et son message pour une clientèle n’est pas de l’accommodement raisonnable. C’est une approche stratégique afin d'assurer la croissance de votre entreprise, soit l’objectif premier de toute organisation.

Ben voyons, c’est de la ghettoïsation. Au contraire, le consommateur se sent concerné lorsqu’un annonceur s’adresse directement à lui en recourant, entre autres, à des insights culturels. Par conséquent, il aura la curiosité d’essayer ce qu’on lui propose.

Le marketing multiculturel, c’est davantage qu’une traduction mot à mot.

Mais nous traduisons nos documents. Bel effort, beau début. Toutefois, le marketing multiculturel, c’est davantage qu’une traduction mot à mot. Les perceptions, attitudes, croyances, l’histoire, la culture sont des éléments à considérer dans l'élaboration d'une stratégie.

Au Québec nous sommes régis par la loi 101. Le respect de cette loi n’empêche pas de segmenter par héritage ethnoculturel. Il suffit d’être créatif.

L’industrie publicitaire québécoise a pris son envol lorsqu’elle a misé sur ses particularités, en se différenciant du reste du Canada. Ainsi, les agences ont commencé à produire des messages adaptés aux réalités québécoises.

Selon Environics, de 2008 à 2013, les dépenses de consommation des Canadiens ont grimpé 21%, passant de 976 milliards$ à 1,177 billion$. Dans certains groupes ethnoculturels, on a observé une croissance plus élevée. Par exemple, 55% dans les communautés noires et 40% dans la chinoise. Sur chaque tranche de 100$ dépensés au pays, 21$ viennent d’immigrants. Êtes-vous prêts à laisser cet argent de côté?

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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