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Marketing de contenu: mon baptême SXSW

Julie Trudeau Conseillère, stratégie numérique et création de contenu, Substance stratégies

Le marketing de contenu était la thématique au cœur de ma planification générale. Déjà, je peux vous dire que la fin de semaine à SXSW Interactive est loin de m’avoir déçue! En voici un aperçu.

J’avais d’abord planifié ma journée avec plusieurs options. Les deux premières conférences auxquelles j’ai assisté ont comblé mes attentes.

Crée un contenu pertinent
Keila Garrison d’Oracle et Lyndsay Iorio Signor de NBC Sports formaient le tandem qui animait la conférence Simple Ways to Massively Increase Your Content. 

Toujours dans l’objectif de donner le bon contenu à la bonne personne au bon moment, le premier concept qui m’a semblé intéressant, ce sont les mathématiques du contenu. Pour suivre leur schème de réflexion: si tu as 30 sujets à couvrir et cinq différents personas à combler, eh bien, tu as au final 150 pièces à livrer (30 x 5 = 150)!

Évidemment, la solution n’est pas de tout produire. Iorio Signor a d’ailleurs tracé un parallèle avec NBC, qui produit finalement près de 20% du contenu qu'il diffuse. D’où l’importance d’une bonne veille et des trouvailles partagées. Deux bonnes pratiques vitales pour bien garnir ses différents réseaux sociaux, c'est-à-dire 20 comptes sur six plateformes.

Le second concept portait sur trois types de contenu, soit ceux à effort élevé, effort moyen et faible effort.
- Le contenu à effort élevé demande un plus gros investissement. Il s’agit de billets de blogue ou d’infographies.
- Le contenu à effort moyen réside souvent en des questions-réponses. Ainsi les consommateurs obtiennent l’information afin de répondre à leurs interrogations précises.
- Le contenu à faible effort se résume à des contenus générés par les utilisateurs. La marque partage alors différents contenus traitant d’expériences ou de commentaires des utilisateurs. 

Étonnamment, les contenus à faible effort et à effort moyen transforment trois fois plus de prospects en clients que celui à effort élevé. 

Les consommateurs d’aujourd’hui désirent de moins en moins lire du contenu traitant de biens et services. Ils veulent lire ce que les autres en pensent.

Cela peut s’expliquer de plusieurs façons. Mais pour synthétiser, il est évident que les consommateurs d’aujourd’hui désirent de moins en moins (voire aucunement) lire du contenu traitant de biens et services. Ils veulent lire ce que les autres, les gens comme eux, en pensent.

Cela ne veut pas dire non plus que le contenu à effort élevé ne doive plus faire partie de votre stratégie de contenu. Ce genre de contenu permet d'atteindre d’autres types d’objectifs, comme la notoriété (pour plus de détails, voir le blogue Oracle). 

Crée-moi du contenu qui se partage!
Après une marche d’une vingtaine de minutes sous le soleil chaud d’Austin, j’ai écouté très activement la conférence donnée par Dao Nguyen de BuzzFeed. 

Le plus intéressant, à mon avis, était la portion scientifique de la présentation, ou la manière de se munir d’outils afin d’augmenter le partage des contenus. Elle a donné plusieurs pistes intéressantes testées par BuzzFeed. En voici une courte liste: 
- S’assurer que le contenu apparaisse bien sur les différentes plateformes mobiles en utilisant des outils d’aperçu mobile.
- Recourir à des outils permettant de vérifier que les différentes publications apparaissent à leur meilleur, même en étant partagées, puis les modifier si ce n’est pas le cas.

Puis, BuzzFeed s’est posé de bonnes questions:
- Lisons-nous les articles que nous partageons?
Les gens qui partagent un article passent 68% plus de temps sur la page de l’article en question. Cette proportion est semblable pour les contenus commandités, avec 80%.
- Partageons-nous les contenus que nous lisons?
Plus nous lisons, plus nous sommes enclins à partager.

Fait intéressant: le partage est clairement plus féminin. Les femmes partagent quatre fois plus que les hommes… autant hors ligne qu’en ligne, il va s’en dire.

Sur YouTube, la vidéo informationnelle fonctionne le plus, tandis que sur Facebook, c’est la vidéo identitaire.

Finalement, la conférence n’aurait pas été aussi intéressante sans parler de vidéo. Vous vous demandez peut-être ce qui change d’une plateforme vidéo à l’autre. Entre Facebook et YouTube, le type de vidéo diffère. En effet, sur YouTube, la vidéo informationnelle fonctionnerait le plus, tandis que sur Facebook, c’est la vidéo identitaire. 

Le reste, c’est du gâteau
SXSW, c’est gigantesque. Je ne vous apprends rien. La clé: l'application SXSW. En effet, mon appareil mobile est devenu assez vite mon meilleur ami. Itinéraires de salle en salle, résumés éloquents, #hashtags officiels des conférences et bien d’autres outils que je découvre au fil des heures font nettement la différence dans mon expérience. Voilà une application événementielle qui comble mes attentes.

Grâce à l’organisation de mon temps, j’ai pu visiter plusieurs lounges dont ceux de 3M, HootSuite, Haus of Bacon (avec Grumpy Cat), Yahoo!, Jaguar, Google Fiber, etc. Il y a tellement à voir, il faut prendre le temps de regarder.

Le début de la fin de SXSW est entamé, rendez-vous demain pour mon second résumé de mon expérience SXSW!

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