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Quelques conseils de neuroscience afin d’aider votre marketing

Guillaume Fortin Président, Neurométric

Jonathan Martin, chef du marketing chez EMC, a bien résumé le 27 mai dernier, lors de la conférence de C2-MTL, le modèle désuet du «marketing par interruption» où le consommateur d’aujourd’hui est maintenant désensibilisé et de moins en moins engagé par ce type de pratique, dû à une exposition surabondante de stimuli publicitaires de toute sorte.

Ainsi, nous avons été témoins, ces dernières années, de l’émergence d’une nouvelle industrie: la neuroscience appliquée au consommateur, ou « neuromarketing ». Le neuromarketing est, par définition, l’utilisation d’outils et d’approches en neuroscience afin d’étudier le comportement du consommateur. Les recherches de cette industrie ont permis d’identifier des pistes de solutions afin d’engager davantage les consommateurs et d’améliorer l’impact de votre marketing.

Voici quelques trucs :

1. Votre campagne doit être émouvante
Ces trente dernières années, l’IPA databank a recensé, parmi plus de 1400 études de cas, les campagnes les plus efficaces. La conclusion de sa recherche révéla une plus grande efficacité des campagnes ciblant l’émotion des consommateurs plutôt que celles se concentrant sur le côté rationnel des caractéristiques du produit. L’émotion favorise également la mémorisation du message publicitaire. Utilisez les couleurs de façon juste afin d’évoquer des réponses émotives positives chez les consommateurs.

2. Utilisez des visuels puissants.
Près de deux tiers des consommateurs sont des apprenants visuels. N’hésitez pas à intégrer des images et des vidéos dans vos contenus et campagnes. Il y a également un lien entre les images et la mémorisation: les images suscitent davantage la rétention et la mémorisation que ce qui a été lu par le consommateur.

3. Contrastez votre call-to-action et répétez-le
Vous désirez porter le regard de vos utilisateurs sur un endroit précis à cliquer? Assurez-vous d’avoir un bon contraste et n’hésitez pas à utiliser des indices visuels apparents comme des flèches. Réutilisez et répétez votre call-to-action le plus possible sans en abuser, car plus nous sommes exposés à un stimulus, plus grande est la probabilité que nous l’aimions (lire la référence Effet de simple exposition).

4. Assurez-vous d’une bonne lisibilité
Particulièrement importante pour les emballages, une lisibilité claire et évidente est primordiale pour une efficacité accrue. Des éléments visuels trop chargés et condensés sur l’emballage évoquent une dimension négative, et des éléments superflus mènent à une émotion neutre chez les consommateurs. La refonte du packaging de Chips Ahoy à l’aide du neuromarketing en est un bon exemple.

5. Faites le lien entre l’attention et la décision d’achat
Une récente étude américaine démontre que l’attirance visuelle et le temps passé sur un emballage au supermarché influent sur la décision d’achat du produit.  En résumé, plus on passe de temps à observer un produit, plus on a tendance à l’acheter. Les chercheurs, grâce à l’oculométrie et une approche neuroinformatique, démontrent également que l’attirance visuelle du produit influe énormément sur la décision d’achat par rapport aux préférences personnelles des consommateurs, suggérant ainsi que l’attirance de l’emballage joue un rôle crucial, bien que non prédominant, dans la décision économique d’achat.

6. Sachez que les gens ne perçoivent pas toutes les choses de la même façon.
Les consommateurs ne sont pas tous identiques. Plusieurs perçoivent les choses et les couleurs différemment. Un exemple probant est le cas The Dress. Cette perception dépend de nombreux paramètres tels que l’âge, le sexe, la culture et bien sûr, votre système visuel! Assurez-vous de tenir compte de ces paramètres lors de vos tests publicitaires en recherche!

 

 

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