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Les plateformes de diffusion continue en ligne, l’exception québécoise!

Danielle St-Hilaire Directrice de projets, Ad hoc recherche

À l’image de plusieurs au Québec, je me questionne souvent sur la pertinence de demeurer abonnée à un service payant de télévision. 

En effet, en tant qu’utilisatrice de Netflix, Chromecast et autres modes de contournement pour écouter des émissions en ligne (rien d’illégal, rassurez-vous!), je regarde rarement la télévision traditionnelle. Et je ne suis pas la seule, puisque plus de la moitié des Québécois (53%) ont l’habitude de regarder la télé sur le net, ne serait-ce que quelques extraits par mois.

il n’est pas surprenant de constater que c’est au Québec qu’on observe le plus faible taux de pénétration de Netflix au pays (25% c. 47% au Canada).

L’utilisation exclusive d’internet pour visionner du contenu télévisuel demeure toutefois encore marginale: seulement 5% des Québécois disent le faire uniquement en ligne, alors que cette pratique est sensiblement plus répandue à l’ouest de chez nous (de 9% à 14%, selon les provinces). Comment peut-on expliquer cette différence? Très possiblement en raison de la langue du contenu sur le web. En effet, l’offre en ligne regorge de contenu anglophone canadien ou américain, alors que le francophone demeure limité. Or, les Québécois jouissent d’une scène télévisuelle très vivante, d’où émergent de nombreux téléromans et téléséries à succès.

De là découle certainement la popularité des services de vidéo sur demande (VSD) comme Illico télé ou Bell télé, particulièrement prisés au Québec (20% d’utilisateurs VSD comparativement à 3% à 13% parmi les autres provinces): les Québécois veulent profiter de la liberté qu’offre la télévision en ligne, tout en recherchant du contenu bien de chez eux.

Conséquemment, il n’est pas surprenant de constater que c’est au Québec qu’on observe le plus faible taux de pénétration de Netflix au pays (25% contre 47% au Canada). L’application a beau offrir certains contenus en français, ces derniers s’avèrent difficiles à trouver et comportent peu de nouveautés. Bref, comme plusieurs, il me faudra probablement encore un certain temps avant de me désabonner complètement de la télévision payante traditionnelle. Pour cela, je veillerai à avoir à portée de main du contenu «bien de chez nous» avec Tou.tv, Club illico, Télé partout… En attendant peut-être un Netflix québécois!

Les données de ce texte proviennent de L’Observateur des technologies médias.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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