La référence des professionnels
des communications et du design

Mettre Montréal sur la «map» des villes intelligentes

Cynthia Savard Saucier Designer UX / UX Designer, TP1

Récemment a eu lieu l’événement Startup pour une Montréal intelligente, organisé par les copains de CLLBR, Tout le monde UX et Open North. L’objectif de ce rassemblement? Contribuer à mettre Montréal sur la «map» des villes intelligentes. Retour sur les principaux points que nous avons retenus. 

Un message clair est ressorti de l’ensemble de l’exercice: l’intelligence ne provient pas seulement des données et des solutions technologiques. Donc, une solution n’a pas à être technologique pour être efficace.

Matthieu Dugal, animateur et chroniqueur de l’émission de radio La Sphère, a d’ailleurs soulevé un point intéressant sur l’importance de ne pas mettre l’urbanisme, l’architecture et le design dans une catégorie à part, car ce sont tous des domaines susceptibles de contribuer à l’intelligence d’une ville.

Nous devons mieux nous approprier les solutions existantes.

Une série de solutions ont été proposées par les participants. Presque toutes se résumaient à une évidence: nous devons mieux nous approprier les solutions existantes. Car même si la ville propose de nouveaux services, si les citoyens ne s’approprient pas ceux existants, au final, c’est de l’argent gaspillé.

Prenons l’exemple des conseils d’arrondissement. Leur taux de participation est très faible. Pour l’augmenter, une plateforme de vidéoconférence a été mise en place, sans grand succès. Ces vidéos sont longues et ennuyeuses. Suivre le conseil d’arrondissement en direct sur le web ne le rendra pas plus intéressant.  

L’importance de sonder les besoins des citoyens avant même de proposer des solutions a été soulevée à plusieurs reprises. En tant que designer d’expérience utilisateur, lorsque je suggère à un client une solution pour la refonte de son site web, je m’assure d’avoir sondé les utilisateurs et de bien comprendre leurs besoins et motivations. Le principe est le même pour la ville.

La qualité des données constitue un autre sujet ayant été relevé. Que ce soit dans la structure des sources (nettoyer l’information pour parler le même langage) ou dans la présentation (rendre les données attrayantes), la ville intelligente devra avant tout savoir communiquer.

Or, bien souvent, dans les exemples proposés, le risque que le bruit généré nuise au message était très présent. Le citoyen, plutôt que de bénéficier d’une nouvelle transparence, pourrait bien se retrouver enseveli sous un flux continu d’information indigeste.  

Il faut mettre en commun les efforts de nombreuses disciplines, et ne pas se limiter aux aspects techno de la question.

Une chose est sûre, pour répondre au besoin du public au-delà des geeks de données, il faudra mettre en commun les efforts de nombreuses disciplines, et ne pas se limiter aux aspects technologiques de la question. Avec la maturité, l'on peut espérer que les acteurs, tant publics que privés, répondront à ces enjeux.

Le concept de ville intelligente suscite beaucoup d’intérêt présentement, surtout avec l’entrée en poste officielle de Stéphane Goyette à titre de directeur du Bureau de la ville intelligente et numérique de Montréal. Si vous désirez poursuivre votre réflexion sur le sujet, voici quelques lectures pertinentes:

Le rapport officiel qui a été rédigé à la suite de l’événement.

- La Ville de Montréal propose aussi le document Montréal, ville intelligente et numérique 2014, qui explique sa stratégie dans quatre axes.

- Pour discuter de la question avec le maire Denis Coderre, un événement est prévu le 22 octobre prochain: Ville intelligente: Innovez pour réduire vos coûts d'opérations et améliorer les services aux citoyens.  

Pour consulter la version complète de ce texte, rendez-vous sur le blogue de TP1

Ce texte a été écrit avec la collaboration de Sylvain Latellier, lead - recherche et mesure de performance de TP1.

comments powered by Disqus