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Facebook à la conquête de la vidéo en ligne

Clément Santa Maria Responsable, Développement des Affaires, Effilab

Vous l’avez certainement remarqué depuis quelques mois: le nombre de vidéos qui fleurissent sur votre fil d’actualité Facebook est toujours plus important. 

À tel point que le média social est aujourd’hui devenu un compétiteur sérieux pour le roi incontesté de la vidéo en ligne, YouTube.

De juin 2014 à janvier 2015, le nombre de vidéos vues sur Facebook a été multiplié par trois.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: de juin 2014 à janvier 2015, le nombre de vidéos vues sur Facebook a été multiplié par trois, passant d'un à trois milliards chaque jour, dont 65% sur appareil mobile. Cette exceptionnelle croissance est liée entre autres à l’apparition de la lecture automatique, qui expose immédiatement l’utilisateur au contenu. L’engagement très important constaté pour les vidéos postées sur Facebook ainsi que la possibilité d’obtenir des statistiques détaillées ont aussi grandement contribué à cette progression.

Cette évolution a eu un impact direct sur le comportement des annonceurs. Il y a encore un an, la plupart partageaient sur Facebook leurs vidéos préalablement téléchargées sur YouTube. Ce mode de fonctionnement a, petit à petit, évolué au profit du téléchargement des vidéos directement dans Facebook, à tel point que d’après une étude de SocialBakers, la quantité de partages pour des vidéos importées sur le média social a dépassé celles provenant de YouTube depuis novembre dernier.

2015 devrait encore intensifier l’avènement du contenu vidéo sur Facebook, notamment grâce à l’apparition des «chaînes vidéo» disponibles pour les marques. Ces plateformes, déjà offertes pour certains partenaires comme La Presse, vont permettre aux annonceurs de mettre en avant et d’organiser tous leurs contenus vidéo directement sur leur page, puis de profiter de fonctionnalités rappelant fortement celles de YouTube: commentaires, création de playlists, statistiques avancées...

Ces évolutions convaincront les annonceurs de la nécessité d’être présents sur Facebook.

En bout de piste, on peut présumer que ces évolutions convaincront encore plus les annonceurs de la nécessité d’être présents sur Facebook pour diffuser et valoriser leurs contenus. Si YouTube garde une longueur d’avance, on peut penser que le combat ne fait que commencer.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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