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2016: n’ignorons pas le besoin de changements

Christian Marcoux Directeur général, Weber Shandwick Montréal

2015 a été une année intéressante pour les professionnels en relations publiques. En début d’année, Robert Philips, un vétéran de l’industrie, a formulé des allégations selon lesquelles la profession vivait une crise dans son texte Trust Me, PR is Dead, un éloge funèbre aux relations publiques. 

Puis, en octobre, une autre sonnette d’alarme potentielle a été tirée par Brad Jakeman, président de PepsiCo, lors d’un discours prononcé dans le cadre de l’assemblée annuelle de l’ANA, dans lequel il critiquait les modèles conventionnels d’agence de publicité et de relations publiques.   

Plusieurs agences de relations publiques continuent de manquer d’importantes occasions en continuant de se segmenter en divers centres de profits définis par le secteur d’activité et la géographie – une stratégie reconnue par Paul Holmes comme étant un frein à la croissance en 2014. En plus, de nombreuses solutions intégrées ne voient pas le jour en raison des silos de pratiques numériques. Malgré tout, je vous assure que le monde des RP reste très vivant, car il se transforme pour accomplir sa nouvelle et croissante mission dans l’écosystème des communications.

Il y aura toujours un besoin pour du contenu valable, engagé, équilibré et honnête.

Il y aura toujours un besoin pour du contenu valable, engagé, équilibré et honnête. Saisissons donc cette occasion de célébrer la renaissance des communications informatives et influentes, modérées par une dose raisonnable de scepticisme véhiculée dans les médias sociaux.

Pour les agences qui réévaluent leur modèle contre la réalité des nouveaux marchés, une question demeure. Nous continuons d’embaucher des employés débutants dans cet environnement au rythme rapide et à canaux multiples, et nous nous attendons à ce qu’ils sachent tout en un rien de temps.

Même si l’industrie des RP a réalisé des progrès au chapitre de la diversité ces 20 dernières années, nous avons vu un changement dans l’expérience des nouveaux venus de l’industrie, car plusieurs nouveaux professionnels en RP sont maintenant dotés d’un diplôme en communications plutôt qu'en administration des affaires ou en journalisme.

Nous devons continuer de redéfinir notre modèle d’exploitation, éliminer les vieilles pratiques d’agences et les distinctions traditionnelles.

Pour encourager ce changement et mieux accueillir ces nouveaux talents, nous devons continuer de redéfinir notre modèle d’exploitation, éliminer les vieilles pratiques d’agences et les distinctions traditionnelles entre RP, Payé et Social. Les agences doivent également s’assurer que les recrues ne deviennent pas trop cataloguées. Les employés débutants devraient pouvoir acquérir de l’expérience dans une variété de domaines en développant plusieurs compétences. On s'assurerait ainsi que cette nouvelle génération adopte bien la promesse de l’intégration des RP. Ignorer ce besoin de changement risquerait de propager le déclin du modèle de l’agence à l’industrie en entier.

Il n’y a jamais eu un meilleur moment pour les RP que le présent.

Il n’y a jamais eu un meilleur moment pour les RP que le présent. Aujourd’hui, nous pouvons avoir du contenu tout en continuant de susciter l’engagement de nos consommateurs et de notre public de façon significative. En gardant le cap vers un modèle plus intégré de l’industrie, tout en encadrant bien les jeunes professionnels pour leur permettre de se perfectionner, nous sommes, en 2016, en excellente posture pour définir l’avenir des communications. Gardons notre lancée! 

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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