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Cybercommerce: trois règles à suivre pour tirer profit du vendredi fou

Cédric Combey Vice-président ventes et marketing, OVH.com

Le commerce en ligne gagne de plus en plus en popularité. En 2016, le Cefrio a d’ailleurs enregistré une augmentation de 21,9 % des achats effectués en ligne par les Québécois par rapport à 2015, particulièrement chez les 18-44 ans. 

À l’approche du Black Friday, ou vendredi fou, cette tendance se renforce: un Québécois sur trois réalisera des achats ce jour-là, dont la majorité sera exécutée en ligne. Les commerçants électroniques ont donc tout intérêt à se préparer à répondre à la demande s’ils veulent éviter que leur site tombe en panne face à l’afflux de visiteurs, comme on l’a vu tout récemment avec le site d’Immigration Canada! Cette hausse soudaine de l'achalandage s’avère un véritable défi pour les sites de commerce en ligne, qui enregistrent des ventes du tonnerre, mais qui mettent aussi leur infrastructure numérique à rude épreuve.

Il faut suffire à la demande temporaire afin de gérer de telles pointes momentanées, sans payer un forfait trop volumineux pour les besoins réels.

Voici trois règles d’or s'adressant aux commerçants électroniques.   

Règle #1: prévoir

Bien préparer son Black Friday pourrait se résumer en une phrase: absorber les pointes de fréquentation.

Une pointe (ou pic de charges) est une augmentation temporaire du nombre de connexions simultanées. Avant de voir comment y résister, il est important de la prévoir, en simulant par exemple différents scénarios pour adapter au mieux l’infrastructure du site.

Règle #2: flexibilité

Les sites vivent un achalandage de cette importance seulement quelques fois par année. Il faut suffire à la demande temporaire afin de gérer de telles pointes momentanées, sans payer un forfait trop volumineux pour les besoins réels.

·         L’astuce «cloud public»

Flexibilité oblige, toute variation d'achalandage est facile à encaisser pour le cloud public, dont on peut augmenter la capacité en créant des instances supplémentaires dès que le besoin s’en fait sentir. Il pousse cette logique de flexibilité plus loin, avec la possibilité d’automatiser la création d’instances par l’interface de commande (ajout de puissance de calcul en quelques clics depuis l’interface client du commerçant) et l’option de payer à la demande (à l’heure ou au mois), ce qui rend l'investissement dans la gestion des pointes simple à mesurer et toujours optimal.

Pour améliorer les performances d’un site, il n’est pas forcément utile de redimensionner son infrastructure. 

·         L’astuce «cloud privé»

Contrairement aux idées reçues, le cloud privé peut également faire preuve de réactivité et ainsi résister à des pointes de charges soudaines. Certains possèdent une fonction de déploiement d’hôtes supplémentaires qui agissent en moins de cinq minutes.

Dans les deux cas, il n’est pas nécessaire de changer de configuration, les pointes peuvent être absorbées en temps réel grâce à l’infonuagique!

Règles #3: paramétrages

Que faire lorsqu’un site commence à ralentir?

Pour améliorer les performances d’un site, il n’est pas forcément utile de redimensionner son infrastructure. De simples paramétrages pourront grandement influencer les performances du navigateur, à commencer par une bonne stratégie de cache, qui permet d’économiser de la mémoire et ainsi d'accélérer le chargement des pages. La mémoire cache permet de copier certaines données d’une page web et de les enregistrer temporairement afin d’accélérer le temps d’accès ultérieur à cette page. En mettant en cache les fichiers d’une page les plus fréquemment demandés, il est ainsi possible d’optimiser son chargement.

En conclusion, une bonne préparation, un soutien infonuagique ainsi que des paramétrages bien adaptés permettront aux commerçants électroniques, tout comme aux cyberacheteurs, de profiter du vendredi fou, sans en perdre la tête!

Ce texte est cosigné par Anthony Arnaud, DevOps d'OVH Montréal.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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