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Ce texte ne parle pas de Donald Trump

Cédric Audet Directeur de création adjoint, john st.

Faux. Ce texte parle totalement du président des États-Désunis. Mais plus particulièrement des trucs vraiment l’fun depuis que Donald Trump est dans le portrait. Voici quelques-unes des choses positives depuis que le seul politicien qui tient ses promesses est au pouvoir.

Une source infinie de comédie

Une des choses dont il faut se réjouir depuis le début de l’ère Trump est que Saturday Night Live (SNL) est redevenue une référence. Pas seulement chez les Américains, mais chez de plus en plus de gens ici, qui semblent se régaler des parodies de la mythique émission. Il faut dire qu’Alec Baldwin a aussi effectué un retour triomphant au petit écran grâce à sa savoureuse imitation du président. Le tout est d’autant plus captivant à suivre avec les joutes que les deux hommes se livrent sur Twitter entre les diffusions. C’est fou comme la réalité fait la promo de la fiction à notre époque. Pas mal certain que ça va finir avec un Facebook Live d’un combat dans le Jell-O entre les deux poids lourds, c’t’histoire-là.

Mais outre SNL, les humoristes, les émissions de fin de soirée, les meme makers et les caricaturistes ont du solide matériel pour les quatre prochaines années. Gageons que dans quatre ans, ce sont eux qui crieront «4 more years!».

Un des derniers sketches mettant en vedette Alec Baldwin à SNL:

La pub rassembleuse

Ce qu’il y a de plus positif avec le coloré personnage (par coloré, je veux dire orange), c’est l’émergence de messages prônant l’inclusion et la tolérance, et célébrant l’égalité et la diversité. Les marques se font un devoir de mettre de l’avant des valeurs progressistes afin de pallier le climat de division qui règne au pays de l’Oncle Sam. La preuve a été éloquente lors du Super Bowl, où quelques annonceurs ont voulu lancer des messages à Donald Trump. Très rarement a-t-on vu autant d’annonceurs prendre position contre les politiques du commandant en chef.

Ce qu’il y a de plus positif avec le coloré personnage (par coloré, je veux dire orange), c’est l’émergence de messages prônant l’inclusion et la tolérance, et célébrant l’égalité et la diversité. 

C’est certain que la tendance aux bons sentiments est dans l’air du temps, mais quand même, je me réjouis presque autant que Chris Bergeron de voir tous ces messages aux valeurs progressistes véhiculés par de grandes marques telles qu'Airbnb, Budweiser et Nike.

La pub de It’s A 10 Hair Care a joué la carte de la diversité avec humour.

https://www.youtube.com/watch?v=BH2bCJ5xm9I

Un break pour le CH

Autre aspect positif: les Canadiens de Montréal ont moins de pression médiatique. J’adore les Canadiens, et si l'on peut donner juste une mini pause à Carey Price pour qu’il reste concentré pis dans sa game, j’suis ben content. Les Canadiens génèrent 72% des nouvelles sportives au Québec. 72%. Ça en fait de la couverture pour plaire aux fefans et faire spinner Ron Fournier.

Et s’il était l’homme qu’il fallait pour qu’on s’intéresse de plus près à la politique, pour qu’on se mobilise pour vrai pour les causes qui nous tiennent à cœur?

En 2016, l’élection de Donald Trump fut LA nouvelle de l’année au Québec. À elle seule, elle a occupé pas moins de 35,97% de l’attention des médias dans la semaine du 7 au 13 novembre (selon Influence Média). Même l’échange de P.K. Subban, qui a fait couler beaucoup d’encre l’été passé, a été relégué au 29e rang des nouvelles avec le plus de couverture médiatique. Faut le faire. En passant, avec leur saison de misère de l’an dernier, la deuxième nouvelle concernant la Sainte-Flanelle ayant généré le plus de couverture média était une série de deux défaites de 5-2 contre Columbus en janvier 2016. La nouvelle se retrouve au 38e rang, presque au même échelon où a terminé le CH la saison dernière.

Donald Trump n’est décidément pas parfait, mais il est divertissant. Et s’il était l’homme qu’il fallait pour qu’on s’intéresse de plus près à la politique, pour qu’on se mobilise pour vrai pour les causes qui nous tiennent à cœur? Pour que les annonceurs, les marques et la pub se responsabilisent et deviennent des moteurs de changement social? Tous ces bons sentiments, c’est beau sur papier et à la tivi, pourvu qu’à long terme, les bottines suivent les babines. Je ne pense pas être de ceux qui vont crier «4 more years», mais en attendant, j’essaie de trouver du positif là-dedans.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

 

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