La référence des professionnels
des communications et du design

Les tops médiatiques (seconde moitié de 2017)

Caroline Roy Vice-présidente, Mesure Média

Les partys de Noël battent leur plein, et la dinde se fait sentir dans les chaumières. Cette fin d’année signifie la mise à jour des Tops et flops médiatiques de 2017, car, en juin dernier, j'avais publié un palmarès des bons et moins bons coups médiatiques de la première moitié d’année. Dans ce billet, je m'attarde aux tops de la deuxième partie de 2017. 

Sources: canoe.ca, journaldemontreal.com, showbizz.net, envedette.ca, radio-canada.ca

 

1- La prise de parole: #metoo #moiaussi

Le tweet de l’actrice américaine Alyssa Milano, le 15 octobre dernier, a déclenché la chute d’une foule de personnalités influentes aux États-Unis, mais aussi ailleurs (nous y reviendrons dans les flops…).

Qui aurait cru que le mot clic #metoo et sa version française #moiaussi donneraient le courage à de très nombreuses femmes, et aussi à des hommes, de dénoncer les agressions dont ils ont été victimes durant des années?

Même si le mouvement est né sur les médias sociaux, il faut souligner la grande pertinence des médias traditionnels – dont le quotidien New York Times et, au Québec, le 98,5 FM, La Presse+ et Le Devoir –, qui ont publié des dossiers crédibles permettant aux victimes d’être crues.

La une du Time: gain de réputation de 4,7 millions$ pour #metoo.

Le magazine américain Time a nommé «Personnalités de l’année», ces femmes qui ont brisé le silence. À elle seule, la une du Time représente un gain de réputation de 4,7 millions$ pour ce mouvement de dénonciation! 

2- Renaissance de Céline Dion

Le show-business nous a aussi offert d’autres moments surprenants… comme une Céline Dion transformée!

En plus de faire la manchette avec un coton ouaté à l’effigie du film Titanic ou de poser presque nue dans le magazine Vogue, la star a lancé, le 23 août, une collection de sacs à main au magasin Browns de la rue Ste-Catherine, à Montréal. 

Voici une autre preuve que «Céline» est une marque forte ici et à l’international: le lancement de sa collection a circulé dans les médias sept jours auparavant. Et il y a eu, au Québec seulement, 1500 mentions dans les médias traditionnels. Plus de 1000 partages ont circulé sur Twitter et Facebook respectivement.

Aucun autre lancement d’une collection de sacs à main au Québec, voire au Canada, ne peut se vanter d’une telle médiatisation!

3- Valérie Plante: la femme de la situation

De «L’homme de la situation» aux rencontres avec Joe Biden et Barack Obama, en passant par son sourire, Valérie Plante aura surpris bien des Montréalais cet automne. Alors qu’on croyait Denis Coderre bien implanté à la tête de la métropole, la nouvelle mairesse a gagné son pari: celui de ne jamais avoir perdu une élection!

La ligne rose fut une idée forte de sa campagne. Et que dire de ses affiches «L’homme de la situation», qui ont généré plus de 280 retombées dans les médias traditionnels?

L’entrevue de Valérie Plante à Tout le monde en parle, en même temps que Denis Coderre, lui a aussi procuré un gain de réputation de 315 985$, selon notre outil d’évaluation mesure [d].

4- Alexandre Taillefer: l’homme d’affaires de tous les enjeux

En se positionnant sur différents enjeux de l’actualité, Alexandre Taillefer est beaucoup plus médiatisé qu’à l’époque où il participait à l’émission Dans l’œil du dragon.

Cette année, l’homme d’affaires s’est prononcé pour un Amazon québécois lors d’un congrès sur le commerce de détail – ce qui a fait l’objet d’un important reportage dans La Presse+. Le gain de réputation au bénéfice de l'entrepreneur a été de 60 200$, une tribune très «payante» pour lui.

Alexandre Taillefer demeure très présent dans les débats sur l’industrie du taxi. Plus récemment, c’est le père endeuillé qui s’est dévoilé par le documentaire Bye  sur la cyberdépendance et le suicide chez les jeunes. La santé mentale, un enjeu très peu médiatisé, a obtenu une importante attention grâce à l’influence de cet homme de toutes les «affaires».    

5- District 31: la saga «On a tué Nadine!»

En plus de faire le plein de cotes d’écoute – 1,3 million de téléspectateurs soir après soir –, District 31 se démarque, depuis août dernier, avec plus de 600 retombées dans les médias écrits.

Depuis août dernier, District 31 a obtenu plus de 600 retombées dans les médias écrits.

Ces cinq derniers mois, le journaliste Richard Therrien, du quotidien Le Soleil, détient la palme du journaliste ayant mentionné le plus souvent District 31, avec 188 mentions dans ses chroniques (souvent reprises dans La Presse+).

À la mi-octobre, le suspense entourant la mort du personnage «chouchou» Nadine Legrand, interprété par Magalie Lépine-Blondeau, a tenu en haleine les fans de la série, du jeudi soir au… lundi soir suivant – un «supplice» qui a permis à la productrice Fabienne Larouche de réaliser une ronde d’entrevues, question de faire mousser encore plus l’émission!

Mentions spéciales:

  • à Star Wars, dont l’emballement – surtout sur les médias sociaux – occupera le temps des Fêtes tout en remplissant les coffres de Disney (voir notre blogue du 14 décembre 2017);
  • aux marques sportives qui réussissent à se démarquer en marge du CH: le Rouge et Or, en vedette dans une pub de la Saaq; Patrice Bernier, le «Jean Béliveau de l’Impact», qui a accroché ses crampons, et le Rocket, qui a réussi sa rentrée dans la nouvelle Place Bell de Laval;
  • à l’union improbable de l’homme d’affaires Peter Simons avec Québec solidaire… le temps de s’attaquer à l’enjeu de l’iniquité fiscale dans le commerce en ligne;
  • à un humoriste et à un homme d’affaires. François Bellefeuille a mis son trophée Olivier aux enchères au profit du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), ce qui a incité Vincent Guzzo à débourser 10 000$ pour lui – un nouveau prétexte pour dénoncer le soutien du gouvernement fédéral à Netflix… et obtenir un gain de réputation supérieur à son investissement!

Note: Après avoir tenu compte du coût publicitaire avant négociation d’une retombée de presse, Mesure Média évalue différentes variables d’analyse afin d’établir le gain ou le déficit de réputation de la retombée. Le gain ou le déficit de réputation (en dollars) d’une retombée est calculé à partir de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs pondérés, dont le traitement journalistique accordé au message ainsi que les aspects graphiques et visuels.

 

---

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.