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OSBL: pour des communications très lucratives

Brigitte Lemay Conseillère principale, relations publiques, Hill+Knowlton Stratégies

D’une main, ils dirigent. De l’autre, ils calculent. Pendant que le pied gauche drible avec les ressources humaines, le droit danse pour créer de nouveaux partenariats. Ils doivent garder le rythme et s’harmoniser avec leur public le plus critique: le conseil d’administration. 

Dans ce contexte, les directeurs généraux d’organismes sans but lucratif, véritables hommes et femmes orchestres, évoquent souvent le manque de temps et de ressources pour accorder aux communications l’attention qu’elles méritent.

Les OSBL représentent une faune impressionnante dans le paysage d'affaires québécois. Ils sont par centaines à promouvoir, informer, sensibiliser, défendre, fédérer, représenter, etc. La plupart du temps, l’argent de l’adhésion des membres, les dons ou campagnes de financement garantissent la survie de ces entités, tandis que leur maintien quotidien repose sur des gens à tout faire.

Les OSBL représentent une faune impressionnante dans le paysage D'AFFAIRES québécois.

Pourquoi donc allouer une ressource ou investir temps et argent à ce concept? On comprend la nécessité de faire appel aux conseillers juridiques ou aux comptables, car le lien de cause à effet est direct. Mais comment justifier un poste budgétaire pour un responsable des communications ou un contrat pour des conseillers en relations publiques?

L’image, c’est ce concept qui valse entre les communications, la publicité et les relations gouvernementales, un flou artistique pour plusieurs directeurs généraux. Les organismes sans but lucratif doivent saisir que c’est surtout la solution à plusieurs de leurs préoccupations. Une bonne image inspire confiance. De forts messages-clés convainquent davantage. Un positionnement stratégique médiatique parle à de potentiels souteneurs. La classe politique épaule et souligne le travail de ceux qui mettent en lumière leurs réussites, leurs besoins et les objectifs pour la société québécoise. Parce que l’image peut séduire les donateurs, mais aussi parce que le tribunal de l’opinion publique, lui, n’attend pas le verdict.

Comment y arriver sans y perdre la tête et y laisser sa chemise? En adoptant étape par étape, à la manière d’un crescendo, de bonnes pratiques de communication. En établissant des bases pour ensuite bâtir de solides stratégies. L’image est un jardin qui se cultive et s’enrichit avec les années, à condition qu’on lui accorde une attention courante et qu’on ne néglige pas les mauvaises herbes, aussi petites soient-elles. Comprendre que chaque geste est important et que toute action a un impact sur l’objectif des organismes.

Les organismes SANS but non lucratif doivent saisir que l'image REPRÉSENTE surtout la solution à plusieurs de leurs préoccupations. 

En tant que citoyens corporatifs engagés, plusieurs agences de relations publiques, de publicité ou de marketing collaborent en tant qu’entité ou par leurs employés avec ces organismes. Ils prodiguent des conseils appréciés et sensibilisent à la nécessité d’adopter de bonnes pratiques de communications. Certes, ces pratiques rejaillissent positivement sur les entreprises, mais je crois que, par-dessus tout, elles contribuent à élever petit à petit les communications au rang des «services essentiels» de tout organisme.

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Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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