Témoignages

Jacques, lorsque tu es parti, et je savais que tu partirais, j'étais en Toscane. Le courriel d’Yves a vibré dans ma poche (c'est comme ça, les cellulaires)... et je suis sorti regarder au loin au-delà des collines de Volterra. Les vignes du Chianti, mieux encore, celles des Grands Rouges de Toscane. J'étais fier de voir qu'en guise de dernier adieu, tu m'envoyais une si belle campagne. Ta dernière. Tout à ton honneur, Grand seigneur. Le soir, je n’en menais pas large et j’ai ouvert une bouteille juste pour toi... et moi.
Si tu permets, je consacrerai ma prochaine chronique à une autre lettre comme je t’en écrivais parfois. Et lèverai un peu le voile de nos longues conversations de resto... Je savais ce que tu pensais de la pub en général et de la pub québécoise en particulier.
Pour l’instant, c’est trop tôt pour te dire ce que je ressens... et comme dans la chanson de Brel, je marche dans la montagne et je répète crédulement: Dire que Jacques est mort.
Pas pour tout le monde, Jacques, je te jure, pas pour tout le monde.
Jean-Jacques Stréliski

Salut à mon Mentor, lui qui aimait m'appeler «le p'tit Jean-Paul».
En effet, j'ai connu Jacques quand j'étais tout petit, bien que je ne sois pas grand encore aujourd'hui. J'ai fait sa connaissance dans les années 50 au salon de barbier de mon père, où son père côtoyait le mien à titre de figaro aussi. Il s'appelait Bernard Bouchard, mais pour les intimes, c'était le père Bouchard, un bon barbier chaleureux et philosophe à ses heures. M. Bouchard aimait nous relater les bons coups de Jacques. Il était en admiration et ébahi par les faits et gestes de son fils.
À ce moment-là, Jacques était en charge de la pub francophone chez Steinberg. Son bureau était situé au coin des rues Viau et Hochelaga. Chaque soir, il devait aller livrer ses mécaniques, comme nous le disions dans le temps, au Montréal-Matin et à La Presse. Il venait rejoindre son père au salon de barbier Galarneau situé sur la rue Ontario, à côté du Théâtre Maisonneuve. C'est là que Jacques m'a initié à la pub et m'a donné le goût des communications.
Aujourd'hui, je veux redire «Merci» à Jacques de m'avoir conseillé, épaulé et encouragé à œuvrer dans ce merveilleux monde.
Merci Jacques, de m'avoir accueilli parmi l'équipe des Bécépistes. Merci Jacques, de m'avoir confié le module RAVI des Communicateurs du Vieux-Montréal.
Merci Jacques, de m'avoir aidé à préparer la promo pour les Produits Pétroliers Champlain lors de l'année de l'Expo 67.
Merci Jacques, pour la bonne complicité lors de notre conférence au Château Frontenac, à Québec, le 2 novembre 1970.
Merci Jacques, de m'avoir invité à faire équipe avec Thérèse Sévigny pour l'ancêtre du Mondial de la pub francophone de 1979.
Merci Jacques, de m'avoir permis de faire partie de tes différents comités de publicité sociétale, entre autres «Les enfants battus».
Merci Jacques, de m'avoir invité à me joindre à l'équipe d'organisation du 25e anniversaire de BCP en 1988.
Merci Jacques et Caroline, de m'avoir invité avec Nicole au Château de la Briche, à Hommes, en Indre et Loire, pour pendre la crémaillère le 16 octobre 1992.
En terminant, «Moult mercis» pour tout et laisse-moi te dire que certains vides sont plus difficiles à combler que d'autres.
Salut, mon Jacques.
Le p'tit Jean-Paul (Jean-Paul Galarneau)

Merci Jacques, d'avoir bâti les fondations de cet univers publicitaire permettant à notre peuple et à notre culture de s'exprimer sur la grande place avec son langage et ses valeurs.
Ton départ est une grande perte pour tes proches et pour tous les publicitaires, particulièrement pour tous ceux qui sont passés par BCP, j'en suis.
Bécépiste un jour, Bécépiste toujours. On ne pouvait pas baigner dans ta vision sans en être imprégné pour toujours.
Au revoir.
Paule Gagnon

Une grande tristesse en apprenant que celui qui fut mon patron préféré a tiré sa révérence.
Une immense gratitude envers celui qui m'avait donné ma chance. L'être humain était noble et encore plus grand que le grand publicitaire.
Boss, t'avais de la classe! Merci pour tout.
Michel Roy

J'ai joint ton équipe alors qu'elle était toute petite en 1968 sur la rue Ste-Catherine (7e étage du 1010, je crois, c'est si loin).
Je sortais de l'école et ne connaissais rien à la pub. Tu m'as fait confiance, tu m'as éduqué au plan professionnel, tu as aussi été une inspiration tout le long de ma carrière par la suite.
Certaines personnes vous marquent pour la vie: tu es certainement l'une d'elles!
Merci, Jacques. Repose en paix.
Bernard Côté, directeur, Société canadienne de la sclérose en plaques - Section Montérégie

C'est avec grand regret que nous avons appris le décès de Jacques. Je me fais l'interprète des associés et de tous les employés de Cabana Séguin pour offrir nos condoléances à Mme Maranda-Bouchard et à toute sa famille. Nous regrettons tous cette perte d'un visionnaire de la publicité qui a marqué le Québec par son immense talent, son charisme et son influence dans le milieu québécois de la publicité et des communications. Jacques mérite d'être un exemple de courage pour tous les jeunes.
Réal Séguin, président du conseil, Cabana Séguin

J’ai hésité ces derniers jours à envoyer mon témoignage, pensant que d’autres souligneraient ce qui suit.
Que Jacques Bouchard était visionnaire, oui. Mais bien au-delà de la pub publicitaire et du bikini avec ou sans brosse à dents.
Car pour penser à créer Sociétal en 1978, il fallait avoir une foutue dose de vision. Pensez-y. Relisez vos notes de réunions. C’était un quart de siècle avant la vague de la responsabilité sociale d’entreprise…
Ensuite, que Jacques Bouchard était rassembleur. Ça, on l’a dit. Je le redis, toujours à propos de Sociétal: «Dominique, je t’explique… Et tu me dis oui, parce que je suis sûr qu’un type comme toi, ça croit à ce genre de choses». J’ai dit oui tout de suite. J’ai même signé aussi. Rare, chez moi.
Enfin, dans un registre plus personnel. Parce que M. Bouchard est l’une des personnes hors du commun, tout comme Mme Thérèse Sévigny, qui m’ont convaincu sans même s’en rendre compte, de rester au Québec. Parce qu’il s’y passait quelque chose d’intéressant. Souhaitons que cette grande dame reçoive aussi (enfin?) les hommages qu’elle mérite.
Et je reste convaincu que Sociétal aurait dû continuer d’exister.
Au revoir et merci, M. Bouchard.
Dominique Ferrand (ex-président de la Société des relationnistes, 1988-1990), ECO+

Jacques Bouchard: Dorénavant la 37e corde sensible des Québécois.
Jacques Blouin, Tam-Tam\TBWA

Jacques Bouchard, au fil des ans, est devenu pour moi un collaborateur précieux et un ami très cher.
Mon épouse Edith se joint à moi pour offrir à Caroline et aux siens nos plus vives condoléances.
Nous, du Parti libéral du Canada, avons une dette de reconnaissance à l'endroit de ce très grand publiciste. Il fut à Pierre Trudeau ce que Jacques Ségala fut à François Miterrand ; un publiciste inventif qui sut incarner dans des slogans rassembleurs les politiques mises de l'avant par le premier ministre libéral. Une société juste - Parle fort au Québec - Le bon sens au pouvoir - ont été des slogans populaires qui ont grandement contribué à notre succès électoral au Québec.
Merci Jacques, nous ne l'oublierons jamais.
André Ouellet

J’ai connu Jacques Bouchard à l’été de 1984 lorsque, sous l’invitation de Pierre Audet, j’ai débuté comme stagiaire chez BCP. Le bureau qu’on m’avait assigné était tout près du sien au 1010 Ste-Catherine. Quelle ambiance. Quel homme cultivé. C’est son héritage pour la relève: l’importance de la culture.
Sylvain Desrochers, directeur, certificat de publicité, module de promotion, Université de Montréal

J'ai eu l'occasion de rencontrer M. Bouchard une seule fois dans ma vie, en novembre 2004. Je cherchais à travailler dans une agence de publicité et j'ai commencé par m'inscrire au Publicité Club de Montréal (PCM). En m'inscrivant, je me suis aperçu que j'avais accès aux coordonnées d'une tonne de personnes du domaine, dont Jacques Bouchard. Je l'ai donc appelé, lui demandant s'il serait possible de le rencontrer pour prendre de l’information sur le monde de la pub. Il m'a ensuite généreusement invité dans le hall d'entrée du 1, rue McGill, où il habitait.
Évidemment, il m'a raconté une foule de choses vraiment intéressantes, dont comment il en est venu à lancer le PCM et son agence BCP. Mais en plus, il m'a donné des conseils qui m'ont vraiment aidé à travailler en agence. Il m’a notamment dit: "Si tu veux travailler dans la publicité, tu devras faire ton vendeur de brosse.", c'est-à-dire va cogner aux portes jusqu'à temps que quelqu'un t'ouvre! C'est ce que j'ai fait. Il m'a aussi conseillé de prendre un cours de soir à l'Université de Montréal, c'est également ce que j'ai fait quelques mois plus tard.
Je n'étais pas un de ses proches du tout et même si je l’ai rencontré une seule fois, je peux dire que c'est une rencontre dont je me souviendrai toujours.
Guillaume Lachance, coordonnateur, service conseil, Marketel

Je dois beaucoup à Jacques Bouchard. Il a été mon premier patron et j’ai appris immensément de choses de lui. Visionnaire, génial, attachant, stimulant, c’était vraiment un homme rare. Il fut, oh combien de fois, la source de mon inspiration, ma référence, il a même été au cœur de ma décision de lancer ma propre boîte. Et, chanceuse, j’ai eu l’occasion de lui dire il y a trois ans quand il est venu dans les bureaux de Palm me rendre visite. J’avais besoin de lui parler, de parler de l’avenir de la pub au Québec, ce qui l’inquiétait et qui m’inquiète aussi. Lui qui avait été là au tout début, et à mes débuts. J’avais confiance en son jugement. Mais surtout, j’étais fière de lui montrer Palm.
Merci pour tout, Jacques!
Paulette Arsenault, associée et VP principale, création, Palm Arnold Communication

Monsieur Jacques Bouchard nous a quittés. Le Québec vient de perdre un homme qui l'a compris et aimé.
Non seulement, M. Jacques Bouchard respectait le Québec et les Québécois, mais il a réussi l'exploit extraordinaire de faire partager ce respect par les producteurs de biens et de services qu'il a servis. Il a provoqué l'éclosion et permis le développement d'une véritable industrie de la publicité au Québec.
C'est à juste titre que plusieurs le surnomment le père de la publicité au Québec, et l'Union des artistes fait partie de ceux-là. L'industrie de la publicité au Québec lui doit beaucoup, et probablement plus que nous ne saurions le dire.
M. Jacques Bouchard était de l'étoffe des visionnaires et membre émérite de ce club encore plus restreint des visionnaires qui ne se contentent pas de rêver; il a eu la force et le courage de réaliser ses rêves, de faire partager sa vision.
Défenseur et promoteur hors pair de la spécificité québécoise, il a inspiré plusieurs générations de créateurs et d'artistes.
Les artistes interprètes lui doivent beaucoup et, en leur nom, je lui exprime notre très grande reconnaissance.
Pierre Curzi, président de l’Union des artistes

Jacques ... Son Excellence!
Un homme de souche, de rêves, de fidélité, d'aventures, de créativité. Il m'a appris beaucoup et tout, dans un sens, de la profession, de la communication, de l'humanité, du risque... des idées. De l'amour... de la vie, de la beauté, des défis. De la naissance de Sociétal à la foi du plus grand que soi, du sens de la culture à celui d’une communauté, il est défricheur et pionnier. Je l'admirais, il était mon mentor. Pourtant, il disait toujours en me voyant, «tu es le meilleur et le plus grand des stratèges "relationnistes"». L'étymologie du mot «religare» signifie «relier» les hommes entre eux... et ainsi de la communication.
J’aime dire que je suis ton héritier. Merci d’être... là!
Michel Capistran

Chère Caroline,
Le départ de Jacques me chagrine beaucoup. Tu sais tout ce que je lui dois. Lors de mon premier séjour à BCP, il m'a tout de suite adopté et associé à ses projets. Inutile te de dire que j'ai vite appris "à rentrer dans le peuple", comme il disait.
Quand il m'a rappelé pour diriger la création de BCP, il m'a donné une totale liberté d'action. Comme tous les grands, il ne craignait pas de s'entourer de gens talentueux, même imprévisibles, et savait leur donner leur espace. Son milieu de travail était un véritable terrain de jeu.
Je garde un souvenir heureux de notre virée à New York et des journées ensoleillées à La Briche.
Bon courage et belle continuation.
Pierre Audet

Pour moi, Jacques Bouchard était lucide, généreux, lumineux, intuitif, cultivé, rallieur, charmant, charmeur, reconnaissant, poète et… grand capitaliste. Il savait voir grand, tout en soignant ce détail infime qui caractérise les grandes créations. Il aimait ce qui compte vraiment: sa merveilleuse femme Caroline, ses nombreux amis, le vin, les livres et les chiens…
Paradoxe vivant, s’il collectionnait les vieilles icônes, les artefacts égyptiens, les illustrations publicitaires vétustes et rêvait de châteaux du XVIIIe, il se passionnait aussi pour les tendances marquantes, les musiques nouvelles, les changements technologiques et les valeurs émergentes.
Je me souviens avec nostalgie de pitchs laborieusement préparés chez lui, à sa résidence de la rue Dunlop à Outremont, où même si c’était dimanche, même s’il faisait un soleil radieux, même si nous avions travaillé d’arrache-pied jusqu’à l’aube pendant les deux dernières semaines en bouffant du poulet St-Hubert – notre client –, il savait tous nous galvaniser, stimuler notre créativité et nous insuffler cette confiance de gagner.
Jacques Bouchard, vous avez été l’une de mes grandes cordes sensibles de communicateur et, ce soir, en taquinant la truite à la mouche dans ma rivière favorite de la Baie des Chaleurs, je penserai à vous en espérant que vous me suggérerez de là-haut la mouche gagnante la plus séductrice.
Richard Doin

In a world of bean counters, Jacques Bouchard was a real ad man... and a real pleasure to work for. BCP was my first agency experience and I couldn't have asked for better. I was honored to be Bouchard's Anglais. Aside from agency pitches, I had the privilege of going with him alone on a few occasions to visit clients... memories of which I will always cherish. He was a great man... and a gentleman... and made a positive difference in so many lives.
Lawrence Creaghan, The Write Stuff

J'ai rencontré M. Bouchard une seule fois! Je l'avais invité à bavarder avec mon équipe autour d'une bière... sûrement l’une de mes meilleures décisions de dirigeant d'agence. Il nous a inspirés et rassurés dans notre façon de voir et faire les choses. Les défis qu'il devait relever à ses débuts comme publicitaire québécois sont encore présents à bien des égards dans notre réalité d'aujourd'hui. En un peu plus d'une heure, il a su identifier nos forces et nos possibilités en tant qu'agence... et nous a motivés à continuer!
M. Bouchard, merci!
Paul Bergeron, vice-président exécutif, directeur général, LXB Communication Marketing

En guise de témoignage, permettez-moi plutôt de vous raconter une anecdote qui doit encore le faire bien rire aujourd'hui, par-delà sa sérénité tant méritée. Il s’agit de la petite histoire du pitch de Pratt & Whitney, auquel Roger Sirard a déjà fait allusion.
Pour ce pitch assez technique, nous avions une heure pour faire valoir les mérites de BCP et présenter notre président à celui de Pratt & Whitney.
Pas question pour Jacques de parler ici des 36 cordes, des lits jumeaux… Ils en connaissaient autant sur Jacques Bouchard que Jacques en connaissait sur les moteurs d’avion, c'est-à-dire rien!
Nous avons donc demandé à Jacques d’ouvrir le pitch et de présenter BCP et son équipe en trois minutes – chrono – en anglais, bien sûr, à des ingénieurs et des financiers. Nous savions que cela en prendrait au moins cinq, mais nous étions loin de nous douter de la suite des événements.
Jacques se lève, et dans un anglais «chaleureux», à défaut d’être parfait, nous annonce qu’aujourd’hui est une grande journée pour lui et Caroline. Après plusieurs années d’attente, sa maison d’oiseaux avait trouvé des locataires dès la fin du printemps et bouillonnait de vie en ce matin d’été. En prenant son café dans son jardin dès les premiers rayons de soleil, lui et Caroline avaient entendu pour la première fois des gazouillements émerger du nid, confirmant que le miracle du grand cercle de la vie venait de se produire… Inutile de vous dire qu’il parlait depuis déjà 10 minutes, au moins, que le chronométrage du pitch tombait à l’eau, que nous étions blêmes et j’en passe. Non mais… parler d’oiseaux à des ingénieurs en aéronautique! Et notre pitch alors?
Finalement, Jacques présente rapidement l’équipe et nous cède la parole… lorsque le président de Pratt & Whitney nous interrompt, en demandant à Jacques: «Des hirondelles bicolores ou noires pensez-vous? Et y avait-il une autre famille d’hirondelles dans le voisinage? Ou bien des sittelles?».
À cet instant, nous avons compris que c’était à nous de ne pas perdre le reste du pitch, car lui, il avait gagné le sien…
BCP est devenue l’agence de Pratt & Whitney.
Le génie n’a pas de frontières ni de limites, pas plus que la créativité.
Jacques a su transformer des vies, comme la mienne, et je ne sais comment lui dire merci.
Mes condoléances à Caroline, et à bientôt, Jacques!
Pierre Arthur, Bécépiste de 1983 à 2001, directeur, marketing et recherche, La Presse

J’aurais été un bon vétérinaire. Un excellent même. J’ai été élevé devant une télévision en noir et blanc. Entre Fanfreluche et le Manifeste en direct du FLQ, je m’amusais à dire sans me tromper «Pop-sac-à-vie-sau-sec-fi-co-pin» puis à chanter avec les p’tits Simard. J’ai été élevé avec la fierté de ceux qui étaient douze mille douze à nous construire un pays. Et c’est devant ma télévision que j’ai appris que nous étions six millions et qu’il fallait s’parler. La pub Québécoise a transformé ma télévision en miroir d’une société qui, par le fait même, venait de se trouver une autre façon de s’affirmer. Jacques Bouchard a fait de la pub au Québec un métier. Le métier de création par excellence. Le métier avec lequel je suis tombé en amour.
Tout jeune, ma mère croyait que je deviendrais un vétérinaire. Je ne lui ai pas dit et je suis devenu un publicitaire.
Merci Jacques.
Gilles DuSablon, vice-président, directeur de la création, Marketel

JE Magazine à TVA, il y a quelques années. Devant un panel de moralo-féministes, je suis sommé de répondre de mes actes: le panneau d’une pulpeuse playmate qui propose une bonne Old Milwaukee bien fraîche.
L’animateur rejoint Jacques Bouchard en direct à Paris pour lui demander son opinion sur l’évolution du sexe dans la publicité québécoise.
Jacques Bouchard rappelle que, dans les années 60, le maire Drapeau avait interdit la présentation d’un ballet africain parce que les seins des danseuses bougeaient.
Il me demande ensuite, toujours en ondes:
Est-ce que les seins de la jeune fille bougent?
Non, M. Bouchard, c’est une affiche.
Alors, Michel, t’es correct.
Merci M. Bouchard de m’avoir donné ma première chance en pub et le goût d’y rester.
Michel Lopez, concepteur-rédacteur

Dire de Jacques Bouchard qu’il est le père de la publicité est réducteur. On ne dit pas de René Lévesque qu’il est le père d’Hydro-Québec ou de Paul Gérin-Lajoie qu’il est le père du ministère de l’Éducation.
Jacques Bouchard est l’un des pères de la Révolution tranquille, car il a créé une révolution en offrant aux francophones une publicité conçue par et pour des francophones. Cette idée est aussi importante pour le Québec que la nationalisation de l’électricité ou que la séparation de l’Église et de l’État.
Luc Panneton, Communications Luc Panneton

Jacques Bouchard et moi étions des amis d’enfance. Nous
avons tous les deux été élevés dans la très
prolétaire rue Saint-André, en bas de la côte Sherbrooke.
En début de trentaine, nous avons fondé l’agence Bouchard,
Champagne, Pelletier, très vite devenue BCP Publicité.
Je veux bien que Jacques soit devenu le père de la publicité
québécoise, mais il m’apparaît important de
rappeler qu’il a été précédé,
que nous avons été précédés, par quelques
grands-pères: Huot (dont j’oublie le prénom), Yves
Bourassa, Jean-François Pelletier, Gaby Lalande et quelques autres
qui ont tracé la voie à l’éclosion d’une
publicité conçue chez nous par des gens de chez nous pour
des gens de chez nous.
Jacques – et c’est pour cela qu’on doit lui rendre
hommage – a été l’étincelle qui a mis
le feu aux poudres d’une véritable explosion de la créativité
québécoise en publicité pure laine.
Repose en paix, Jacques. Et si tu vois Jean-Paul, transmets-lui mes amitiés.
J’irai sans doute vous rejoindre à plus ou moins brève
échéance.
Pierre Pelletier, associé fondateur de BCP

J’amorçais ma carrière de publicitaire, et Maclean
Hunter m'offrait le choix d'un de deux postes en magazines, un à
Montréal et l'autre à Toronto, et j’ai demandé
conseil à Jacques. Par la suite, j'ai passé cinq ans à
Toronto, en contact au téléphone avec l'ami Jacques, chaque
premier vendredi du mois!!
À mon retour à Montréal, Paul L'Anglais m'a invité
à diriger la division imprimée de Paul L’Anglais inc.,
et nous lancions le magazine L’actualité. C'est à
ce moment que Jacques est devenu mon meilleur conseiller. Étant
membre de la «Confrérie de la Cloche», dont j'ai conservé
ma carte de membre en souvenirs, j'ai souvent profité de mon «droit
inaliénable de voir mon gros bourdon», pour 10 minutes! Et
je n'ai jamais essuyé un refus!
À ma retraite depuis quelques années, je n'ai conservé
que d'excellents souvenirs de Jacques, pour sa bonté, son intelligence
et sa disponibilité. Et même si je n'ai pas vu Jacques depuis
des lunes, je vis encore certaines de nos conversations voire des discussions
que j'ai eu le privilège d'échanger avec lui, soit à
son bureau du 1010 Ste-Catherine ou lors de nos lunches à la Rapière,
de son ami Louis Naud!!
Merci Jacques pour tous ces merveilleux moments de la vie que tu as bien
voulu partager avec moi!!
Sincèrement,
Maurice Leclerc

Je retiendrai de Jacques Bouchard que la passion ne s’émousse
pas avec l’âge.
Cette passion qu’il nous a communiquée de vive voix lors
de sa tournée des agences il y a deux ou trois ans était
aussi vibrante que celle qui m’avait saisi en 1978 à l’émission
de Michel Jasmin, alors qu’il y présentait ses 36 cordes.
En plus des portes que tous lui reconnaissent avoir ouvertes pour notre
profession, il avait ouvert ce jour-là celle d’un ado qui
réfléchissait à son avenir et pour qui la passion
de ce fascinant métier ne s’est, depuis, jamais démentie.
Merci encore Jacques pour l’étincelle.
André Bouchard – LXB

Dear Madame Bouchard,
I first had the pleasure of meeting Jacques in November 1987 when I was
a new employee of BCP.
At that time, he held early breakfast meetings for the new employees.
I remember how warm and gracious he was.
He really wanted to get to know everyone in the room. That day he made
me feel so welcome at BCP. Although I saw Jacques less frequently as the
years went by, it was always a joy to see him back at BCP, like a ray
of sunshine.
Everyone showed profound respect for him and loved his visits.
And so I send my deepest sympathies to you and your family, Madame Bouchard.
Your husband was a great man, who brought intelligence, grace and finesse
to the advertising industry.
I am very fortunate and grateful to have known him.
Yours sincerely,
Caroline Jarvis, VP directrice de création, OSL Communications

Jacques Bouchard est l'étincelle qui a déclenché
le feu d'artifice de la publicité québécoise.
Dès les premières lignes du premier chapitre de l'édition
de 1988 d'un de mes ouvrages, je reconnaissais qu'il était «le
prince de la publicité québécoise».
Il a été à la fois un grand créatif publicitaire,
un habile homme d'affaires et un rassembleur insurpassé.
Claude Cossette, professeur titulaire en publicité sociale,
Université Laval

J'ai eu la chance de croiser M. Bouchard chez BCP au début de
ma carrière en tant que conceptrice-rédactrice. J'étais
archi-intimidée, et avec raison. Je me souviens de sa gentillesse,
de sa simplicité. Il a été une inspiration, non seulement
durant les six années que j'ai passées chez BCP, mais tout
le long de ma carrière. David Ogilvy disait: «Si les créatifs
avaient autant d'ambition que moi j'en ai eu, ils réussiraient,
comme moi, à avoir un château en Europe». Et je me
disais: «M. Bouchard, lui, il a réussi».
Mes sincères condoléances à la famille.
Michèle Leduc, présidente et chef de la création, Zip Communication

Le départ de Jacques nous rejoint tous, il me semble, à
un niveau très intime. Il avait ce don de nous percer à
jour et de nous toucher avec de petites phrases courtes qui, à
la manière de ses célèbres slogans publicitaires,
sont restées gravées.
J’ai eu entre autres privilèges celui de monter avec lui
son tout dernier pitch, «Violence conjugale», et d’apprendre
de sa grande expérience.
Jacques était à la fois le grand maître du fabuleux
et l’homme accessible, simple et touchant.
Jacques, on ne t’oubliera jamais.
Mes sincères condoléances à Caroline qui aura été
sa plus fidèle alliée.
Marielle T. Blain, ex-Bécépiste

Son apport, ce ne sont pas les trouvailles publicitaires (qui appartiennent,
d'ailleurs, pour la grande majorité aux créateurs qu'il
avait réunis autour de lui), mais cette synergie dont il savait
nous environner pour chaque campagne.
Une synergie doublée aussi d'un grand respect pour ses collaborateurs
créatifs. Il les chérissait au point de me confier un jour:
- Tu sais, mon Paul... Les cutifs je m'en passerais. Ce qui importe vraiment
dans l'agence, ce sont mes créatifs. On pourrait parfaitement fonctionner
uniquement avec la création. Mais surtout, ne va pas le dire aux
cutifs!
Mon meilleur souvenir? Lors du dernier référendum, BCP
avait obtenu le contrat pour monter une campagne en faveur du Non. Mais
il y avait un problème. La très grande majorité des
membres de la création, concepteurs et graphistes, votaient PQ
aux élections et prônaient l'indépendance du Québec.
Alors, Bouchard convoqua un à un ses créatifs. À
chacun, il demanda s'il acceptait de travailler pour le Non.
Aucun n'accepta à l'exception d'un seul graphiste.
Alors, Jacques Bouchard décida de s'investir lui-même avec
quelques collabos de l'extérieur de l'agence. Il aurait fort bien
pu nous mettre à la porte, mais il respecta notre choix politique.
Le connaissant comme je le connaissais, je suis sûr qu'il était
fier de nous. Depuis plusieurs années, il savait que nous étions
un pays distinct et auquel il fallait offrir une publicité distincte.
Jacques Bouchard? Un nationaliste dans l'âme.
Mes hommages, Jacques! De la part de ton aîné de trois ans.
Paul Michaud

Quelle carrière il a connue!!!
Je l'ai rencontré à quelques reprises lors de congrès
où il était notre conférencier, soit au Déjeuner
des médias de Québec ou au Forum Marketing des étudiants
de Université Laval. Il avait toujours ce combat publicitaire qui
nous anime tous, nous les publicitaires québécois.
Je le remercie pour l'évolution qu'il a donnée à
notre industrie.
Denys Durocher, publicitaire

Jacques est parti de l'autre coté du chemin après avoir
mené le monde des communications du Québec vers l'autonomie,
la créativité pour ne dire que l'essentiel.
Jacques m'a donné à l'époque (nous sommes des mêmes
trois quarts de siècle) l'occasion d'être son complice dans
ces années déterminantes et exaltantes d'affirmer la présence
du Québec francophone au sein de l'immense continent nord-américain.
Ceux qui, comme moi, ont produit sous sa gouverne Les 36 cordes sensibles,
«Lui, y connaît ça!», la pub du métro
déterminée par les résultats du seul sondage réalisé
DANS le métro (sa fille Véronique – mon employée
à cette occasion – s'en souviendra peut-être) la réalisation
de la première pub pour les Ski-Doo de Bombardier, n'ont pas oublié
et n'oublieront pas tout ce qui a pu être accompli à la naissance
de la profession publicitaire au Québec.
Et tout cela sans compter toutes les démarches de communications
qui ont facilité l'émergence du Canada sur notre petite
planète.
Merci encore, Jacques, et bonne route.
Merci aussi à Caroline pour son soutien.
Jean-Claude de Brouwer, conseil-gestion en planification stratégique
de marketing

J'en suis encore sous le choc!
Je n'ai pas connu personnellement M. Bouchard, outre par sa très
grande réputation qui le précédait partout où
il était question de lui! J'ai eu toutefois la chance de le côtoyer
un bref moment l'an dernier lors d'un événement rassemblant
des gens de l'industrie du marketing. J'y faisais alors une allocution
auprès des membres de l'Association des manufacturiers de produits
alimentaires du Québec (AMPAQ) où les services de M. Bouchard
avaient été retenus comme animateur, et dont la prestation
fut hors pair, en passant.
J'ai pu échanger quelques mots avec lui au cocktail de clôture
de l'événement et, bonheur suprême, me faire prendre
en photo avec lui par un heureux hasard! Nul besoin de vous dire que,
toujours, je conserverai précieusement cette photo qui revêt,
aujourd'hui plus que jamais, une très grande importance pour moi...
J'y avais croisé alors un être tout à fait charmant,
rieur, d'une simplicité et d'une authenticité remarquables
et d'une écoute rare!
Aussi, veuillez transmettre en mon nom, aux proches de Jacques Bouchard,
mes plus sincères condoléances.
Guylaine Lehoux, vice-présidente, marketing et tarification,
Gaz Métro

Lettre ouverte à un grand homme !
Beaucoup d’entre nous connaissions la gravité de la maladie qui l’affectait et le rongeait lentement. Mais la grande majorité d’entre nous refusait de se rendre à l’évidence que ce géant de la communication, cet icône de la pub québécoise allait bientôt nous quitter.
Pourtant, la triste réalité nous a frappé de plein fouet en ce 29 mai 2006. Jacques Bouchard n’est plus. Il a terminé sa souffrance et a maintenant droit à un repos fort mérité.
Mais quel vide il laisse derrière lui. Au moment où la révolution tranquille de Jean Lesage faisait son apparition, Jacques Bouchard fondait son agence qui allait devenir une référence, un point de repère et une inspiration pour les générations futures.
Jacques Bouchard était plus qu’un visionnaire. Il était de ceux qui croient en leurs idées et qui sont prêts à se battre pour les défendre farouchement, avec passion et inspiration.
Plusieurs d’entre nous ont eu le privilège de travailler près de Jacques chez BCP. Il a toujours su nous stimuler et nous motiver. Il était de cette race d’hommes qui vous instruit et vous amène à vous dépasser sans cesse. Déterminé, doté d’un pouvoir créatif sans pareil, il savait tirer le maximum de chacun d’entre nous.
Il a surtout eu le mérite de nous communiquer sa passion de la publicité québécoise et de sa spécificité que l’on connaît tous aujourd’hui. Plus que quiconque, il s’est battu pour faire reconnaître cette distinction, ce trait typique rattaché à la culture québécoise. Il y a cru toute sa vie et a su inspirer tous ceux qui ont eu le plaisir de le côtoyer.
Homme de lettres dans le plein sens du terme, il avait une soif insatiable de découvrir et de connaître aussi bien les individus qui l’entouraient que les grands de ce monde. D’une culture sans frontière, il aimait écrire et voyager.
Tu laisses un grand vide dans nos vies Jacques. Mais tu resteras à jamais graver dans nos coeurs.
Merci de nous avoir inspirés. Merci pour ta passion. Ta force créative. Ton sens inné de la communication. Merci d’avoir eu la vision et le courage de fonder le Publicité Club de Montréal. Merci de nous avoir communiqué ce goût pour la belle publicité, le bon usage du français et cette joie de vivre québécoise. Merci d’avoir ouvert la voie à tant de publicitaires. Jeunes et moins jeunes, communicateurs, créateurs, professionnels du milieu, nous t’en sommes extraordinairement reconnaissants.
Tu resteras pour moi une référence et une source de motivation sans pareille.
Tu n’es plus de ce monde mon cher Jacques, mais tu resteras toujours dans cet univers qui était tien et qui t’a fait vibrer toute ta vie, celui de la publicité québécoise.
À nous maintenant de porter le flambeau et de témoigner de ton œuvre.
Robert Lacas
Au nom de tous les membres du Conseil d’administration du PCM

On a tous des héros, ou du moins des gens à qui l’on s’identifie et à qui l’on voudrait ressembler. Dans ma jeunesse, c’était Hergé (Georges Rémi). Pour son imaginaire, son audace, son acharnement, sa persistance, son endurance, sa gentilhommerie et, surtout, sa très grande classe. Depuis les 30 dernières années, à titre de concepteur publicitaire, ce fut Jacques Bouchard, sensiblement pour les mêmes raisons. D’ailleurs, ne trouvez-vous pas qu’ils se ressemblent étrangement tant pour leur philosophie que leur legs?
M. Bouchard, mille et dix mille mercis d’avoir été pour nous ce pionnier qui a défriché le monde de la pub, de nous avoir trouvé une place bien à nous dans cet univers si global et américanisé, et, surtout, de l’avoir élevé à un art qui mérite d’être dûment reconnu comme tel. Ce que vous laissez comme héritage transcende toute valeur monétaire, car il est avant tout basé sur la rectitude de pensée, l’intégrité, l’honnêteté, la créativité et, surtout, l’inventivité!
Merci et quand vous le croiserez, dites bonjour à M. Hergé de ma part.
Sincèrement et humblement,
Pier Lalonde, publicitaire reconnaissant et directeur de création principal, LXB

Que de pertes depuis un mois dans le milieu de la publicité... M. Bouchard a été une grande inspiration pour moi et plusieurs autres publicistes.
Toutes mes pensées vont vers la famille et les amis. Mes condoléances les plus sincères.
Geneviève Piquette, présidente et associée, Vlan Communication

Avec la disparition de Jacques, nous perdons un phare, un tuteur, un guide de la communication au Québec. Puissions-nous retrouver un autre guide un jour!
«Y en aura pas de commentaire...»
Ahmed Galipeau, ARP, président AGC Communications

J'étais dans les années 80 un de ses planificateurs/chefs de groupe média.
Je me rappelle des parties de billard dans son bureau le vendredi en fin de journée... Et je me rappelle principalement le jour de mon divorce... une de ces bonnes journées... (chose très rare dans mon cas... j'avais trop bu)... et c'est Jacques qui m'a gardé dans son bureau tout l'après-midi. On avait discuté beaucoup sur la vie. Une sorte de baume sur mon cœur.... On travaillait super fort, les Bécépistes, mais on recevait énormément en retour.
Quel Grand Homme sans Jugement. Il restera gravé dans ma mémoire toute ma vie.
Ginette Nantel, représentante principale des ventes nationales, RDS

J'ai rencontré M. Bouchard en 1994, à Paris, alors que je réalisais un stage à l'agence BCP-Stréliski.
Jeune femme de 19 ans, je connaissais la réputation de Jacques Bouchard et j'étais fort impressionnée de croiser, au détour d'un corridor, cette figure dominante de la publicité au Québec.
Il m'a souri et m'a dit sur un ton complice: «Vous croyez apprendre quelque chose ici, mademoiselle?». Je lui ai répondu «J'espère bien!», en riant.
Je n'ai jamais oublié cette rencontre qui, je crois, traduit bien le personnage. Chaleureux, authentique, pince-sans-rire, conscient de sa réputation mais sans prétention et, surtout, accessible. Je garde un souvenir précieux de cette rencontre et je me sens privilégiée d'avoir eu la chance de rencontrer ce grand homme.
Mes sincères condoléances.
Manon Lacourse

1970, les trois colonnes du temple. Même la gestion de compte était tout en création!
La colonne de la bouffe, avec Dominion et Pierre Girard, le «quétif en chef».
La colonne de la bière, avec «Y a rien qui Labatt, Lui, y connaît ça et C'est tout un numéro», «quétif en chef, Pierre Fontaine».
Et, bien sûr, la colonne la moins «flyée», la plus disciplinée, Air Canada, avec Jacques Blouin, «What you see is what you’re gonna get».
L'époque des colonnes du temple. Un temple dont les colonnes reposaient, comme toujours, sur Jacques Bouchard!
Pierre Fontaine, directeur général, Corporation du Centre du Sablon

J'ai passé une majeure partie de ma carrière «autour» de Jacques Bouchard, de 1975 à 1996, et je lui dois beaucoup.
Je n'ai jamais oublié son talent unique pour installer une proximité insoupçonnée en quelques secondes avec un parfait étranger, son charme intellectuel irrésistible, son humour, incisif parfois; quel maître il fut!
Juste à l'observer, on pouvait apprendre cent métiers.
Nous sommes nombreux à partager cette même dette envers lui. Et c'est avec une grande tristesse que je tenterai d'imaginer qu'il n'est plus quelque part, à se mêler de tout et de rien, avec le talent unique qu'il a.
Bien au-dessus des petites considérations terrestres, il est aujourd'hui réuni avec ses anciens complices qui l'ont précédé. J'ose imaginer qu'ils ont bien du plaisir à jouer au billard et à boire un bon vin sur le bord d'un lac...
Je m'ennuie déjà.
Mes pensées sont avec vous et avec votre famille.
Après le Dalaï Lama, Jacques fut mon meilleur patron!
Lyna di Julio

J’ai fait mon dernier pitch avec Jacques Bouchard en 1984, juste avant qu’il ne quitte BCP. C’était pour Pratt & Whitney. Je crois même que ce fut son dernier pitch. Je me rappelle de son magnétisme, de sa confiance en soi, de sa culture, de son humilité et de sa grandeur: à côté de lui, j’étais grand, fort, sûr de la victoire, et… nous avions gagné!
En 2004, je l’ai invité comme conférencier et j’ai retrouvé l’homme charmant et philosophe, toujours confiant en la nature humaine, mais un peu inquiet du futur de la pub au Québec.
Dans mon petit livre de citations j’en ai une de lui: Quand tu ne sais pas quoi dire, chante-le!
Lui, y connaissait ça!
Roger Sirard, conseil, communication-marketing

Je me souviens, c'était vers la fin des années 60. J'étais alors un jeune rédacteur publicitaire à CJMS et j'avais eu l'occasion de rencontrer Jacques Bouchard dans ses bureaux de la rue Ste-Catherine Ouest.
L'équipe de «création» de la station venait de remporter quelques prix de créativité radio. Jacques Bouchard m'avait contacté pour m'offrir un poste dans son agence. Honte à moi! J'avais refusé. Je n'avais pas confiance en moi. Non seulement je venais de passer à côté d'une substantielle augmentation de salaire, mais aussi sans doute à côté d'une belle carrière en pub. Même si je me suis pas trop mal débrouillé quand même.
De cette rencontre, je me souviens de la très grande écoute et, surtout, de la très grande générosité de monsieur Jacques.
Jacques, repose en paix! Que ceux qui, dans les derniers moments de ta vie et de façon malicieuse, ont abusé de ta bonté te laissent reposer en paix.
Michel Corriveau, Multidées Communication

Je n'ai jamais eu la chance de travailler avec Jacques Bouchard, mais j'ai été grandement influencé par son travail, ses campagnes, ses slogans et, surtout, son intérêt pour le marketing social et les grandes causes humanitaires. Fondateur de Sociétal, il a tracé la voie à plusieurs concepteurs qui, comme moi, ont investi gracieusement dans des causes. Il a d'ailleurs accepté, à la fin des années 90, de parrainer Publici-Terre, comme on peut le lire dans ce mot qu'il a écrit: http://www.publiciterre.org/bouchardf.html.
Finalement, ce fut tout un honneur de recevoir de ses mains, en 2000, un des trophées du concours qui porte son nom, pour le slogan que j'avais conçu pour le Salon des métiers d'art: Métiers d'art de vivre! Je crois d'ailleurs qu'il a fait de la publicité un métier d'art de vivre...
Richard Leclerc, concepteur-réalisateur, Publiciterre

Jacques Bouchard est un exemple pour tous.
Il est le pilier de l’industrie de la publicité et du marketing.
Il était d’une grande humilité, d’une grande sagesse et plein d’énergie.
Une grande perte pour tous.
Denise Tougas, fille de Jean Tougas, cofondateur du Publicité Club de Montréal

Une grande tristesse nous habite aujourd'hui, mon mari Robert et moi. Robert Bergen a collaboré avec Jacques comme stratège dans les années 80. Également voisin de cour à Outremont, nos chemins se croisaient régulièrement. À cette époque, je lançais mon agence de relations publiques et ce grand homme me rendait hommage pour ma performance liée à l'ouverture de l'hôtel Centre Sheraton. Le plus créatif des communicateurs reconnaissait généreusement ma bien modeste contribution... Je n'oublierai jamais son authenticité, son esprit vif et sa chaleur humaine. Je n'ai aucun doute qu'il a déjà séduit le «grand boss»...
Nos sincères condoléances à Caroline et à sa famille. Vive Jacques Bouchard! Vive le Roi!
Claudette Dumas-Bergen, Dumas Bergen Relations Publiques

Merci Jacques de m'avoir donné le goût du Québec.
Comme Jean-Jacques et quelques autres, tu m'as parlé de la publicité du Québec comme d'une femme qui aimait les aventures étrangères.
12 ans maintenant que je déguste ton propos.
Patrick Beauduin, vice-président, création convergente, Groupe Cossette Communication

Cher Jacques,
J'aimerais te remercier d'avoir croisé mon chemin en tant qu'ami et mentor... J'ai adoré cette période un peu délinquante à travailler avec toi... Plein de souvenirs drôles et attachants.
La dernière fois que je t'ai revu chez Ben's, tu étais seul à ta table, et notre échange me donna chaud au cœur. Une rencontre que je n’oublierai jamais.
Je t’aime, mon ami.
Mes sincères condoléances à toute la famille.
Paul Harris, directeur de création, Vectora |