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Ils étaient en pub

Tokyo Foodie Tours: du bureau à l'izakaya

Quitte à laisser tomber son emploi en publicité dans le but de poursuivre son rêve entrepreneurial, Katherine Letellier a choisi le Japon pour s'installer et lancer son offre de tours gastronomiques à Tokyo. 

L'aventure est récente pour celle qui était conseillère chez Sid Lee jusqu'au début de 2016. En effet, Katherine Letellier est arrivée au Japon en juillet afin de lancer Tokyo Foodie Tours, le projet qu'elle caressait depuis huit mois et auquel elle travaillait le soir, après ses journées de travail.

L'entrepreneuriat comme occasion 

PHOTO: INSTAGRAM 

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L'inspiration lui est venue après un voyage au pays du soleil levant en 2014, lorsqu'elle a décidé qu'elle en ferait le pays choisi pour accomplir son désir de travailler à l'étranger. À la base, elle aurait voulu y œuvrer en tant que publicitaire, notamment en raison de son intérêt pour la diversité des publicités japonaises, mais la langue et la barrière culturelle l'ont fait plutôt opter pour l'entrepreneuriat. À partir de là, elle a commencé à se demander ce qu'elle pourrait offrir qui toucherait ses passions, puis en a conclu que le côté culinaire, qui la passionne, serait la voie à suivre. Donc, elle a décidé d'offrir des tours guidés thématiques, afin de faire découvrir aux touristes et aux intéressés la nourriture japonaise. «Je n’avais jamais fait un food tour avant d’en proposer moi-même.»  

Quitter pour mieux expérimenter
 

PHOTO: INSTAGRAM 

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Mais pourquoi ne pas avoir opté pour une telle aventure plus proche de chez elle? «Changer de pays en plus de devenir entrepreneure, c’est insécurisant, mais en même temps, le défi est plus grand. Dans un sens, je me disais que je misais le tout pour le tout et que si je me cassais la figure, ce serait moins grave que si cela avait été le cas au Québec.» C'est ainsi qu'elle a travaillé pour son offre et son site web à distance, depuis Montréal, de manière à arriver sur place avec quelque chose à proposer. Elle a ainsi monté elle-même son propre site web, forte de son expérience en agence qui lui en a appris l'importance cruciale, et préparé son plan de lancement.

Après, tout est allé très vite. Trois semaines après son arrivée, le bouche-à-oreille aidant, elle donnait son premier tour. Quelques commentaires positifs sur le web, des références chaleureuses, et son entreprise était lancée. 

Une vie différente, sur tous les aspects

La nouvelle entrepreneure aime le fait de gérer son propre horaire et les commentaires dirigés à Tokyo Food Tours. «J’aime aussi que tous mes acquis de mes années en publicité soient investis dans mon entreprise.» C'est d'ailleurs ce qui lui a permis de s'assurer elle-même de la promotion, de la mise en marché et du plan média du projet (tout à l'exception du logo, réalisé par son ex-collègue Mélanie Laviolette). Et de comprendre l'importance d'un site attrayant et optimisé pour le mobile. Mais se lancer en solo comporte également ses défis: «J’étais habituée de savoir quoi faire, entourée d’une équipe spécialisée pour chaque aspect du projet. Avec mon entreprise, je savais tout ce qui devait être réalisé, puis en assumer la réalisation. L'entrepreneuriat vient avec une grande pression, qui en vaut la peine. »

Une aventure à suivre pour celle qui, dans une ville où la quantité d'étrangers est encore relativement limitée, profite «d'une petite saveur exotique, qui (selon elle) joue à (s)on avantage».

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