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Dossier
30/30 Infopresse: l'avenir de l'industrie

Vincent Rabault: comprendre pour mieux collaborer

Les titres et responsabilités confiés au conseiller aux communications d'affaires de Vidéotron dépassent ses 28 printemps. Vincent Rabault mène de fronts différents projets stratégiques, autant à l’interne qu’à l’externe. Son parcours est déjà bien rempli. 
 

À 16 ans, il est devenu le plus jeune animateur de radio, à Radio X, à Québec. On a vite misé sur lui pour animer une émission d’affaires publiques quotidienne. Par la suite, on lui a confié le projet phare d’implanter la division montréalaise de RNC Média.

Huit années plus tard, il est devenu l'attaché de presse du ministre fédéral de l’Infrastructure. Il a assuré, entre autres, la gestion de crise lors de l’attentat de la Chambre des communes, en plus de se démarquer en relations de presse dans le projet majeur du nouveau pont Champlain.

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
Je suis très fier de la grande confiance et des responsabilités importantes accordées par plusieurs hauts dirigeants et politiciens au fil de mes mandats. J’ai longtemps pensé que mon jeune âge me nuisait, mais ce sont eux qui me confirmaient l’inverse, chaque fois.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Pour moi, une mention au prestigieux palmarès Infopresse représente une autre preuve qu’il faut toujours foncer, sans relâche. Peu importe les objectifs ambitieux, parfois même démesurés, que je peux me fixer, il faut faire preuve de détermination et chercher à bien s’entourer. D’ailleurs, merci aux personnes qui m’accompagnent dans ce parcours très excitant. Comme disait l’un d’eux: «Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin».

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Premier ministre. Sans doute parce que ma mère a crevé ses eaux au restaurant Le Parlementaire de l’Assemblée nationale, à Québec. Mon grand-père maternel, organisateur politique dans son jeune temps, était bien fier de dire que son petit-fils était donc… un politicien né.  

Qu’est-ce qui vous a incité à faire ce que vous faites aujourd’hui?
J’ai longtemps pensé que ma force était d’être un bon communicateur, alors qu’en réalité, j’aime créer des liens avec des gens de tous les horizons. Mes huit ans d’entrevues à la radio m’ont mené à m’intéresser à une foule de sujets différents et, bien sûr, aux gens qui les incarnaient. Établir des liens de confiance, notamment par l’entraide, c’est ce qui me nourrit. Quand on y pense, c’est un peu ça, les relations publiques: établir, maintenir et promouvoir des relations de confiance. Alors, me voilà comme un poisson dans l’eau!

Quel est le plus grand défi d’un professionnel des communications aujourd’hui?
Garder le cap sur le cœur de notre métier: l’humain, ses émotions et son environnement. Avec les nombreuses solutions proposées par la numérisation de notre industrie, s’éparpiller dans diverses tendances qui ne correspondent pas aux objectifs représente un risque potentiellement coûteux.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l’industrie? Changer les choses?
Actuellement, une tendance prometteuse au sein du milieu des affaires est de promouvoir les gestes et les engagements socialement responsables des entreprises. Un de mes souhaits est d’amener les organisations à embrasser cette tendance et à exploiter le plein potentiel des possibilités qui s’offrent à elles. Je crois que nous n'en sommes qu’au tout début et que les relations publiques continueront assurément d’y jouer un rôle de premier plan.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Peu bavard. On me dit que c’est pire en vieillissant?

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
Je n’ai pas encore pu identifier une personne cumulant tout ce que je préconise: confiance, résilience, détermination, rigueur, vision, rationalité et empathie. J’ai toujours un grand respect pour les gens auxquels on peut attribuer ces qualités.

Quelle est votre devise?
Focalise sur ce que tu peux contrôler.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui? 
Harry S. Truman. Le 33e président américain demeure le seul chef d’État ayant donné son accord à l’utilisation de l’arme atomique. Cette décision historique a eu des conséquences humaines majeures et a aussi bouleversé les décennies qui ont suivi en matière de relations internationales. Bien qu’on puisse émettre des hypothèses à savoir s’il s’agissait d’un bon ou d’un mauvais choix, je serais curieux d’en savoir davantage sur la nature des réflexions de ce président qui a certainement une perspective unique par rapport à cet épisode.

Quel projet vous rend vert de jalousie?
Toutes les situations de gestion de crise qui nécessitent une attention immédiate et urgente. Ce n’est pas compliqué, j’aime le trouble. Plus ça chauffe et que le feu est pogné, plus je suis mort de jalousie à y participer!

Quelle est votre plus grande déception?
Que le terrain de golf ne soit plus l’endroit par excellence pour le développement des affaires ou les activités d'entreprises. Semble-t-il que mon sport prend trop de temps! Je ne suis vraiment pas né à la bonne époque…

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
J’aide des gens et des organisations, avec des intérêts similaires ou divers, à mieux se comprendre et à collaborer entre eux. Comme ma mère est psychothérapeute, elle s’empresse de dire: moi aussi, je fais cela dans la vie! Et elle a bien raison. 

 

Photo: Stephany Hildebrand, de Zetä Production

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