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Dossier
30/30 Infopresse: l'avenir de l'industrie

Mélissa Desrosiers: s'engager pour le bien de l'industrie

Mélissa Desrosiers est une altruiste qui s'investit dans l'industrie comme dans sa communauté, en prônant des valeurs éthiques et humaines. À peine âgée de 27 ans, la superviseure média qui a travaillé chez Cossette a été rapidement un mentor pour son équipe. 

Récompensée en 2014 avec le Prix de la relève média, la jeune professionnelle a assuré un fort leadership au sein de l'équipe de Cossette Média. Son travail pour une campagne d'Amnistie internationale, annonceur pour lequel elle s'est consacrée au sein de l’agence, lui a permis de se distinguer. En 2015, elle est devenue membre du jury du concours Prix Média.

Au fil des années, elle a élaboré des stratégies de mise en marché pour une diversité de comptes. Pendant ses six ans chez Cossette, son engagement a permis moult fois à l’agence d'être récompensée par l’industrie, entre autres, récemment avec deux Grand Prix lors du concours Créa 2017, pour Amnistie internationale. Mélissa Desrosiers s'est aussi engagé dans les comités sociaux de l’agence, en plus de plancher sur des comptes pro bono et organiser des activités d’équipe et de financement.

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fière? 

Avoir pu participer à l'élaboration des campagnes Signatures en barbelé et Une minute de silence d'Amnistie internationale, contribuant ainsi à l'avancement d'une marque aussi noble. Les offensives étaient toutes pro bono, sans budget pour la mise en marché. Nous avons tout de même réussi à générer un grand impact auprès des citoyens.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès? 

Elle me rend autant fière de mon parcours et reconnaissante de me retrouver parmi tous ces gens de talent que motivée pour l'avenir.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant? 

Je désirais devenir une artiste de cirque aérien! J'étais attirée par son volet créatif et libre, en même temps que la discipline nécessaire, le niveau de concentration que cela demande et le côté perfectionniste. Même si je n'ai pu réaliser mon rêve de jeunesse, je suis contente de pouvoir exercer une profession qui me permet d’exploiter ces facettes sous un autre angle.

Qu'est-ce qui vous a incitée à faire ce que vous faites aujourd'hui? 

J’ai eu l’occasion d'effectuer un stage chez Cossette Média très tôt dans ma carrière; j'avais adoré l’énergie dans l’agence. J'y ai appris à développer mon côté geek, à utiliser les données de recherche auprès des consommateurs et à connaître les points de contact média pour fonder mes stratégies et trouver des insights créatifs.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui? 

Un des défis d’aujourd’hui est d’atteindre la performance optimale des offensives sans être au détriment des valeurs éthiques et humaines; en garantissant un minimum d’investissement local et en s’assurant que les partenaires avec qui l'on traite suivent la même éthique.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses? 

Je n’ai pas la prétention de changer l’industrie, mais, à petite échelle, je persiste à avoir une approche positive et je choisis de voir le beau côté. C’est facile de tomber négatif face aux complications des projets, les échecs ou la somme de travail. Toutefois, conserver une ambiance de travail saine et une bonne humeur, malgré le chaos des journées, cela aide tout le monde à grandir et ça solidifie les équipes.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?

Non réceptive au changement, prévisible et blasée.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?

Je nomme ici deux femmes d’exception: Alia Abouzeid, directrice principale stratégie, de Cossette, mon mentor pendant plus de six ans et pour qui j’aurai toujours une admiration en raison de sa vision et de son instinct; et ma sœur, Stéphanie Desrosiers, pour son esprit analytique exceptionnel et son sens de l’écoute.

Quelle est votre devise? 

J’en ai deux qui me viennent vite à l’esprit:
1- N’assume jamais.
2- Il y a toujours une solution, il s’agit juste de la trouver.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui? 

Salvador Dalí. J’aimerais qu’il puisse me raconter sa vision unique du monde, des objets et des couleurs, où nous pouvons y entrevoir des réalités complètement différentes chaque fois qu’on cligne des yeux.

Quel projet vous rend verte de jalousie? 

Une campagne d’affichage contre la maltraitance aux enfants conçue en Espagne en 2013 a été l'une de celles m'ayant le plus choquée et inspirée jusqu’à présent! L’angle de vue des panneaux d’affichage utilisait la hauteur des enfants pour faire apparaître un numéro de téléphone à composer s’ils étaient victimes de violence par leurs parents, qui, eux, ne pouvaient percevoir le message selon l’effet d’optique. Simplement brillant!

Quelle est votre plus grande déception?

J’aimerais avoir plus de temps pour m’engager auprès de ma communauté et au sein des causes philanthropiques qui me tiennent vraiment à cœur, comme Amnistie internationale.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?

Je crée des stratégies de placements médias optimales, axées sur des recherches consommateurs sur la cible, pour atteindre les bonnes personnes, au bon moment, avec le bon format et message, au meilleur coût possible.

 

Photo: Stephany Hildebrand, de Zetä Production

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