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Dossier
Saint-Valentin: ces couples créatifs

Marc Guilbault et Guillaume Bergeron: le coup de foudre

En se rencontrant à Cannes en 2007, Marc Guilbault et Guillaume Bergeron ont tout de suite compris qu'ils deviendraient de bons amis. Coup d'oeil sur ce duo créatif de Lg2

Quand et comment vous êtes-vous rencontrés?

Marc: Nous nous sommes rencontrés à Cannes il y a environ 10 ans. Là-bas, la chimie s’est installée très vite. Nous avions convenu que tous les jours, nous devions faire le party tant que les lampadaires étaient allumés.

Nous nous entendions tellement bien que nous avions conclu un pacte de rester éveillés jusqu’à 6h du matin tous les jours. 

Guillaume: Je crois que c’était à Cannes en 2007. Je ne sais pas si l'on peut parler d’un coup de foudre, mais on peut certainement parler d’un «fit» naturel. Nous nous entendions tellement bien que nous avions conclu un pacte de rester éveillés jusqu’à 6h du matin tous les jours (si mon partenaire de cette époque, Jonathan Lavoie, lit le tout, je tiens à dire que ce n’était pas de l’adultère, parce que je n’ai jamais «brainstormé» avec Marc durant cette semaine).

À quel moment avez-vous compris que vous constituiez un couple. Quand est-ce devenu officiel pour vous, votre entourage et le milieu?

Marc: Amis depuis 10 ans, nous formons un couple publicitaire depuis seulement deux ans. J’ai constaté que nous étions un couple quand le nombre d’heures passées avec lui dépassait celui avec ma blonde.

Guillaume: Nous avons compris que nous étions un nouveau couple quand notre directeur de création a joué au cupidon et nous a «matchés». Et comme les gens en pub sont assez friands de potins, ça s’est su assez vite dans le milieu. Les quelques retardataires pas au courant ont vite compris quand ils nous ont surpris dans le même bureau. 

Est-ce qu’une routine s’installe dans un couple professionnel comme dans un couple romantique?

Au début, je le trouvais baveux. aujourd’hui, je le trouve encore baveux.

Marc: Je connaissais Guillaume depuis trop longtemps pour vivre une lune de miel et le trouver charmant. Au début, je le trouvais baveux. Aujourd’hui, je le trouve encore baveux.

Guillaume: C’est sûr qu’une routine s’installe. C’est normal. Il faut simplement s’assurer de la casser quand elle devient néfaste pour le processus créatif (tabouère, j’ai l’impression que c’est un coach de vie qui parle). Puis, comme nous nous connaissions depuis longtemps, je ne pense pas que nous ayons eu une phase lune de miel. Mais nous, nous n'avons pas besoin de ça pour savoir qu'on s'aime. Finalement, non: il n’y a pas grand-chose qui me gosse chez Marc. À part peut-être quand il croque de la glace.

Savez-vous comment votre partenaire prend son café?

Marc: Cappucino. Tous les midis, depuis deux ans, nous nous payons des cappuccinos.

Guillaume: Marc est pas mal flexible là-dessus. S’il y a du café filtre, il va en prendre. Si c’est du cappucino, ce sera du cappuccino. Disons qu’il est moins princesse que moi à propos du bon café.

Quels sont les avantages à former un couple professionnel?

Marc: Tout va plus vite. Comme nous nous connaissons beaucoup, il y a moins de gants blancs quand vient le temps de juger les idées.

Nous nous complétons à merveille. Nous n'avons plus besoin de nous parler pour savoir ce que l’autre veut dire ou ce qu’il pense.

Guillaume: Nous nous complétons à merveille. Nous n'avons plus besoin de nous parler pour savoir ce que l’autre veut dire ou ce qu’il pense. On peut diviser le travail selon les forces de chacun. Et nous sommes un bon public pour rire des blagues de mon'oncle de chacun. Si je dis: «Hey Marc, savais-tu que le sport qui est comme une drogue pour les nains, c’est le Mini-Putt!», il va rire. 

À quoi ressemblent vos chicanes de couple?

Marc: Pour vrai, il n'y en a pas vraiment. Rien de croustillant. Il faut croire que nous gardons ça en dedans.  

Guillaume: Je ne sais pas ce qu'il va dire, mais personnellement, je n’ai pas l’impression que nous avons eu des chicanes jusqu'à maintenant. Peut-être que ça viendra. Par exemple, quand il va croquer de la glace.

Vous arrive-t-il d’être jaloux?

Je suis jaloux de ses idées. C’est une machine. Ne lui RÉPÉTEZ pas que j’ai dit ça.

Marc: Oui, de ses idées. C’est une machine. Ne lui répétez pas que j’ai dit ça.

Guillaume: Nah. C’est plus de l’admiration que de la jalousie. J’admire son entregent et sa facilité d’être de bonne humeur et gentil avec tout le monde. Il est comme un émoticône humain (celui qui fait un clin d’œil) ou un Calinours. Donc, on ne peut pas être jaloux d’un Calinours. On veut juste être son ami ou, mieux encore, son partenaire.  

Si votre relation était un film, quel serait son titre et comment finirait-il?

Marc: Bon cop, bad cop. Devinez qui est qui! Ça finit sur deux vieilles polices dans la voiture de patrouille qui jasent des meilleurs beignes au monde. Faut savoir que Guillaume adore la bouffe et doit tester tout restaurant qui se dit «meilleur au monde». Que ça soit la meilleure pizza au monde ou les meilleurs beignes au monde, il est toujours prêt à tester.

Guillaume: Le titre serait: Coco et coquin. Lui serait Coco. À la fin du film, il me dirait: «Pour vrai, tu m’as appelé Coco dans un article d'Infopresse?!?» 

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