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Dossier
Saint-Valentin: ces couples créatifs

Alexandre Gravel Soublière et Catherine Plouffe: prendre son temps

Alexandre est parti rejoindre Catherine à Vancouver, qui avait joint l'équipe de Lululemon. Si c'est signe d'une équipe soudée, leur histoire a toutefois pris du temps à évoluer. Coup d'oeil sur ce duo de Lululemon.

Quand et comment vous êtes-vous rencontrés?

La relation a ASSURÉMENT pris du temps à se développer. Il était gêné, le petit. 

Catherine: J’ai rencontré Alexandre pour la première fois quand je discutais pour un poste de directrice artistique avec Sasha Ouimet. Il fallait bien se rencontrer. Donc, Alexandre est venu nous rejoindre au café Bily Kun sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal. Honnêtement, c’était une première rencontre remplie de malaise. La soirée s’est terminée par: On se serre la main ou l'on se donne deux becs? La relation a assurément pris du temps à se développer. Il était gêné, le petit. 

Alexandre: Sasha Ouimet nous avait organisé une blind date au Bily Kun dans le but de voir comment nous nous entendrions. Je n’ai aucun souvenir de ce dont nous avons parlé. Mais quand il a fallu partir, sur le trottoir, nous avons chacun fait un mouvement mal assumé de mi-câlin, mi-becs sur les joues qui a causé un malaise. Nous avons dit: «Je suis comme bizarre avec les étrangers au début», «ouais, moi aussi».   

À quel moment avez-vous compris que vous constituiez un couple. Quand est-ce devenu officiel pour vous, votre entourage et le milieu?

Nos projets à l’extérieur du travail nous inspirent mutuellement.

Catherine: Nous travaillions pour plusieurs projets communs et publions des photos sur Instagram. Nous passions des soirées à faire des sessions de «brainstorms» et à s’attaquer avec des pistolets en plastique. Nous avons un sens de l’humour et des références culturelles semblable. Mais aussi, nos projets à l’extérieur du travail nous inspirent mutuellement.

Alexandre: Quand j’ai publié une photo sur Instagram où nous faisions une session de «brainstorm», assis sur le plancher sous notre bureau. Les gens ont commencé à poser des questions. 

Est-ce qu’une routine s’installe dans un couple professionnel comme dans un couple romantique?

Catherine: C’est par phases. Parfois, ce sont sessions de «brainstorm» au Café Parvis, des déjeuners McDo (la patate est vraiment importante), les Happy Hour au Sparrow avec une bonne bière ou se mettre «in the zone» avec du Snoop Dog et Wiz Khalifa. Je suis devenu DJ à ce moment-là avec mes remixes de Lana Del Rey.

Après un mois, j’avais remis mes écouteurs.

Alexandre: Au début, je me disais que ça serait une bonne chose: ça allait me forcer à écouter autre chose que la liste de musique «Mellow Jazz» sur Songza (RIP) et d’entrer dans le monde de Kendrick et de Drake, et des millions de remixes de Lana Del Rey. Après un mois, j’avais remis mes écouteurs.

Savez-vous comment votre partenaire prend son café? 

Catherine: C’est obligatoire de savoir ça: un latte du Starbucks pour monsieur.

Alexandre: Elle le prend avec un œuf McMuffin avec saucisse. 

Quels sont les avantages à former un couple professionnel? 

Catherine: Nous nous disons les vraies choses: nos histoires d’amour, les bonnes et mauvaises idées qui nous passent par la tête comme se partir un blogue de chasse et pêche. Et par moment, je joue le rôle d’une mère.

Alexandre: Nous pouvons avoir plein d’idées pas toujours liées avec le travail. Par exemple, lancer une entreprise de Beef Jerky et, sur le coup, penser que sommes des génies.

À quoi ressemblent vos chicanes de couple?

Catherine: Nous aimons nous faire pleurer. Des moments «émo» de l’époque de Myspace.

Alexandre: Nous nous boudons un moment et agissons comme si c’était pire que la tragédie de Macbeth. Et finalement, nous ne sommes plus être trop certains de la façon dont la chicane a commencé.

Vous arrive-t-il d’être jaloux?

Catherine: Jamais. Ce n’est pas beau la jalousie.

Alexandre: Chaque fois qu’elle prend une nouvelle job dans une nouvelle ville, oui. 

Si votre relation était un film, quel serait son titre et comment finirait-il?

Catherine: Ce serait une série en fait: Alexandre serait Carrie Mathison et moi Saul Berenson de Homeland.

Alexandre: Est-ce que mon rôle pourrait être joué par Mel Gibson? Plus sérieusement, ça serait une série: The X-Files. À la fin, Catherine accoucherait d’un bébé extraterrestre. Et moi, j’irais jouer la caricature de moi-même dans Californication: un écrivain que les gens disent talentueux, mais qui s’en fout parce qu’il fait juste passer son temps à être nostalgique de ses ex.  

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